Meth in France de Marc Wilhem (Juste pour lire)

Les éditions Juste pour lire veulent remettre au gout du jour la littérature populaire, pour le plaisir de la lecture, ce qui est louable en soi. Voici l’un des titres sorti pour cet été, Meth in France de Marc Wilhem.

Prison d’Apanteos, San Salvador. Oscar de La Cruz, dit Truchita pour sa petite taille est en train de vivre ses dernières journées en prison. Il fait partie des chefs d’une bande de trafiquants de drogue nommée MS13. Alors qu’il est dans la cour, un jeune de la bande insulte sa mère. Il organise une rixe entre bandes et en profite pour poignarder celui qui s’est permis de salir le nom de sa mère. Le mardi suivant, Guerrilla lui demande de partir en France monter un trafic de méthamphétamine, afin de développer les activités du gang.

Tokyo, Japon. Reijiro Kumagaya est un chef de bande de la mafia japonaise. Bien que les parrains n’aient rien à lui reprocher, son attitude n’est pas assez respectueuse envers les anciens et les règles des Yakuzas. Ichikawa, son mentor et ami, lui propose de monter un commerce de méthamphétamine en France. On lui octroie l’aide d’une dizaine d’hommes et l’appui de M.Makimure qui a la possibilité de faire du chantage sur des industriels de renom.

Porte Montmartre, Paris. Léopold Villiers dit Léo est capitaine à la Brigade de Répression du Banditisme. Il y a 3 groupes, les 10, les 20 et les 30. Léo fait partie des 20. Après une interpellation à succès, Léo est promus à la tête du groupe des 30. Mais il doit se faire des indics pour trouver des affaires, et sa première filature se termine mal. Alors, il va se faire aider par les autres chefs de groupe, puis lors d’une fête dans un bar va tomber sur les Salvadoriens.

Ce roman, assez court car il ne fait que 230 pages, est surtout intéressant pour l’action qu’il développe et par son aspect documentaire. En effet, on va suivre l’activité d’une équipe de la Brigade de Répression du Banditisme dans le détail et s’apercevoir que si une interpellation dure cinq minutes, les filatures pour arriver à un résultat peuvent durer plusieurs jours voire plusieurs semaines. On s’aperçoit aussi que sans indic, les flics ne peuvent rien faire, et que la chance est pour beaucoup dans la résolution de cette affaire.

L’auteur a choisi de nous faire suivre cette histoire à la première personne de singulier, avec quelques passages à l’intérieur des gangs. C’est efficace pour décrire et les actions et les difficultés de leur travail sans compter le manque d’unité de la police en général pour lutter contre le grand banditisme. Mais le sujet n’est pas là : avant tout, c’est une histoire policière que nous suivons.

J’ai trouvé original de décrire une filature au travers de discussions par radio. Parfois c’est un peu long, mais le procédé est efficace et donne une impression de stress tant on est pris par le personnage de Léo. La seule chose qui m’a manqué, c’est la vie de Léo en dehors de son travail. Certes, on sait qu’il est 3 fois divorcé, mais sinon, on ne sait rien d’autre et c’est dommage. Ceci dit, c’est un roman bien agréable, très bien écrit qui m’a fait passé un bon moment.

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