Monstre sacré de Donald Westlake (Rivages)

Un nouveau Westlake, c’est un petit bonheur malgré sa disparition fin 2008, c’est l’assurance de lire un bon polar avec de l’humour noir et de l’ironie au programme. Celui-ci ne fait pas exception à la règle.

Jack Pine est une vieille star du show business. Il se réveille difficilement d’une soirée particulièrement alcoolisée et s’aperçoit qu’il doit respecter ses engagements vis-à-vis de la presse, à savoir répondre à un reporter du magazine People Michael O’Connor. Allongé au bord de sa piscine dans sa propriété de Bel Air, ébloui par le soleil agressif, il va se rappeler sa vie, par des flash-backs successifs.

De sa jeunesse, où il a perdu sa virginité dans les bras d’une vieille gloire du théâtre, occasionnant même sa mort lors d’une partie de jambes en l’air à l’arrière d’une voiture, jusqu’au point culminant de sa carrière avec la remise d’un oscar, puis sa chute, la vie de Jack Pine est indissociable de son ami d’enfance Buddy Pal.

Ce roman fait partie de ce que j’appellerais les romans orphelins. Point de Dortmunder, ni de Parker dans ce roman, mais un personnage de star du cinéma que l’on va adorer détester. Si le début peut surprendre par le sérieux de l’intrigue, le naturel de Donald Westlake revient bien vite au galop. Et je dois dire que l’on a encore droit à de formidables scènes comiques, comme seul Donald Westlake savait les inventer.

Il faut dire qu’il nous a créé un sacré personnage de salaud, prêt à tout pour réussir, dans un monde qui le vaut bien. La critique est acerbe, le ton est plus qu’ironique, franchement cynique. L’intrigue flirte avec la ligne blanche, on se demande comment il va s’en sortir, et c’est à ce moment là que le génie de l’auteur entre en jeu pour nous offrir de superbes pirouettes.

Je ne classerai pas ce roman parmi ses meilleurs, et ce n’est pas non plus par celui-ci qu’il faut découvrir cet auteur. Par contre, les fans vont prendre leur pied, et les autres y trouveront de quoi se divertir. Car, au final, on passe quand même un très bon moment de lecture. Et puis, la fin qui est excellente nous rappelle tout de même que c’est un polar, et que Westlake était un formidable auteur.

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