Je ne porte pas mon nom de Anna Grue (Points)

Ce roman est le premier d’une jeune auteure danoise, qui inaugure avec Je ne porte pas mon nom, le cycle des enquêtes du détective chauve. Ce roman fait aussi partie de la sélection Meilleurpolar.com, organisé par les éditions Points.

Dan Sommerdahl est un publiciste à succès, naturellement doué pour son métier. Il est rapidement monté dans la hiérarchie, se laissant déborder par son travail, jusqu’à ce qu’il craque. Il tombe en dépression, et sa femme, Marianne, qui est médecin, va l’aider à se soigner. Il va donc passer une longue période en arrêt maladie, loin de Kurt & Co, la société qui l’emploie.

Justement, comme tous les soirs, la société de nettoyage fait le ménage chez Kurt & Co. Ils sont deux, Benjamin et Lilliana. Lilliana va être découverte étranglée dans la petite cuisine de la société. Le commissaire Flemming Torp va être chargé de l’enquête, et ce soir là, il dinait avec Dan. Il va d’ailleurs se faire aider de Dan pour mieux comprendre les salariés de Kurt & Co, et Dan va s’inventer Détective.

Lilliana va s’avérer estonienne, sans papiers. Personne ne connait son nom. Dan va rapidement découvrir où elle habite, le nom de sa colocataire, et le fait qu’elle est employée au noir. Plus l’intrigue va avancer, plus la peinture de l’ensemble va s’avérer sombre. Et Dan va devenir aux yeux de la presse Le détective chauve.

Ce roman est un roman policier classique. Tout démarre avec le meurtre, écrit du point de vue de l’assassin, et c’est très bien fait. Mais c’est aussi un premier roman, avec quelques défauts. Le deuxième chapitre nous explique le passé de Dan Sommerdahl, et j’ai trouvé ça balourd et maladroit, ou en tous cas pas forcément utile dans la narration de l’histoire.

Passé ce deuxième chapitre, l’auteur prend son envol, elle déroule tranquillement son enquête, et comme beaucoup d’auteurs nordistes, elle prend son temps pour décrire les personnages, les lieux. Le rythme est plutôt lent, avec des dialogues fort bien faits qui tiennent le lecteur accroché à sa lecture.

Enfin les personnages, qui sont sans contradiction, sont attachants. Et c’est un peu ce que je retiendrai, un bon roman policier qui inaugure un cycle que j’espère avec un peu plus de folie et autant d’émotion. Car, Anna Grue a la volonté de montrer que sous ses dehors lisses, la société danoise a bien des cotés pourris et qu’il ne faut pas soulever le tapis, au risque de trouver des rats crevés. Je ne porte pas mon nom est finalement un bon polar sans prétention, pour amateurs d’enquêtes nordiques.

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