Le collectionneur de chair de CE.Lawrence (MA éditions)

Il y a des romans où, rien qu’à regarder la couverture, à lire le titre, vous tournez la tête en vous disant : « Celui là n’est pas pour moi ». Quand vous voyez la couverture de ce roman, avec ses tons rouge sang sur fond noir, on se dit que ça va être violent. Quand on lit le titre, on craint une histoire supplémentaire de serial killer agrémenté de scènes gore. Et quand on lit la quatrième de couverture, on se pose des questions car le résumé ne correspond pas du tout aux aprioris que l’on aurait pu avoir. Jugez-en plutôt :

Au premier abord, cela ressemble à des suicides. Deux cadavres en une semaine – l’un flottant dans l’East River, l’autre électrocuté dans sa baignoire. Mais l’examen médico-légal indique que les victimes ont été droguées, puis assassinées. Tandis que les meurtres se succèdent, leur brutalité va croissant – et le tueur que l’on surnomme « le collectionneur de chair » continue sa moisson macabre.

Le profileur Lee Campbell, de la police new-yorkaise, se joint à la poursuite de ce meurtrier qui prend plaisir à narguer les enquêteurs en leur laissant des messages macabres. Ces crimes terrifiants recèlent la clé des motivations tortueuses du tueur en série. Mais l’affaire devient personnelle au point de perturber Lee. Se rapprocher suffisamment du monstre pour l’arrêter pourrait le rapprocher de sa propre mort…

Alors, la curiosité aidant, j’ouvre le livre et je me retrouve dans un polar qui, je dois le dire, est bien fait. On retrouve un héros Lee Campbell, psychologue et profileur qui n’est pas trop marqué par la vie. Ni alcoolique ni drogué ni suicidaire, sa sœur a disparu il y a 5 ans, il sort d’une dépression et est amoureux de la belle Kathy Azarian. Du coté des flics, la section de police s’appelle l’Unité des enquêtes prioritaires du Bronx. On y trouve des gentils flics et des méchants flics. Du coté des gentils, les inspecteurs Leonard Butts et Chuck Morton, amis avec Lee. Du coté des méchants, l’inspecteur Elena Krieger, qui est sans pitié et sort d’une enquête d’infiltration avec succès, est antipathique à souhait.

Tout cela parait bien classique, mais les personnages sont bien décrits et les meurtres (deux au départ) font preuve d’humour. Or, un serial killer qui a de l’humour, c’est rare ! Le premier cadavre fut retrouvé dans la Bronx River alors qu’il savait parfaitement nager. En plus, la note retrouvée dans sa poche a été écrite par quelqu’un d’autre. Le deuxième cadavre est retrouvé dans sa baignoire, électrocuté par un sèche-cheveux … alors qu’il est chauve !

Bref, si les meurtres font l’objet de mises en scènes macabres et empreintes d’humour noir, le roman, comme je le disais plus haut, se laisse lire, facilement et avec plaisir. Les personnages mènent l’enquête comme dans un roman policier, du moins dans la première partie, car après ça s’accélère, et quand on tourne la dernière page, on se dit que l’ensemble est plutôt bien fait.

Vous l’aurez compris, ce roman n’est pas le chef d’œuvre de l’année, mais en terme de facilité de lecture et en terme de divertissement, il remplit sa fonction. Tous les codes liés au roman policier sont présents, tout cela est bien ficelé, et pour un roman grand format à 17,90 euros, cela s’avère plutôt une bonne affaire.

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