Donne moi tes yeux de Torsten Pettersson (Points Seuil)

Tiens, un article qui traine … et qui date un peu ! Voici donc ma dernière lecture dans le cadre de www.meilleurpolar.com de l’année dernière. Il s’agit, en partenariat avec les éditions Points de voter pour l’un des 9 romans retenus, le jury étant composé de jurés professionnels et « amateurs ».

Fin 2005, une jeune femme est retrouvée assassinée dans un parc en marge de  Forshälla, une petite ville finlandaise. Son corps est retrouvé complètement nu, elle a été étranglée, énuclée et un A a été gravé sur son ventre. Ce meurtre portant des signes inhabituels qui ressemblent à un rituel, la police craint d’avoir affaire à un tueur en série.

Le commissaire Harald Lindmark de la brigade criminelle est chargé de l’enquête. Avec son équipe, il va rapidement lister les pistes qui s’offrent à lui. Lindmark est un cinquantenaire qui a vu ses enfants quitter sa maison puis sa femme mourir. Alors il se donne à fond dans son travail. Il faut dire qu’avec 25 ans de métier et une centaine d’affaires résolues, on a de quoi se sentir fort.

Rapidement, Lindmark et son équipe découvre l’identité de la jeune femme, ainsi que son petit ami, Lindell, ancien militaire marqué par ses combats à l’étranger. A la suite d’un interrogatoire … harcelant, il accepte de signer des aveux. Sauf que quelques mois plus tard, le juge s’aperçoit qu’il a un alibi. Lindell libéré, la vie reprend son cours jusqu’à ce qu’un autre corps soit retrouvé.

Voici donc un auteur scandinave de plus, un auteur de plus à découvrir. Et pour simple, pour faire court, ce roman ne m’a pas plu, voire, il m’a fallu lutter pour avancer, comprendre et finir ce roman. Car ce que j’aime dans un roman, c’est que je puisse être plongé dans une histoire, une ambiance ou un personnage. Or dès le début, on a droit à une description circonstanciée de l’équipe de Lindmark qui parait bien classique et surtout bien maladroite.

Le personnage central est un flic qui a un historique mais on ne ressent pas ses sentiments ; tout parait bien neutre, bien plat, même quand il parle du départ de ses enfants du foyer familial ou de la perte de sa femme. Mais les autres personnages sont aussi centraux que Lindmark. Beaucoup d’entre eux parlent à la première personne du singulier, sans forcément prévenir le lecteur. Et là, j’ai commencé à perdre pied.

Même quand on a droit à des extraits de journaux intimes, ceux-ci sont écrits dans un style neutre et plat, là où j’aurais aimé autre chose qu’une simple description de faits privés et intimes. Et quand d’un paragraphe à l’autre, sans prévenir, ça passe du passé au présent, je me pose des questions, ou du moins je saute des passages.

Alors j’ai essayé de me raccrocher à l’intrigue. Et là, je dois dire que sur les 420 pages que comportent ce roman, les deux tiers passent d’un personnage à l’autre, avec des événements qui n’ont rien à voir avec l’enquête, ce qui m’a donné l’impression d’un labyrinthe dont je n’aurais pas la clé. D’ailleurs je serais curieux de savoir si certains d’entre vous ont lu et aimé ce roman que, pour ma part, je préfère oublier.

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