Tank de Orin (Editions Kirographaires)

Orin est un jeune auteur français qui m’a contacté pour donner mon avis sur son roman, qui est son deuxième après Aux quatre coins du cercle. Ce roman possède une vraie personnalité que je vais vous décrire.

« Le rédacteur en chef de Liberté Française m’a fait savoir qu’il porte plainte. En guise de réponse, je lui ai envoyé une boîte dans laquelle j’ai chié. » C’est ainsi que commence ce roman … surprenant.

Ce roman est écrit par un narrateur dont on ne connaîtra pas le nom. Celui-ci est un anarchiste coléreux et lâche, ce qui en fait un sacré mélange. Alors qu’il s’essaie à plusieurs métiers, il est en opposition avec toutes les règles. C’est alors qu’il pissait sur un mur dans la rue qu’il rencontre le rédacteur de chef du magazine Tank. Celui-ci lui propose un poste de journaliste.

Tank, un journal à la ligne éditoriale révolutionnaire voire anarchiste, se veut en guerre avec les fascistes de tout bord. Le narrateur se retrouve donc mêlé à une enquête sur un groupuscule, qui se termine mal : il est poursuivi par une bande d’allumés et fait par hasard la rencontre d’un Autrichien. Au début, leur relation était moyenne, mais ils doivent bientôt faire front pour retrouver le rédacteur en chef de Tank qui vient d’être enlevé.

Ce roman est, comme je le disais plus haut, surprenant. Nous y suivons les déambulations du narrateur, qui est entraîné de droite et de gauche dans une course poursuite ou une chasse à courre dont il est le gibier. C’est un personnage anarchiste mais pas spécialement violent, préférant fuir que se heurter aux décalés du bulbe qui lui en veulent pour cette mauvaise plaisanterie (le petit cadeau empaqueté). C’est un personnage qui globalement se moque de tout, en réaction contre la société, contre les institutions, contre les gens.

Le roman n’est pas vraiment un polar, ni un thriller, mais plutôt une course poursuite, suite de scènes où le narrateur rencontre des gens, où il est poursuivi par des nazillons belliqueux. Le style adopté est proche du langage parlé, avec des phrases courtes, des dialogues qui claquent, ce qui donne une impression de vitesse, ce qui fait penser à une personne speedée, stressée, comme si elle était constamment sous amphétamines. De plus, il y a beaucoup d‘humour (tout ce qui est féminin s’appelle Géraldine, prénom de sa première amoureuse à l’école, mais aussi la voiture de l’Autrichien ou même un chien) et en particulier des scènes très réussies telles celles du mariage ou celle de l’église, qui sont hilarantes et des moments de poésie (si, si !). Et le dernier chapitre est beau, il m’a touché, car tellement simple et rempli d’émotions.

Si l’ensemble se tient, si cela se lit vite, les qualités de ce roman sont aussi ses défauts. Le parti pris de l’auteur dans ce style direct peut paraitre jusqu’au boutiste, il est en tous cas original, au risque de laisser des lecteurs sur le bas coté. Et puis, le personnage principal n’est pas sympathique (mais est-ce un défaut ?) , et on a du mal à accepter ses justifications contre la police, la religion; c’est plutôt à prendre au deuxième ou troisième degré. Et on a l’impression que le livre ressemble plus à un assemblage de scènes qu’à une intrigue bien déroulée. C’est donc un roman sympathique et je serais curieux de confronter d’autres avis au mien … donc n’hésitez pas à me faire des commentaires.

Vous pouvez acheter le livre sur le site http://lemondedorin.free.fr/

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