Oldies : Meurtres à Pékin de Peter May (Babel noir)

Voici le premier roman d’un auteur dont j’ai beaucoup entendu parler et qui consacre un cycle à un couple d’enquêteurs dans la Chine moderne. Meurtres à Pékin de Peter May est le premier roman de ce cycle. Et un grand merci à Dominique qui m’a prêté ce livre et qui m’a fait découvrir un nouvel auteur.

Margaret Campbell est une médecin légiste américaine, spécialisée dans les autopsies des corps brulés. Pour oublier sa vie qui part en vrille, elle accepte de partir six semaines pour donner des cours de pathologie médico-légale à l’université de la sécurité publique de Pékin. Malgré le décalage horaire, elle va être accueillie par le professeur Jiang dans un gigantesque banquet.

Li Yan, simple inspecteur à la section n°1 de la police, qui est chargée des homicides, se prépare pour le plus important des entretiens de sa carrière. Même s’il n’a que 33 ans, il espère obtenir une grande promotion. Reçu par le commissaire Hu Yisheng, il apprend qu’il est promu au rang de directeur et au poste de commissaire divisionnaire adjoint de la section n°1.

Ces deux personnages vont avoir à faire à une étrange série de meurtres. Un homme est découvert carbonisé dans un paisible parc. Puis, deux autres corps vont être trouvés dans des endroits différents. La légiste américaine et le commissaire chinois vont allier leurs compétences malgré leurs différences de culture.

Je qualifierai ce roman de policier classique ; classique par ses personnages qui n’ont rien en commun et qui doivent unir leurs efforts pour résoudre ce mystère ; classique par la façon de construire le roman par chapitres alternés. Peter May joue sur les oppositions Homme/Femme ou Chinois/Américain pour construire la psychologie de ses deux principaux personnages et à part l’histoire d’amour moyenne, c’est efficace pour décrire la Chine d’aujourd’hui. Vous aurez aussi droit à une explication didactique de ce que sont les OGM.

Car le grand intérêt est surtout là. Au travers d’une personne étrangère au pays du soleil levant, Peter May, bien qu’étant écossais, nous montre comment fonctionne la première puissance mondiale. On apprend plein de choses comme par exemple les règles de respect, les façons de dire non ou bien que ce qui passe en premier c’est l’intérêt général avant l’intérêt individuel. Imaginez ce que cela peut donner avec 1,6 milliards de personnes. Cela m’a paru un bon complément par rapport aux romans de Qiu XiaLong. Un petit exemple de la philosophie chinoise : « Apprendre peut parfois se révéler un processus difficile, même pénible. Mais il faut l’accepter ».

Il faut dire que l’intrigue est plutôt bien menée, le style est fluide, avec par moments quelques longueurs, mais l’ensemble est très facile à lire. C’est un roman qui permet de se plonger aisément dans un voyage lointain, fort agréable à dévorer. Pour ma part, j’ai plus été intéressé par le voyage touristique proposé par l’auteur que par les personnages eux-mêmes. Et que ceux qui sont tentés par ce roman soient rassurés, ce roman est le premier d’un cycle qui en comporte 4 qui sont (entre parenthèses les dates de première parution pour la traduction française) :

Meurtres à Pékin (2005)

Le quatrième sacrifice (2006)

Les disparues de Shanghai (2006)

Cadavres chinois à Houston (2007)

Jeux mortels à Pékin (2007)

L’éventreur de Pékin (2008)

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s