Le sang des morts de Gilles Vidal (Lokomodo-Asgaard)

Ce roman est l’occasion de faire connaissance avec un auteur que je ne connais pas du tout. Et pourtant, il a écrit plus de vingt romans. Pour vous donner mes impressions en quelques mots, je dirais : Accrochez vous !

Vernais est une station balnéaire bien tranquille … jusqu’à ce que plusieurs événements se déchainent et mettent à jour plusieurs horreurs.

Ce matin là, Félicien Faderne se lève comme d’habitude. Il vérifie que tout est en ordre dans son appartement. En sortant, il vérifie trois ou quatre fois que sa porte est bien fermée, et déboule dans la rue … quand on le fait rentrer de force dans une voiture.

Margot Farges est en train de boire son thé. Quelque chose ne va pas dans le paysage, quelque chose attire son regard : l’échelle de la piscine est sur la pelouse. Alors qu’elle se lève, elle aperçoit le corps d’un quinquagénaire noyé dans sa piscine.

Félicien Faderne se rend compte qu’il vient d’être kidnappé par une jeune femme Anne. Elle dit avoir fait cela pour son bien, pour le protéger.

Le lieutenant Stanislas Delorme est chargé de l’enquête du noyé. Il ne s’agit pas du mari de Margot qui est en voyage mais d’un inconnu qui vivait à l’écart de la ville : Serge Kinderf.

Je pourrais continuer ainsi en détaillant chaque chapitre. Car l’une des grandes qualités de ce roman est d’aller vite, en nous présentant des chapitres courts, dans un style épuré. Malgré cela, la psychologie des personnages (et ils sont nombreux) n’est pas laissée de coté : Gilles Vidal a ce talent de nous brosser en un ou deux paragraphes une personne, son passé, son vécu et le pourquoi de cette présence dans cette histoire.

Car des personnages, on va en voir passer à foison, car en plus de ceux que j’ai présentés, il y a aussi les deux fils du noyé, mais aussi Frank, le mari de Margot, le commissaire Vignes qui privilégie son image aux résultats, deux mystérieux russes qui écument la région, sans compter les seconds rôles ou même cette maison isolée qui regorge de cadavres découpés ou enterrés.

Cette efficacité est un vrai régal, cette forme une vraie réussite quand on arrive à passer d’un personnage à l’autre avec tant de facilité, quand à chaque chapitre, l’auteur nous gratifie d’un rebondissement tout en imagination et créativité et quand on est avide de continuer pour essayer de dénouer toute cette pelote de laine bien inextricable.

Et je peux vous dire que ce roman est du pur divertissement haut de gamme. Tout s’y déroule avec logique, les personnages évoluent indépendamment les uns des autres, et nous suivons la vie de cette petite ville grâce à la fluidité du style et à ce plaisir de se faire mener par le bout du nez. Car le dénouement de ces labyrinthes ne verront le jour que dans les dernières pages. D’ailleurs, l’auteur nous réserve dans la dernière page un dernier retournement de situation. Du pur plaisir, je vous dis !

Une dernière chose : ne vous arrêtez pas au titre qui peut paraitre gore à souhait. Il est tiré d’une phrase du livre : « le sang des morts coule toujours dans les veines de ceux qui leur ont survécus. » Ni sur la couverture qui peut vous sembler glauque. On a bien affaire ici à du polar divertissant haut de gamme, où vous trouverez peu de traces de sang inutiles.

N’hésitez pas à aller lire l’avis de l’ami Claude, de l’oncle Paul ainsi que le petit mot de l’auteur sur l’excellent site Livresque du noir.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s