Deux romans policiers pour voyager intelligent

Voici deux romans policiers dont l’intrigue se situe dans des pays étrangers, et que l’on peut lire pour s’imprégner d’un pays étrangers. J’ai bien aimé ces deux romans pour plusieurs raisons que je détaillerai par la suite. Pour les sujets, je vous donne la quatrième de couverture :
A Mathematician (?)
Le premier s’appelle Dernier refrain à Ispahan de Naïri Nahapétian et est publié aux éditions Liana Levi :

Interdit de montrer ses cheveux. Interdit de s’habiller sans respecter l’uniforme islamique. Et interdit de chanter en public. Les ayatollahs ne manquent pas d’idées quand il s’agit d’entraver la liberté des femmes. Pourtant, lorsque la grande chanteuse Roxana revient dans la ville de son enfance, après un long exil aux États-Unis, certains de ses airs résonnent encore dans les taxis d’Ispahan. Son projet? Donner un concert dans lequel se produiront d’autres femmes. Un projet qui ne verra jamais le jour car Roxana sera définitivement réduite au silence. Et elle ne sera pas la seule à subir ce sort… C’est justement à ce moment-là que Narek, un jeune journaliste franco-iranien venu prendre le pouls de la révolte de 2009, rejoint la ville. Cette enquête lui permettra encore une fois de découvrir une facette insoupçonnée de la réalité iranienne.

Hamacs de carton

Le deuxième s’appelle Les hamacs de carton de Colin Niel et est publié aux éditions Rouergue noir :

Sur la rive française du Maroni, en Guyane, une femme et ses deux enfants sont retrouvés sans vie. Comme endormis dans leurs hamacs. Inexplicablement. En charge de l’affaire, le capitaine Anato débarque dans un village où les coutumes des Noirs-Marrons comptent autant que les lois de la République. Et bien qu’il soit un « originaire », un Guyanais de naissance, le prisme de la métropole où il a grandi retient les secrets du fleuve et ses traditions. Tandis que l’on ordonne les rites funéraires et que le chef coutumier s’apprête à faire parler les défunts, l’enquête officielle entraîne le capitaine à la confluence des communautés guyanaises, loin, très loin du fleuve, là où les parias rêvent d’un meilleur destin. De Cayenne aux rives du Suriname, elle le conduira à un orpailleur en deuil, un repris de justice amoureux, une fonctionnaire intransigeante. Mais le ramènera aussi, dans un troublant ressac, aux questions lancinantes qui le hantent depuis le décès accidentel de ses parents et à la compréhension de ses propres frontières.

Mon avis :

Dans les deux cas, nous avons droit à une enquête policière plongée dans un environnement étranger, en Iran pour Dernier refrain à Ispahan et en Guyane pour Les hamacs de carton. Dans les deux cas, l’intrigue est classique et plutôt linéaire mais ce n’est pas pour cette raison que ces romans sont intéressants à lire, car les auteurs font preuve d’amour pour leur personnage et on lit ces romans avec plaisir.

Ce qui m’a attiré dans ces romans, c’est bien cette vision d’un pays vue de l’intérieur. Dans Dernier refrain à Ispahan, Naïri Néhapatian va nous montrer l’oppression subie par les femmes en Iran, en les obligeant à se couvrir, en les empêchant de chanter. Cette description est tout simplement révoltante et la fin du roman ne nous laisse pas beaucoup d’espoir d’évolution, même s’il nous reste un espoir au travers de deux personnages fort courageux qui apparaissent ici comme des témoins voulant montrer un état de fait pour que cela change un jour. Comme son précédent roman Qui a tué l’ayatollah Kanumi ? vient de sortir chez Points, il y a de fortes chances que je relise très bientôt un roman de Naïri Néhapatian.

Dans le cas des Hamacs en carton, c’est la vie des petites gens de la Guyane qu’il nous montre au travers d’une enquête policière où le corps d’une femme et de ses deux enfants sont retrouvés sans vie, allongés sur leur lit. Le personnage du capitaine Anato est bien trouvé, au sens où il est originaire de cette ile, mais il a été élevé en métropole. Il va donc découvrir les mœurs et coutumes des gens, en même temps qu’il va être accepté par eux car il a encore de la famille là bas. C’est un premier roman fort réussi, et l’auteur a laissé suffisamment de mystères en plan pour que je sois d’hors et déjà impatient de lire les deuxièmes aventures du capitaine Anato quand elles sortiront.

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