Un corbeau au 36 de Aurélie Benattar (Les nouveaux auteurs)

Ce roman a reçu un coup de cœur de Eliette Abecassis dans le cadre de l’élection du Grand Prix Femme Actuelle. Mais ce n’est pas pour cela que je l’ai lu, mais bien parce qu’il s’agit d’un premier roman. Eh bien, je me suis laissé prendre au jeu de ce bon roman policier. Et retenez bien ce nom, Aurélie Benattar, car elle pourrait bien devenir un nom dans le roman policier français.

Tout commence par un meurtre dans une pizzeria : une femme est découverte dans les toilettes assassinée de plusieurs coups de couteau. Stephane Fontaine et son équipe du 36 quai des Orfèvres sont appelés sur les lieux. Au moment de partir, Fontaine découvre sur son bureau une lettre, écrite par une femme, qui dénonce un viol. Fontaine n’en parle à personne, pressé qu’il est d’aller sur la scène du crime.

Jean Paul Richard, le chef de la police criminelle annonce aussi à Fontaine qu’il va être secondé par Sophie Dubois, une jeune stagiaire. Les constatations sur place font penser à un crime prémédité et les policiers cherchent parmi les proches de la victime. Mais Fontaine, de retour au bureau, parle de la lettre du corbeau, surtout quand une deuxième apparait. L’auteur semble faire partie de la police criminelle et ils décident de faire appel à une graphologue Anne Bourdon pour déterminer la psychologie du corbeau.

Je dois dire que le début ne m’a pas trop plu, car j’ai été ennuyé par le style simpliste de l’auteur et par certains dialogues que j’ai trouvés trop longs. Voilà ! ce sont les seuls reproches que je peux faire à ce roman, car pour ce qui est du reste, ce roman est une vraie découverte basée sur le doute. Et comme le style est uniforme, il est impossible de déterminer qui est qui, qui joue avec qui, qui manipule qui. Jusqu’à une fin qui est des plus surprenantes …

Aurélie Benattar a du bien potasser l’organisation de la police criminelle, car des lieux à la hiérarchie, tout y est impeccable. Le déroulement est parfaitement logique et suit la logique d’une enquête policière. On y suit donc Stéphane Fontaine et son équipe, ainsi que les nouveaux arrivants, sous la direction du juge.

Mais ce que j’ai particulièrement apprécié, c’est la manipulation de l’auteur tout au long du livre. Stéphane Fontaine est au centre de l’histoire, alors on le suit allègrement, et on se prend immédiatement en sympathie. Au fur et à mesure que les lettres du corbeau arrivent, on se pose des questions et l’auteur nous enfonce la tête dans le seau en insistant sur le fait que le corbeau fait partie du 36. Au bout d’un moment, on se met à soupçonner tout le monde, on est à l’affut de la moindre remarque, de la moindre description, de la moindre parole, pour essayer de deviner qui est qui.

Fichtre ! J’aurais passé un sacré bon moment avec ce roman, ayant été surpris par le dénouement, manipulé de bout en bout, mais heureux de m’être fait avoir comme cela. J’ajouterai juste que c’est un roman policier pur jus et qu’il est plutôt à réserver aux fans du genre plutôt qu’aux adeptes de thriller rythmé. Je vous le disais en introduction, ce premier roman est une réussite, et le nom d’Aurélie Benattar est à noter sur vos tablettes.

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3 réflexions sur « Un corbeau au 36 de Aurélie Benattar (Les nouveaux auteurs) »

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