DE CENDRE ET D’OS de John HARVEY (Rivages)

Encore un de ces livres qui traînent sur mes étagères (depuis trois ans !!!) et que je me promettais de lire un de ces jours. C’est fait pour ces vacances d’été

Maddy Birch est une policière qui lors d’une descente de police pour appréhender un dangereux criminel, Grant, assiste à l’assassinat d’un de ses partenaires, avant que Grant ne se fasse descendre par l’inspecteur Mallory. La violence de cette scène laisse des traces et Maddy se sent épiée, mal à l’aise ; elle a l’impression que quelqu’un entre chez elle, sans pour autant n’avoir rien pris. Un matin, son cadavre est découvert près d’une voie ferrée.

Franck Elder sort de sa retraite dans les Cornouailles car il a connu Maddy dix sept ans auparavant. Et il est d’autant plus motivé que cela le rapproche de sa fille qui ne se remet pas de son viol (voir l’épisode précédent De chair et de sang), et qu’elle semble se droguer et / ou faire du trafic de drogue. Franck Elder fait alors équipe avec Karen Shields, dont il découvre les cicatrices liées à son passé.

Le deuxième épisode des aventures de Franck Elder fait moins la part belle à l’analyse de notre société qu’à un scénario ciselé aux petits oignons. Autant le premier épisode montrait un inspecteur retraité, touché dans sa chair, à la recherche de sa fille bien aimée, et victime à la fin de son succès (à cause de la presse), autant on sent Franck Elder avoir besoin de revenir à l’action, avoir un « planning » pour tout faire en parallèle. Certes les personnages sont toujours aussi bien dessinés (Franck donnant priorité à sa famille, Karen déchirée par son passé, les autres flics si bien approchés, le beau père de Katherine si bien décrit …), l’atout principal de ce Harvey est et reste son scénario.

Pour les habitués de John Harvey (dont je suis), on peut estimer qu’on y perd en profondeur psychologique, et en personnages secondaires. Pour les autres, jetez vous sur ce cycle Elder, dont celui là est le troisième, pour son histoire fantastique et qui ferait d’ailleurs un excellent film. Le rythme est haletant, les chapitres ultracourts et l’écriture pare au plus pressé, sans fioritures. Ici, pas le temps de pinailler, cela va vite, pas de descriptions à n’en plus finir, avec des dialogues, comme toujours avec John Harvey, brillants.

Un très bon roman policier, donc, dans lequel on aura le plaisir de rencontrer Charlie Resnick, autre personnage créé par John Harvey, comme une sorte de clin d’œil, mais qui permet aussi de donner une vraie profondeur , une vraie cohérence à son œuvre. A lire sans hésiter. A dévorer sans modération. A bientôt pour la chronique du troisième chapitre.

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9 réflexions sur « DE CENDRE ET D’OS de John HARVEY (Rivages) »

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