Des étrangers dans la maison de John Harvey (Rivages Noir)

Je continue mon cycle Charlie Resnick. J‘avais besoin d’un roman policier. Alors, autant prendre un John Harvey, une valeur sure. Comme, en plus, je me suis fixé comme objectif de lire tout le cycle resnick, voilà donc le deuxième.

Harold et Maria Roy se font cambrioler. Lui est metteur en scène pour la télévision britannique, elle ne travaille pas. Lors de leur témoignage respectif, ils sont obligés de mentir. Harold ne peut pas dire qu’il y avait dans son coffre 1 kilogramme de cocaïne, et Maria est tombée amoureuse d’un des voleurs. Charlie Resnick s’aperçoit bien vite que les témoignages ne sont pas cohérents et va mettre en place une stratégie pour arriver à ses fins et arrêter les coupables.

On retrouve avec plaisir le personnage de Resnick, avec son air de gros nounours, son amour du jazz et sa démarche structurée. Personnellement, il se retrouve ennuyé car il cherche à vendre sa maison. Mais il est toujours aussi sympathique et attirant pour les femmes.

Contrairement au premier tome de ses aventures, Cœurs Solitaires, où il y avait une analyse de la solitude des gens dans notre société, et où donc il y avait peu de dialogues, John Harvey nous montre ici tout son art dans la maîtrise des dialogues : ils sont étincelants, logiques, sonnent juste. Mais ceux qui connaissent Harvey ne seront pas étonnés

J’ai particulièrement apprécié l’intrigue : Resnick est un chat qui joue avec ses souris, c’est une araignée qui tisse sa toile, patiemment, et qui pousse doucement ses proies dans son filet. Alors, certes, le rythme global de l’intrigue est lent, mais le résultat est jouissif.

De même, par rapport, au précédent, je trouve l’analyse sociologique moins intéressante. Alors, certes, on sent bien la critique du petit monde de la petite lucarne, leur appât pour un petit gain, le voyage au royaume des artistes qui n’ont pas assez de talent pour se faire remarquer par le grand public, mais j’ai trouvé cela peu intéressant comparé à la qualité du déroulement de l’intrigue.

Au final, voilà un bon roman, plaisant à lire, écrit par une valeur sûre du polar, mais qui, à mon avis, n’est pas son meilleur.

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2 réflexions sur « Des étrangers dans la maison de John Harvey (Rivages Noir) »

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