Derrière les remparts de Anna Jansson (Toucan noir)

Bonne pioche pour ce roman policier venu du froid, et découverte d’un nouvel auteur et d’un nouveau personnage récurrent, à classer dans les romans psychologiques.

Présentation de l’éditeur :

En Suède, au bord de la Baltique se cache sur l’île de Gotland la vieille cité de Visby, où chaque été se tient le célèbre festival médiéval. Mais, derrière les remparts de la ville, de mystérieuses lueurs transpercent les marécages et les cabanes de pêcheurs pourraient abriter d’anciens secrets. Wilhem Jacobsson meurt un soir dans une rixe qui l’oppose à un homme étrange, et sa femme Mona est témoin de la scène. Témoin ou complice ?

L’enquêtrice Maria Wern, aidée de deux acolytes venus du continent, va se pencher sur l’affaire. Qui aurait pu souhaiter la mort de Wilhem, et pourquoi ? Un de ses fils ? Son plus proche voisin ? Un festivalier ? La belle Birgitta, troublante femme-enfant errant au milieu des ruines, ne dissimule-t-elle rien derrière son apparente innocence ?

Derrière les remparts, (Silverkronan), s’est vendu à plus de 50 000 exemplaires en Suède et a donné lieu à une adaptation pour la télévision suédoise.

Mon avis :

La première impression à la lecture de ce roman fut de lire une enquête de Colombo version féminine.  Car dès le début du roman, on connaît l’identité de l’assassin, ou du moins de sa complice. L’intérêt de ce roman ne se situe donc pas dans la découverte du meurtrier, mais plutôt dans la psychologie des personnages et dans la description du paysage de l’ile de Gotland. Il faut donc s’attendre à un rythme lent, aussi bien dans l’avancement de l’enquête que dans la description des personnages.

C’est donc un polar psychologique auquel il faut s’attendre, qui peut s’apparenter à un huis-clos, qui va prendre son temps pour poser ses personnages, pour plonger le lecteur dans l’ambiance médiévale de cette cité de Visby. Les dialogues, remarquablement bien faits peuvent occuper un chapitre entier, les descriptions des fêtes plusieurs pages. Bref, n’allez pas y chercher de course poursuite effrénée,

Les chapitres sont courts, passant de Maria à Mona et la lecture est rapide grâce au style efficace de l’auteur. Mais l’auteur met au premier plan Mona, jeune femme à la vie difficile, ballotée entre un père handicapé insultant et un mari qui l’ignore. On arrive à éprouver de l’empathie pour un témoin de meurtre. Et puis il y a tous les autres personnages, apparaissant petit à petit, qui se révèlent de plus en plus complexes au fur et à mesure que l’on progresse dans l’histoire. On a l’impression d’avoir à faire à des gens qui se protègent derrière leurs propres remparts, cachant leurs secrets et leurs propres ressentiments. Assurément, ce roman s’avère une belle découverte, au succès mérité en Suède, et nous montre une nouvelle fois que le polar scandinave sait sortir des sentiers battus et nous proposer des psychologies passionnantes.

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