Un doigt de politique de Ben Orton (Les éditions létales)

Planquez vous ! Dari Valko, ancien légionnaire reconverti en garde du corps débarque dans les étals des librairies et pourrait bien investir vos sacs quand vous prenez les transports, fussent-ils en commun. On a affaire ici à de la littérature populaire, dont le seul but est de divertir. Pari gagné, c’est drôle, ça va vite et ça passe le temps. Et à moins de 5 euros l’aventure en question, il ne faut même pas hésiter.

4ème de couverture :

Je m’appelle Dari Valko, Russe par mon père, franchouillard par ma mère. Après une carrière bien remplie dans la Légion étrangère, je me suis installé garde du corps en free-lance, et je vais t’avouer un truc : le jour où je me suis lancé dans la protection rapprochée, j’aurais mieux fait d’ouvrir un kébab en banlieue ! Parce que pour tout te dire : depuis que je suis à mon compte, je passe mon temps à me friter, à rencontrer des gens bien pourris, et à patauger gaiement dans la merde et le sang mêlés ! J’en suis à regretter l’armée, tu juges un peu ?! Heureusement, qu’il y a mon oncle Piotr, l’ours de Sibérie, qui me file un coup de patte de temps à autre et surtout la toute belle Zoïa, ma pote commissaire, qui me tire du four quand ça devient trop chaud… Enfin bref, je vais pas te saouler avec mes histoires, surtout que si tu veux les connaître bien à fond, t’as qu’à lire mes bouquins ! Mais je te donne quand même un petit conseil : si t’es fragile du cœur ou que t’es du genre pantoufles et mots croisés, passe ton chemin ma louloute. Je t’aurai prévenu !

D.Valko

Mon avis :

Comme je le disais ci-dessus, ce roman est avant tout là pour nous distraire. Alors si l’intrigue est simple (le roman fait 150 pages), tout est tenu par le personnage de Dari. C’est lui qui parle, le langage n’est pas littéraire, on est face à cet ancien légionnaire qui nous raconte ses mésaventures. Evidemment, pour que cela tienne la route, il faut de l’humour et il y en a beaucoup, de petites remarques dans les dialogues aux phrases imparables telles que celle-ci : « Parfois, j’ai l’impression que le monde est sens dessus dessous et que je suis le seul dans le bon sens. Moi, je suis à l’endroit et l’envers c’est les autres ! »

L’intrigue est simple, certes, puisque l’on plonge dans les affres des prétendants à de hautes fonctions politiques, mais pour autant, on n’y relève pas d’incohérences même si Dari trouve toujours un ustensile pour se sortir de l’embarras. On pense à un MacGiver du genre sans pitié, qui ne fait pas dans la dentelle. Mais bon, c’est un ancien légionnaire donc il doit survivre avec les moyens du bord !

Pour un premier roman, c’est très bien fait, ça se lit vite, c’est agréable, on sourit souvent et le seul petit reproche que je ferai, ce sont les répétitions que Dari nous fait, du style : Que je te montre, que je t’explique … vous avouerez que c’est bien peu. Et puis, passer deux bonnes heures de lectures pour moins de cinq euros, c’est suffisamment rare pour être signalé. A noter qu’un deuxième épisode est sorti sous le titre Fais pas ta star ! Il se pourrait bien que l’on en parle bientôt ici même.

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