Chronique virtuelle : Le bout de l’horreur de Gilles Morris (Genèse éditions)

Mais pourquoi ai-je mis si longtemps à lire ce roman ? Peut-être est-ce à cause du titre qui me faisait peur, peur d’un roman gore ? En fait, en fouillant un peu après le début de ma lecture, j’ai découvert un auteur vétéran, au style jeune et littéraire, un roman avec des personnages bien vivants et que j’aurais un grand plaisir à suivre dans de nouvelles enquêtes.

Quelques mots sur l’auteur :

G. Morris signe ici son grand retour au roman policier. C’est avec Assassin, mon frère (Presses de la Cité, 1955 et Grand Prix de la littérature policière) qu’il a démarré sa longue et fructueuse carrière d’auteur. Ses premiers romans sont parus aux Presses de la Cité, mais c’est sous la houlette d’Armand de Caro, le fondateur des éditions du Fleuve Noir, que G. Morris a écrit la majorité de ses quelque deux cents romans. G. Morris vit à Paris.

Le résumé de l’éditeur :

Esprit ouvert à toutes les disciplines, Rémy Cauvin est toujours prêt à partir en campagne, même sans en avoir été prié, pour éclaircir sur place, dans tous les coins de France, les mystères les plus insolites. C’est en cultivant les ressources de son esprit que le fougueux scientifique a acquis des facultés uniques telles que la perception des auras ou la sensibilité aux champs psychiques, qui font qu’à ses yeux, « le paranormal n’est pas la somme de nos inexplicables, mais de nos expliqués ».

Sans raison apparente, un bûcheron pourtant chevronné abat en pleine nuit un mélèze centenaire, appelé le Solitaire, et dont la chute lui fracasse le crâne. Cette nuit-là, un enfant de dix ans disparaît sans laisser de traces. Deux faits à première vue indépendants, mais dont la nouvelle insolite, relayée par la presse locale, alerte le professeur. Mal toléré par la gendarmerie locale, il n’en résoudra pas moins le double mystère qui le conduira… jusqu’au bout de l’horreur !

Le bout de l’horreur est le premier volume d’une série qui a pour héros le professeur Rémy Cauvin (en hommage au célèbre biologiste, Rémy Chauvin), sa fille Samantha (jeune et jolie intrépide) et de Patrice Delorme, (un fringant professeur d’arts martiaux séduit par les théories du professeur).

Mon avis :

A la lecture de ce polar, je me dis qu’il est bien inutile de lire des romans de 300-400 pages, à partir du moment où le scenario est bon et les personnages attachants. J’ai pris énormément de plaisir à lire ce roman tant Rémy et Samantha sont fondants, avec leurs répliques toujours empreintes d’humour. Si on ajoute à cela un professeur de karaté qui entre dans leur jeu, le roman devient jouissif. Le style très littéraire, plein de dérision et très efficace fait que dès le début on est emporté par le simple plaisir de lire.

Dans ce court roman de 180 pages, ce qui commence comme un faits divers étrange de transforme en enquête policière pour se terminer en apothéose dans un final à la fois horrible et imaginatif. A la limite, la fin fait même froid dans le dos, mais heureusement, tout ceci n’est que fiction !

Et comme ceci constitue la première enquête de Rémy Cauvin, je me dis que de nombreuses heures de plaisir m’attendent. Et que ceux qui n’ont pas de liseuse électronique se rassurent : ce livre est disponible aussi bien en version numérique que papier, et tout se trouve sur le site de Genèse éditions. N’hésitez plus, le plaisir se trouve au détour de ces pages ! Et dire que je ne connaissais pas Gilles Morris ! Honte à moi !

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