Mexicali city blues de Gabriel Trujillo Munoz (Les allusifs)

Morgado épisode 3. Après avoir lu le premier, Tijuana city blues, qui était très bon, puis Loverboy très bien mais trop court, je continue avec Mexicali city blues.

Morgado, notre avocat est contacté par une amie d’enfance Cecilia Montaño, dont le mari Jesús Bull Aguirre a disparu depuis plus d’un mois. Celui-ci est pilote d’hélicoptère et a eu un accident d’hélicoptère. Il avait été engagé par un groupuscule écologique, le Parti Naturaliste Mexicain pour recenser les derniers exemplaires d’un cactus en voie de disparition. Rapidement, Morgado s’aperçoit que le Parti Naturaliste Mexicain n’existe pas, que toute cette affaire cache un trafic de drogue, et que la police est impliquée.  Mais que s’est-il passé, qui a trompé qui, qui est mort, et comment ? Morgado a vite l’impression qu’il s’agit d’une mise en scène, mais l’identité des manipulateurs ne cesse d’être remise en cause.

On retrouve avec plaisir notre avocat favori, genre d’enquêteur fouineur un peu bourru, mais qui plait beaucoup aux femmes. Après un premier épisode franchement emballant, un deuxième qui souffrait du format très court de ses aventures, voici une histoire fort bien écrite, qui tire pleinement partie du format court du roman.

C’est très bien écrit, bien maitrisé dans la forme et le fond. Et cela procure au lecteur un grand plaisir de lecture pour suivre l’histoire. C’est probablement l’épisode le mieux maitrisé de la série, ou en tous cas des trois que j’ai lus.

Et puis, Munoz continue à appuyer là où ça fait mal. A travers ses aventures, il dénonce les travers (excusez moi de ce jeu de mot) de la société mexicaine. Ici , c’est l’implication de la police dans le trafic de drogue, et cela va au-delà de l’inaction vue dans les précédents épisodes. Avec comme d’habitude, l’implication des Etats-Unis, désignés comme l’une des causes de la descente aux enfers du Mexique.

Avec une couverture toujours aussi belle, une qualité de papier inégalée, un petit format qui tient dans une poche pour un prix toujours discutable (12,5 euros, c’est un peu cher), cette aventure là est passionnante à lire. Pour sûr, je lirai la prochaine.

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2 réflexions sur “ Mexicali city blues de Gabriel Trujillo Munoz (Les allusifs) ”

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