Et puis Paulette … de Barbara Constantine (Calmann Levy)

Ce roman a été sélectionné dans la liste des romans pour Le meilleur roman français élu par le site Confidentielles.com, dont j’ai la chance de faire partie. Et même si ce n’est pas un thriller, ni même un polar, ce fut une lecture rafraichissante et optimiste.

Ferdinand est un retraité veuf qui vit à la campagne. Un soir, alors qu’il rentre en voiture chez lui, il manque d’écraser un chien. Il reconnait le chien de Marceline, une voisine à qui il n’a jamais adressé la parole. Il décide alors de le ramener. Arrivé chez Marceline, il la trouve inanimée sur son lit et ça sent le gaz. Il coupe alors le gaz et la ranime. Depuis qu’elle a perdu son chat, les souris mangent tout, même les tuyaux de gaz.

Marceline vit au village depuis six ans. C’est une femme modeste, discrète, originaire des pays de l’Est. Elle survit en vendant des fruits et des légumes au marché, qu’elle fait pousser dans son jardin.

Un soir, alors que Ludovic et Lucien, les deux petits fils de Ferdinand ont rejoint leur grand-père à vélo pendant que leurs parents s’occupaient d’un banquet, une tempête éclate. Le toit de Marceline rend l’âme, et les enfants proposent à Ferdinand de l’héberger. Après quelques hésitations, Marceline emménage. Puis, d’autres vont arriver chez ce paisible retraité dont la vie va être quelque peu chamboulée.

C’est un roman bien sympathique. C’est plus un roman campagnard, social et simple. Barbara Constantine, au travers d’une histoire simple d’un retraité qui vit sa petite vie tranquille, nous montre la vie simple des gens simples, les petits tracas quotidiens, les gros soucis du jour, les satisfactions qui donnent le sourire, les conflits entre générations qui n’engendrent pas de séquelles.

Je dois dire que le style de l’auteur est pour beaucoup dans le charme de ce roman, fait de petites phrases, de petites touches, comme on brosse une toile de peinture. Et si l’histoire n’était pas narrée au présent, ce qui m’a parfois gêné, j’ai apprécié l’optimisme qui se dégage de l’ensemble, cette joie de vivre, ce miroir de nos vies encombrées de petits problèmes insolubles et sans importance.

Ce roman est une lecture fort agréable, fort sympathique, qui changent des thrillers emplis de tueurs en série et de policiers alcooliques. C’est surtout un livre profondément humain, voire humaniste, avec ce petit je ne sais quoi dans le style qui fait que l’on pousse la lecture jusqu’au bout juste pour le plaisir de se faire raconter une bonne histoire de chronique familiale et pour le plaisir des mots. Mais, ce n’est pas un livre à réserver à ceux qui veulent du polar.

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