Sacrifice de Sharon Bolton (Pocket)

Tora Hamilton est une chirurgienne obstétricienne qui déménage dans une ile des shetlands, ile dont est originaire son mari. Ils ont une vieille ferme avec des chevaux. Alors qu’elle est en train de creuser la tourbe pour enterrer un de ses chevaux, elle découvre le cadavre d’une femme, qui a enfanté et été torturée avant de mourir. Tora se retrouve impliquée dans cette enquête et elle va découvrir rapidement que tout le monde a quelque chose à cacher, et que même ses proches semblent impliqués.

Comme je le disais, j’ai commencé ce livre en étant plutôt mitigé. Cela démarre assez vite, sans temps morts, mais je n’arrivais pas à être intéressé par ce qui se passait. Et puis, l’intrigue du roman se déplace : d’une simple enquête policière, on passe à une véritable paranoïa du personnage principal. La narration à la première personne y fait beaucoup. Et je dois dire que je me suis laissé prendre. Tous les personnages, observés sous un nouvel angle, semblent avoir un comportement suspect, des policiers aux collègues, de son chef à son propre mari. Je n’étais pas emballé par le rythme, mais par l’angoisse de Tora qui, devant ses découvertes, n’arrive pas à y croire, échafaude des hypothèses toutes plus horribles les unes que les autres.

Sharon Bolton est passionnée de cultures anciennes (c’est écrit sur la quatrième de couverture) et elle nous apprend quelques notions sur les runes. Mais ce sont les passages les moins réussis tant j’avais l’impression que le sujet du livre est tout autre : Connait-on vraiment les gens ou même nos proches ? Alors, certes, il y a des longueurs, les dialogues sont bons, sans plus. Mais les descriptions des paysages sont saisissantes et les personnages bien croqués. Pour un premier roman, on peut dire que dans l’ensemble c’est réussi. Ne vous attendez pas à un chef d’œuvre, Sacrifice est un bon roman qui se suit aisément, avec un sujet grave qui, comme on dit, pourrait être vrai.

Enfin, ce qui m’a épaté, c’est de lire la préface, où l’auteur nous dit qu’elle a inventé la plupart des villages et des paysages qu’elle décrit. Son sens du détail fait que j’y ai cru, je me suis senti imprégné de ces paysages, j’ai eu l’impression de côtoyer des personnages issu de ces iles nordiques. Pour ma part, je resterai aux aguets des prochains romans de Sharon Bolton, et si le sujet me plait, il n’est pas impossible que je le lise.

Un petit coup de gueule pour terminer : le livre a un nombre inacceptable de fautes d’orthographe, de mots oubliés, voire de fautes de frappe. Je trouve cela scandaleux que l’éditeur ait aussi peu de respect pour le lecteur et pour l’auteur. A 20,90 euros le livre, l’éditeur pourrait faire le strict minimum.

6 réflexions sur « Sacrifice de Sharon Bolton (Pocket) »

      1. Creuser la tombe de mon cheval, jamais je n’aurais su… savoir qu’il est parti pour finir en colle me fait encore plus mal. Mais si on sait magouiller pour enterrer ses chiens chez soi (ce qui est interdit), il serait plus difficile pour un cheval.

        J’aime les chevaux. 😉

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