Parce que c’est écrit … de Véronique VanHaren (Licorne Editions)

Les éditions de la Licorne m’ont donné l’occasion de découvrir un nouvel auteur, dont c’est le premier roman, avec un sujet bien aguichant. C’est aussi l’occasion de découvrir un nouvel auteur.

Flora est peintre, et vit sur les bords du lac Léman, avec son mari Daniel, avec lequel elle vit un amour fusionnel. Sa vie personnelle est heureuse, sa vie professionnelle tranquille, puisque sa dernière exposition à Genève s’est bien passée. Elle se prépare pour le grand saut, une exposition à New York, où sa carrière devrait décoller, grâce à l’appui de Thibault, directeur de la galerie. Avant de partir, elle tire son avenir dans le tarot et aperçoit un avenir sombre, voire même dramatique non pour elle mais pour son entourage.

Thibault est un homme à femmes. Sans même le vouloir, il exerce sur elles un attrait et une envie sexuelle alors que lui ne désire pas forcément de rapports. Il est amoureux de Charlotte, l’assistante d’un de ses meilleurs clients. Pour le moment, ses occupations sont essentiellement l’exposition de New York, pour laquelle il met toutes les chances et audaces esthétiques de son coté, afin que cela soit un succès pour lui et Flora.

Effectivement, cette exposition des toiles de Flora est un succès sans précédent, et ils sont même obligés de rajouter des jours d’ouverture, pour combler les demandes. Mais, des événements bizarres ont lieu : tout d’abord, un homme mystérieux semble épier les moindres faits et gestes de Flora, Flora reçoit une lettre étrange, une des vendeuses se fait tabasser, un policier se fait même tuer. Et puis 5 acheteurs mystérieux veulent se porter acquéreur d’une toile de Flora : Le regard. L’escalade vers la violence ne fait que commencer pour Flora et Thibault.

Reconnaissons à Véronique VanHaren une grande qualité : celle de prendre une situation simple et de créer une atmosphère intrigante et mystérieuse qui tient en haleine. Son style est fluide, rapide à lire, agréable et on a envie de comprendre de quoi il retourne de tous ces événements aux multiples meurtres.

Le roman est surtout basé sur les dialogues, qui sont fort bien faits et réalistes. Il n’y a pas de descriptions des lieux longues de plusieurs pages, ni de descriptions des actes qui n’en finissent pas. Si l’on ajoute à cela que les chapitres sont courts, ce roman se lit donc très vite, avec une intrigue menée avec rapidité et logique. Avec une ambiance de mystère, quelques soupçons de fantastique, c’est une enquête somme toute classique à laquelle on a affaire.

Mais tout cela m’a laissé un peu sur ma faim. Comme c’est un premier roman, je ne peux que regretter cette omnipotence des dialogues, qui au global, laissent de coté à la fois les lieux (j’aurais aimé une description de New York vue par une peintre) et la psychologie des personnages réduite au minimum.

En ce qui concerne les scènes « chocs », j’avoue ne pas avoir été impressionné, car j’ai eu l’impression d’une certaine retenue par le choix de descriptions succinctes. Forcément, en tant que fan de Chainas, je suis un peu blindé dans le domaine. Je n’irai pas jusqu’à dire qu’on peut le lire à tout age, mais ce roman ne m’a pas paru choquant. C’est donc un premier roman prometteur en terme d’intrigue et de dialogues, d’un auteur dont je suivrai la prochaine production.

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