Lignes de sang de Gilles Caillot (Toucan Noir)

Je l’avais promis à son auteur, et donc j’ai tenu mon engagement … avec un peu de retard. Gilles, ce billet est pour toi, pour le plaisir que j’ai eu à dévorer ton roman, alors même que ce n’est pas mon genre de prédilection. Clairement, tout lecteur de thriller, de page turner comme on dit, va y trouver son compte car la construction de l’intrigue ainsi que ses personnages attachants font que ce livre est impossible à lâcher.

Evidemment, on a affaire à un serial killer, du genre de la pire espèce, du genre à enlever les jeunes femmes, les enfermer dans des caves et à les torturer longuement … avant de les tuer et de prélever leur utérus. Ce tueur est aussi très intelligent et s’amuse à laisser des indices comme pour le chat joue avec la souris. Et il faudra de sacrés personnages pour arriver à deviner l’identité de ce grand malade.

D’un coté, nous avons Richard Granjon, un écrivain qui pond des romans sentimentaux et qui veut changer de registre. Son ami de toujours Max lui propose de l’héberger dans sa résidence secondaire, dans les environs de Lyon, pour qu’il ponde un thriller digne de son talent. Mais dès que Richard emmènage dans la maison, un message anonyme lui dit que Max est son prisonnier et qu’il devra écrire les scènes de meurtre qu’il lui envoie par mail.

De l’autre coté, Jacques Depierre, lieutenant de police, est chargé de l’enquête sur un tueur qui a déjà à son actif trois meurtres. Ce jour là, c’est le quatrième corps qu’ils retrouvent. Voyant bien qu’il n’y arrivera pas avec la petite équipe mise en place, il demande à son supérieur des renforts et se voit confier Jean Dunoir. S’ils arrivent à assembler les pièces du puzzle, leur enquête avance à grands pas quand ils s’intéressent à Second Life, un jeu en temps réel sur Internet où les joueurs peuvent s’inventer une vie virtuelle … et même plus.

Je dois être honnête : le thriller, le page-turner ou tout roman où il s’agit de poursuivre un serial killer n’est pas ma lecture de tout les jours. Pour autant, j’en lis parfois, j’en chronique quelques uns quand je passe un bon moment. Et pour le roman de Gilles, je dois dire qu’il y a des moments où, imperceptiblement, les phrases vous font monter le rythme cardiaque.

Certes, le fait de finir les chapitres par des phrases ouvertes se veut une des façons de retenir l’attention, mais moi, je n’aime pas ça. Par contre, l’alternance des chapitres d’un personnage à l’autre, les phrases courtes et les chapitres qui ne dépassent que très rarement les 3 pages font que ce roman se lit très rapidement et que j’ai pris plaisir à suivre l’enquête de Jacques et les horreurs de Richard. Il est d’ailleurs à noter que Gilles Caillot évite les scènes gore inutiles, ce qui n’est pas pour me déplaire.

L’auteur se permet tout de même de poser certaines questions sur les auteurs de romans gore, mais aussi sur leurs lecteurs. Et il nous détaille ces mondes virtuels où tout peut arriver, même le pire. Même si le genre du roman ne se veut pas un réquisitoire contre Second Life ou les autres de ce genre, il n’en est pas moins qu’il pose de vraies questions.

Et puis, j’ai avalé les 200 dernières pages sans pouvoir m’arrêter, emporté par le rythme de folie, vers une fin tout à fait inattendue. Alors, vous qui êtes un fan de tueurs en série, d’histoires glauques et d’énigmes impossibles à résoudre, sachez qu’à coté du nom de vos idoles (souvent américaines), il vous faudra ajouter celui de Gilles Caillot, un très bon faiseur d’histoires.

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