L’évangile de Francy de Amanda Lind (First éditions)

Il arrive que je choisisse les romans que je lis grâce à leur quatrième de couverture. Celui-ci m’a été envoyé par les éditions First et le résumé m’a amusé, puis c’est la curiosité qui l’a emporté. Ce roman s’avère une bonne introduction à une série dans tous les sens du terme.

Ça commence fort, ça commence très fort. Francy, jeune femme de trente cinq ans à la tête d’une mafia, et son bras droit La petite Marie sont en train de torturer un homme qui leur fait de la concurrence dans le milieu de la drogue. « cette espèce de grand morveux et de petite frappe » ne peut pas avoir monté ce commerce tout seul. Effectivement, Hannes dénonce Rhenman.

Puis Francy va retrouver sa petite famille. Si elle est à la tête d’une mafia qui regroupe des activités aussi diverses qu’extorsion, racket, trafic de drogue, jeux clandestins et prostitution, elle a des parents, un mari, un garçon de 9 ans et elle est enceinte d’un nouvel enfant. Elle a d’ailleurs du mal à concilier sa vie professionnelle et sa vie personnelle.

D’autant plus que son enquête sur son concurrent illégal va l’amener à se retrouver en plein cœur d’une guerre de gangs avec un rival inconnu qui se fait appeler Zach. Alors que sa mère se donne pour les bonnes œuvres, que son père regrette de lui avoir céder son empire mafieux, et que son fils a besoin d’affection, sans compter qu’elle se pose des questions sur la fidélité de son mari, la vie de Francy va être turbulente et agitée.

Ce roman est le premier d’une série, et c’est d’ailleurs l’impression que l’on en a quand on le lit. En effet, j’ai eu l’impression de lire une série américaine (ou plutôt suédoise). 25 chapitres comme autant d’épisodes, une foultitude de personnages suffisamment bien marqués pour que l’on s’intéresse à l’histoire, une trame de fond avec plein de petites histoires autour.

Vous me direz : facile à faire ! On prend les Sopranos et on copie de façon honteuse. Ce n’est pas le cas ici. L’originalité réside dans le fait que le chef de la mafia est une femme, et même une mère de famille. Et c’est plutôt amusant d’alterner les passages durs d’une mafieuse avec les tracas de tous les jours d’une jeune mère. Si le roman se lit facilement, le style est lisse, et j’ai regretté qu’il n’y ait qu’un ou deux passages forts.

Globalement, après un début que j’ai trouvé un peu poussif, et même trop démonstratif, l’ensemble prend peu à peu son envol et on passe d’un personnage à l’autre sans aucun problème. Si je n’ai pas trouvé ce roman exceptionnel, il est un bon divertissement pour inaugurer une série lors de laquelle on aura plaisir à retrouver des personnages que l’on a appris à bien connaître. Et puis, si on y réfléchit bien, 8 euros pour une série, c’est toujours moins cher qu’un coffret de DVD à 40 euros.

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