Mortelle hôtesse de Bernard Pasobrola (Rail noir)

Voici un nouvel auteur à ajouter à la liste des bonnes découvertes de Black Novel, un bon roman divertissant pour un bon moment de lecture avec de nombreux rebondissements.

Dans un TGV qui relie Paris à Londres, un homme obèse aborde une jeune femme. Ce qui peut paraître pour une vague tentative d’un plan drague éculé s’avère plus mystérieux. Il lui annonce qu’elle s’appelle Nora Katz, travaille pour Healthylived Technology, et lui annonce que son père, qui était à l’hôpital Estivaux, se trouve en fait à Anvers.

Richard Meyer, qui travaille pour une agence sanitaire privée, éconduit le malotru et rejoint Nora. A l’arrivée à Londres, l’homme obèse qui s’appelle Jean Louis Gropparello, est décédé d’une crise cardiaque alors qu’il était équipé d’un pacemaker dernière génération qui aurait du sonner.

Meyer est justement à la recherche de Humbert Katz, le père de Nora, disparu depuis deux ans. Ils se revoient un soir et elle lui explique que son père sort du coma, et qu’il est immuno-résistant à un virus appelé La cécité des diamantaires qui frappe particulièrement Anvers, la capitale des diamants. Les victimes en deviennent rapidement aveugles. Meyer va donc essayer de comprendre qui a tué Gro, tout en poursuivant Nora dans l’espoir de retrouver son père. Il va avoir affaire aux plus grandes multinationales, celles qui combattent les virus mais aussi celles qui fabriquent des détecteurs de virus (sic !), passant par le commerce des diamants.

Pour vous donner envie de lire ce roman, je commencerai par une comparaison : Imaginez qu’un grand auteur (américain ou autre) se mette à situer son thriller en Europe dans le monde de la haute technologie, et qu’il soit écrit avec un style très littéraire. Car, et ce n’est pas une insulte, c’est un roman qui passe d’un pays à l’autre, d’un personnage à l’autre, d’une piste à l’autre pour le plus grand plaisir de lecteurs avides de voyages, d’intrigues et de complots diverses.

Les personnages sont agréables et plaisants à suivre, et en particulier Meyer, habitué à nager en eaux troubles et qui n’a qu’une obsession : remplir sa mission pour le bien de l’humanité. Et l’intrigue est construite comme une chasse au lapin qui est poursuivi par le loup qui est poursuivi par des chasseurs. On voyage de Paris à l’Angleterre en passant par le Portugal ou la Belgique, entre autres.

Et puis la vision que nous montre l’auteur est un peu l’image que l’on peut en avoir aujourd’hui. Tout le monde s’occupe de tout, tout le monde a des raisons de se plaindre, et les grandes entreprises cherchent à s’entretuer (ici, c’est à prendre au premier degré), créant des virus dont ils ont déjà le vaccin pour faire plus d’argent. En plus, on apprend plein de choses sur le monde de la génétique, des diamants, des virologues.

Bref, ce roman est une bonne surprise, surtout que je ne m’attendais pas à cela. Je pensais à un roman d’enquête classique avec son lot de poursuite, et j’y trouve un roman complexe et intelligent, par moments un peu long à lire, mais toujours intéressant à suivre avec son lot de fous du pouvoir, de fous d’argent et de loufoques en tous genres.

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