Artères souterraines de Warren Ellis (Au diable Vauvert)

Voici un livre qui m’a été conseillé par ma librairie préférée, la librairie 4 pages plus tard, à Montgeron. Comme je suis une bille en bande dessinées et comics (à part Alan Moore et Frank Miller), je vais vous parler de ce livre sans a priori aucun. Voici donc Artères souterraines de Warren Ellis.

Michael McGill est un détective privé new-yorkais qui attire la poisse, un aimant à merde comme on l’appelle. Un matin, sa rue est surveillée par des Men in black, puis une voiture débarque. Un petit homme héroïnomane en sort et se dirige vers son bureau. Il se présente comme étant le chef de cabinet le Maison Blanche.

Il lui propose de retrouver l’original de la deuxième constitution des Etats-Unis, écrite par des extra-terrestres. Celle-ci a été dérobée 50 ans plus tôt, et change de main en l’échange de services divers. Cette constitution comporte vingt trois amendements qui permettraient d’éviter la déchéance du pays, voire du monde. Et quand on ouvre le livre, une fréquence de 18 hertz donne un effet attractif à celui qui le lit. Pour cela, on lui offre un demi million de dollars, ce qui tombe bien pour un homme qui a sur son compte en banque la modique somme de trois dollars.

En sortant de chez lui, il tombe sur une mendiante qui écoute les voitures. Elle est capable de lire l’avenir et lui promet de nombreux voyages ainsi que la compagnie d’une femme. Il décide donc de suivre une piste vieille de trois ans, en débarquant dans un vieux cinéma où se réfugient les adorateurs de lézards géants. Leur hobby est de se projeter des films de Godzilla tout en se masturbant dans la salle.

Là il rencontre Trix, une jeune étudiante qui écrit une thèse sur les déviances de nos contemporains. Ils décident de faire équipe et vont rencontrer des gens aussi bizarres que des drogués, des gens qui s’injectent de l’eau saline dans les testicules, des fous de toutes sortes, des frappés paranoïaques …

Ne connaissant pas l’auteur, j’ai été un peu surpris. Car on croit nager en plein rêve, ou en plein cauchemar pendant tout le livre. Warren Ellis noue une intrigue basée sur le monde derrière le décor. Dès le premier chapitre, le personnage que l’on croyait un peu à coté de la plaque (Mike McGill) s’avère la seule personne saine d’esprit. Et on a droit à une sacrée bande de cinglés tout au long du bouquin. Et plus le livre avance, plus ils sont cinglés.

Si les dialogues sont bien faits, l’intrigue souffre du fait que Warren Ellis fait plus un collage de scènes et de rencontres avec des personnages qu’une histoire « normale », avec des transitions évitables. Ça ressemble à un pactchwork de scènes et on a l’impression de lire un scenario de film ou … de bande dessinée. Ceci dit, c’est un petit reproche, car je dois avouer que cela se lit très bien, avec un style plus parlé que littéraire.

Mais la grande qualité de ce livre, c’est l’humour. Ce roman aurait pu plonger dans le ridicule, à force d’aligner les pervers, les scènes trash, les propos irrévérencieux. Sans ces moments de franche rigolade, je me serais ennuyé. J’ai ri aux éclats souvent, ce qui m’a aidé à ne pas prendre ce livre au sérieux. Et même dans les dialogues entre Mike et Trix où ils parlent de morale, on sent que le but n’est pas de faire réfléchir mais de divertir.

Donc vous voilà prévenu : si vous n’avez pas peur des sodomisateurs d’autruches, ni de scènes sales, ni de propos grossiers et décalés, et si vous voulez passer un bon moment de rigolade, alors ce livre est pour vous. Sinon, passez votre chemin.

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