Chronique virtuelle : Fais ton cinéma de André Delauré (Numeriklire)

Voici de retour la chronique virtuelle, qui concerne une lecture numérique. Ce sont 6 nouvelles écrites par André Delauré, dont j’avais adoré Fiché Coupable, qui sont suffisamment originales pour en parler ici.

Ces 6 nouvelles s’inscrivent dans un cycle qui s’appelle Fais ton cinéma. Le principe, c’est d’écrire une nouvelle qui se situe entre le scenario et la pièce de théatre, mais qui est tout de même un roman au sens où l’auteur donne quelques pistes sur les décors et les émotions. Sinon, tout est dans l’art du dialogue. Pourquoi ? Pour que le lecteur se fasse lui-même une idée de la scène, pour qu’il se fasse son propre cinéma. Il est donc inutile de vous préciser que les dialogues sont écrits au cordeau, très pensés pour que cela fonctionne.

A ma connaissance, cela n’a jamais été fait. Mon avis est que cela fonctionne à merveille, mais que cela marche parce que ce sont des nouvelles, dont la lecture est de l’ordre de 15 à 30 minutes. Dans les 6 nouvelles présentées ci-dessous, certaines partent d’une situation simple et forment une scène de vie, d’autres me paraissent plus abouties et forment une vraie histoire, à propos de laquelle on regrette justement qu’elle ne soit pas plus longue.

Reste que j’ai adoré faire cette expérience, que cela marche formidablement bien, car en lisant doucement les premières pages, on arrive à se créer un véritable décor. C’est évidemment du au talent de l’auteur. Sinon, comme tout recueil de nouvelles, j’ai mes préférées, et j’ai adoré Mamie momie et Le plan Triple A. J’ai beaucoup aimé Amours Mortes et les Minettes auto-adhésives. Les deux dernières m’ont paru plus classiques, présentant moins d’intérêt, peut-être parce que ce ne sont pas des histoires noires.

Il faut savoir que pour lire ces nouvelles, il suffit d’aller sur le site de Numeriklire. Le premier épisode est gratuit, les suivants sont vendus 0,99€. Les détails sont ici : http://numerikseries.net/category/fais-ton-cinema/

1ère séance : Mamie Momie

Blandine, septuagénaire alerte, se fait arracher son sac à main en sortant de la pâtisserie. Pour beaucoup de dames de son âge, ce serait une catastrophe… pas pour Blandine. Une délicieuse intrigue portée par une vieille dame qui cache bien son jeu, et qui ne s’en laisse conter ni par la société, ni par ceux qui pensent pouvoir abuser d’elle en toute impunité.

2ème séance : Le plan Triple A

Le brave Henri, méridional pittoresque, réserve une surprise à son fils Jean-Louis. Une de ces surprises qui vous changent la vie : Agnès, sa nouvelle conquête. La beauté, la séduction, le charme incarné. Mais la belle roucoule en apparence, car elle cache de bien noirs desseins. Elle finira par faire un voyage tout à fait inattendu.

3ème séance : Amours mortes

La douce Mona, qui vient de disparaître, manquera beaucoup à Fabien. Elle était si belle, si amoureuse. Cynthia aimerait aider le veuf à tourner la page. Mal lui en prend. À trop vouloir plaire, Cynthia risque bien de perdre son identité, mais trouvera-t-elle l’amour ?

4ème séance : Les Minettes auto-adhésives

Daniel, quinquagénaire séduisant, est hospitalisé d’urgence. Sa fille Véronique découvre chez lui une étrange collection de sacs à main, de cartes d’identité de jeunes femmes, mais où sont les demoiselles ? Terrifiée de découvrir son père sous un nouveau jour, elle va tout mettre en œuvre pour l’aider à combattre ses démons.

5ème séance : Inhibitions

En proie à un vague à l’âme redoutable, nostalgique d’un cinéma d’antan, la jeune Cécile passe ses journées scotchées à son portable, glissant peu à peu dans une insidieuse dépression. Sa mère l’espionne discrètement, et n’est pas loin de la croire folle. Quel pourrait être le remède à ce mal-être, si ce n’est l’amour ?

6ème séance : Délicatesses

Vincent, directeur de banque, a réuni ses employés autour du sapin de Noël. Caroline, son épouse, n’apprécie guère la foule et les honneurs rendus à son mari, pour lequel elle ne ressent plus qu’une indifférence polie. Elle se réfugie dans le bureau directorial, à l’abri du bruit et de la fête. Bernard, sous-directeur de la succursale, entend bien tirer parti de ce manque d’appétence pour séduire Caroline.

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