Bloody Valeria de Stéphane Gravier (Mon petit éditeur)

L’avantage des partenariats avec les éditeurs, c’est que l’on découvre de nouveaux auteurs, de nouveaux horizons, et une écriture personnelle parfois. C’est surtout l’occasion de lire des auteurs que je n’aurais pas découvert tout seul. Merci donc à Blog-0-Book et Mon petit éditeur pour cette découverte.

Victor se réveille ce matin là avec une pêche d’enfer. Sur son Fenwick, il est bien décidé à faire du grand rangement dans le hangar 23. Sur le chemin, il se fait doubler par une dizaine de cars de CRS. Arrivé sur place, Marcel, son ami de toujours, qui l’a aidé à sortir de l’ornière, lui apprend que l’usine a été déménagée en intégralité pendant le week-end. Au bout d’une bataille rangée qui dure peu, les CRS déménagent les ouvriers pour laisser passer les derniers convois de machines.

Nathan est docteur en médecine générale. Un homme bâti comme une armoire à glace nazie l’attend avec une photographie : celle de Nadine sa femme et Laurie sa fille qui ont été kidnappées. Le seul message du gorille est : « Suivez les instructions ». Nathan doit parler à quelqu’un, et surtout pas à la police. Il se résigne à appeler son frère Victor, qu’il n’a pas vu depuis deux ans. Nathan travaillait alors aux urgences et n’a pas été capable de sauver Marie, le future femme de Victor, qui venait de se faire renverser par un camion.

Arrivé à l’hôpital, le gorille l’attend. Après le rappel des menaces d’usage, il lui laisse une enveloppe contenant une partie des instructions. Il doit récupérer une poche de groupe O+ au dépôt de l’hôpital, et rejoindre un homme qui lui donnera une seringue. Nathan devra injecter le contenu de la seringue dans la poche vers 20 heures, détruire la seringue et conserver la poche.

Et Victor va essayer d’aider son ami et son frère avec sa nonchalance et son insouciance en participant à une aventure de représailles contre le PDG et en suivant le gorille qui menace la vie de la famille de son frère. En parallèle des péripéties de Victor, il y a Valeria, belle, belle, belle à en mourir … logotwitter

Voici donc le début de ce thriller petit par la taille (233 pages) mais grand par le talent. Comme quoi, il n’est pas utile d’écrire des pavés pour intéresser et passionner le lecteur. D’une écriture agréable, alternant la première personne quand c’est à Victor de raconter, et la troisième personne quand ce sont les autres, Stéphane Gravier nous plonge dans une sombre histoire de chantage politique, avec un rythme dilettante au début pour finir par un sprint effréné.

J’ai particulièrement apprécié les chapitres où Victor nous raconte sa vie, sa philosophie du « Rien à foutre », alors que ses actes contredisent ses pensées. Inconscient du danger, nonchalant, plein d’humour, toujours prêt à rendre service aux gens qui ont de la valeur à ses yeux, il nous est immédiatement sympathique, et on est pressé de retrouver le chapitre suivant pour suivre ses pérégrinations. En cela, Stéphane Gravier sait construire des personnages à la psychologie simple certes mais attachante.

Et puis, il a la bande son, fournie d’ailleurs en introduction du livre par un lien Internet vers Deezer. Il s’agit essentiellement de rock, de AC/DC à Franz Ferdinand, c’est-à-dire très proche de ce que j’écoute. D’ailleurs, il faut que j’écoute Tuxedommon que je ne connais pas. Cela permet de rythmer la lecture grace à ces évocations qui réveillent tant de bons souvenirs.

Ce roman sera donc pour moi une bonne découverte pour un roman très distrayant, avec un personnage attachant et un style fait de comparaisons et digressions humoristiques et décalées. Un bon moment de lecture drôle et attachante.

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