Lames de fond de Chris Costantini (Editions Glyphe)

Après la critique dithyrambique de RTL dans c’est à lire, il fallait que je lise ce roman. Ayant raté l’auteur à Saint Maur, voici donc ma séance de rattrapage.

Thelenious Avogaddro dit « Thel » est un ancien policier à New York qui s’est reconverti en détective privé. Alors que son ami John Davenport lui installe internet dans son tout nouveau bureau, une jeune femme débarque dans son bureau. Elle vient de recevoir un appel d’un avocat lui annonçant la mort de son père, alors qu’elle est sensée être orpheline depuis l’âge de 4 ans. Après son adoption, elle a pris le nom d’Ingrid Malowre.

L’avocat en question lui envoie une carte postale représentant un paysage de Tanzanie, et expédiée d’Afrique en 1945. Ingrid qui sait qu’elle est née en Allemagne lui demande de faire le jour sur ses origines, d’autant plus qu’elle est atteinte d’une maladie incurable et qu’elle n’en a plus que pour quelques semaines. Thel, qui vient d’embaucher Carol une acienne collègue de la police va se lancer dans cette enquête dans l’espoir de récupérer la moitié de l’argent de l’héritage … s’il y en a un.

Vous l’aurez deviné, ce roman (puisque je n’ai pas lu les romans précédents de Chris Costantini) est un hommage non déguisé à Raymond Chandler et son détective Phillip Marlowe. Et c’est un hommage réussi tant j’ai eu l’impression de lire une aventure de Marlowe au 21ème siècle. Et que c’est amusant de partager des enquêtes avec un personnage réticent envers les nouvelles technologies. Donc, l’enquête va se dérouler « à l’ancienne », à base d’interrogatoires, de voyages et de révélations.

Vous l’aurez compris, le personnage principal est fan de jazz, et le style légèrement nonchalant rappelle les rythmes lancinants de certains morceaux. On s’attache immédiatement à Thel, personnage éminemment sympathique, qui va démêler les fils de cette intrigue avec beaucoup de logique. Car Chris Costantini aura pris soin de semer des indices … Bref, tous les codes sont là.

Et le sujet, me direz vous ? Comme Ingrid est une personne âgée, c’est du coté de la deuxième guerre mondiale qu’il se situe, et en particulier au sujet de l’or des nazis, ces cargaisons qui ont disparu et que les Allemands auraient essayé de sauver pour former à l’étranger le quatrième Reich. Faisant preuve d’une grande recherche documentaire et d’une grande facilité pour nous informer sur cette énigme historique, je dois dire que ce roman est une franche réussite. Bref, ce Lames de fond est une très bonne lecture qui va me pousser à lire les précédents romans de Chris Costantini.

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