Gianrico CAROFIGLIO : Le passé est une terre étrangère (Rivages Noir)

Giorgio est étudiant en droit. Avant de commencer sa dernière année d’études, il rencontre Francesco. Celui-ci lui propose de participer à une partie de poker, et Giorgio gagne de l’argent, beaucoup d’argent. Alors, Francesco lui annonce qu’il a triché, qu’il est capable de gagner quand il veut, et il lui demande de participer à son aventure. Francesco est quelqu’un qui est facile d’accès, il trouve toujours des cercles de jeu entre particuliers et ils deviennent vite inséparables (« amis » dit Francesco ). En fait, Francesco va vite l’entraîner non pas sur la ligne blanche mais au-delà de cette ligne, et la descente aux enfers va commencer.

Le rythme est lent dans ce livre, car l’auteur montre comment un jeune homme intelligent va petit à petit subir l’influence d’un homme (pourtant de son age) jusqu’à en devenir un véritable esclave. Sa volonté est effacée, ses désirs deviennent ceux de Francesco, et jamais, il ne ressent le besoin de se rebeller, même quand on atteint des actes de délinquance graves. Le roman est écrit à la première personne, et l’auteur a l’intelligence, via des chapitres très courts de ne pas nous laisser le temps de réfléchir, un peu comme le héros de son roman.

Maintenant, le style est basique. Pas de grandes phrases, pas de lyrisme. Parfois, en lisant ce livre, je me suis demandé si cela venait de l’auteur (et donc si c’était voulu) ou si cela venait de la traductrice. Mais on ne peut s’empêcher, malgré l’histoire assez prenante, de rester sur sa faim tant le style et les mots sont sommaires.

J’avais lu ses deux précédents romans publiés chez Rivages. Ils concernaient les aventures de Guido Guerrieri, avocat à Bari. Il y avait dans ces livres un vrai style enlevé et positif, un humour parfois corrosif et donc un vrai plaisir de suivre les dénouements de ses procès.  Témoin involontaire (Rivages Noir) parlait du racisme et permettait d’introduire le personnage de cet avocat qui ne perd jamais son sourire malgré tout ce qui lui arrive.

Les yeux fermés (Rivages Thriller) parlait de la maltraitance des femmes et est un roman vraiment impressionnant. Je vous le conseille très fortement car il atteint des sommets et même dépasse les meilleures pages de John Grisham.

Pour Le passé est une Terre Etrangère, je retiendrai le titre qui est absolument génial, mais peu l’histoire, car dans le genre initiation d’un innocent aux dessous du crime, j’ai déjà lu mieux. Donc bien mais sans plus.

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2 réflexions sur “ Gianrico CAROFIGLIO : Le passé est une terre étrangère (Rivages Noir) ”

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