Oldies : Fête fatale de William Katz (Presses de la cité)

La rubrique Oldies, c’est aussi l’occasion de passer en revue des rééditions. Voici une rubrique Oldies qui va parler d’un auteur que je ne connaissais pas. Et c’est grace aux éditions des Presses de la cité et de Babelio que j’ai découvert un auteur de polar dont la grande qualité est la créativité.

Mais commençons par parler un peu de l’auteur : William Katz est l’auteur de nombreux best-sellers internationaux, dont Fête fatale est certainement le plus connu. Diplômé de l’université de Chicago et de Columbia, William Katz a, avant de devenir romancier, travaillé au New York Times Magazine ainsi que pour le gouvernement américain. Fête fatale, puisque c’est de ce roman qu’il s’agit, est sorti aux Etats Unis en 1984. Il a été publié en France en 1986, puis au Livre de poche en 1987. Ces éditions étant épuisées, Les Presses de la cité ont décidé de le ressortir. Pourquoi une telle réédition ? Mais parce que ce roman part d’une idée simple, et que sa lecture est tout simplement jouissive.

Un tueur en série regarde son œuvre, sa sixième victime qu’il va livrer au monde. C’est Spencer Cross-Wade qui la découvre, et il sait que la série ne va pas s’arrêter là. Mais Spencer n’est pas le personnage principal de ce roman. Nous entrons, dès la troisième page dans la vie de Samantha. Nous sommes à New York, en novembre 198… et le mécanisme peut se mettre en place.

Samantha est follement amoureuse de Marty, qu’elle a rencontré huit mois auparavant. Et comme Marty va avoir quarante ans le 5 décembre, elle décide de lui faire une énorme surprise. Elle va essayer de contacter ses amis d’enfance, ses anciens professeurs, pour qu’ils apportent une marque de sympathie et pourquoi pas qu’ils se déplacent pour assister à la fête. Samantha appelle donc sa meilleure amie Lynne pour l’aider à tout organiser.

Marty est à la tête d’une entreprise de publicité et a fait ses études supérieures à l’institut de journalisme de l’université de Medill. Mais quand elle appelle l’université, il s’avère que Martin Shaw n’a jamais fait partie des élèves de Medill. Quand elle contacte l’école primaire de Marty, la réponse qui lui est faite est la même. Samantha, qui va apprendre qu’elle est enceinte de deux mois, se retrouve avec une question insoluble : Mais qui est donc l’homme avec lequel elle envisage de passer sa vie ?

Comme je le disais plus haut, le début du roman est d’une simplicité géniale. Et je dois dire que j’ai lu les cent premières pages d’une traite, avec le sourire aux lèvres. Il faut dire que le personnage de Samantha est d’une gentillesse et d’une naïveté qui attire forcément la sympathie. Et avec un esprit légèrement sadique, j’ai entamé la deuxième partie, c’est-à-dire le milieu du roman.

Et là je dois dire que j’ai eu l’impression que cela tournait un peu en rond, jusqu’à la rencontre entre Samantha et Spencer, qui si elle advient après un coup du hasard irréaliste, lance allégrement la troisième partie. Et cette troisième partie est géniale, avec une fin encore une fois très originale et surprenante.

Vous l’aurez compris, outre la créativité de l’auteur, ce roman est construit de façon très mathématique, très calibrée, les chapitres faisant d’ailleurs environ 20 pages. Et le roman remplit finalement son objectif : divertir le lecteur en le tenant en haleine et en le surprenant. Parfois, les idées les plus simples sont les meilleures, mais je ne peux m’empêcher de penser que William Katz est passé à coté d’un grand thriller.

Je tiens à remercier très chaleureusement Babelio et les éditions Presses de la cité pour cette lecture distrayante.

L’avis de l’oncle Paul est ici : http://leslecturesdelonclepaul.over-blog.com/article-william-katz-fete-fatale-113614728.html

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