On se retrouvera de Laetitia Milot et Johana Gustawsson (Fayard noir)

Voici un nouveau premier roman, que j’aurais mis deux jours à lire ; c’est dire si je l’ai lu avec plaisir. Il aborde un sujet difficile, la violence envers les femmes sous la forme d’une recherche des coupables.

Margot travaille à son compte, vendant des habits de prêt-à-porter féminins par Internet, avec son amie Alice. Elle est au chevet de sa mère, Christiane qui est atteinte d’un cancer incurable. Sur son lit de mort, Christiane va lui avouer qu’elle a été violée et torturée par quatre hommes dans sa jeunesse, et que Margot est l’enfant issue de ce viol.

A partir de là, Margot va rechercher les coupables impunis, parmi lesquels elle compte son père. Elle commence par rechercher des nouvelles dans les archives des journaux locaux. Un simple entrefilet la mène sur la piste de la journaliste qui a suivi l’affaire. Puis, elle va retrouver les gendarmes en charge de l’affaire. Cette quête va chambouler sa vie, puisqu’elle va aller de découverte en découverte et trouver sur son chemin l’amour.

Comme je le disais plus haut, c’est un livre que j’ai lu en deux jours, tant il est facile à lire. Il n’y a pas de temps mort, et on passe d’une scène à l’autre très rapidement. Le personnage de Margot est suffisamment complexe pour que l’on s’y attarde : elle est tout à fait normale dans sa vie de tous les jours mais se transforme en furie dès qu’elle est en présence d’un des violeurs. D’ailleurs l’alternance entre les moments de la vie de tous les jours et ses recherches sont un des points forts de ce livre, nous permettant de souffler, et ménageant des calmes entre les temps forts.

Il y a aussi les dialogues, remarquablement bien faits, qui m’ont paru d’une efficacité et d’une véracité rare pour un premier roman. Et puis, il y a ces séances chez le psychologue, qui nous éclairent sur la psychologie de Margot et qui en même temps, nous donne plein de pistes à suivre. Bref, on trouve dans ce livre plein d’idées que l’on trouve chez d’autres romanciers mais qui ont été mis au service de l’histoire, et qui ont été assimilés.

Alors évidemment, c’est un premier roman à propos duquel on ne peut que donner des conseils : il y a parfois une volonté d’insister dans les scènes fortes avec des synonymes comme pour insister sur une scène ou une action alors qu’une expression bien trouvée, une image bien peinte en une phrase aurait suffi. Et puis il y a cette fin, la découverte du dernier coupable qui est définitivement ratée puisque tombée du ciel d’une façon bien maladroite.

Sinon, je dois dire que ce roman est une bonne surprise avec un scenario plausible, et plutôt linéaire, avec quelques retours dans le passé, des passages en italique pour insister sur les pensées de Margot qui m’ont paru bien venu. Et puis, on sent que ce livre a été écrit avec passion, que les auteures avaient à cœur d’écrire cette histoire, et que la dénonciation des violences faites aux femmes est bien un thème important, même si j’ai du mal à accrocher à celui de la vengeance personnelle pour pallier aux manques de la justice. Mais si ce livre me fait réagir, c’est qu’il m’a intéressé, non ? Alors à votre tour de découvrir ce bon roman.

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