L’auréole des condamnés de Lionel Behra (Rebelle)

Deuxième roman de Lionel Behra, L’auréole des condamnés s’avère une très bonne surprise. A travers une intrigue relativement simple, avec quelques personnages, l’auteur se permet de nous surprendre à chaque chapitre.

Nous sommes le 2 avril, dans les environs de Nancy. Ludovic Bergerac est un professeur de droit pénal à l’université. Avec les nombreux exemples qu’il donne, il arrive à passionner ses élèves. Dans sa classe, on y trouve en particulier Stéphanie Louvière, fille de bonne famille, Aurélie Martin, la meilleure amie de Stéphanie, et Jordan Carnot, un jeune garçon toujours mal habillé mais remarquablement doué, à l’attitude dédaigneuse et hautaine.

Le soir même, Jordan attend dans le froid devant la gigantesque demeure des Louvière. Il se régale à l’avance à l’idée de passer la nuit avec Stéphanie mais attend que les Louvière partent pour une soirée. Jordan est sur qu’elle va avoir du plaisir, qu’elle le veuille ou non. Les parents s’en vont et Jordan pénètre dans la maison par une fenêtre. Le lendemain, Stéphanie a disparu.

Laura Maréchal est lieutenant de police. Son travail lui fait faire des cauchemars, qui lui rappelle son passé, et en particulier la mort de son compagnon, tué d’une balle lors d’une affaire. Elle arrive au commissariat et est confrontée aux Louvière qui viennent déclarer la disparition de leur fille. C’est le troisième cas de disparition de jeunes filles en peu de temps. Les deux autres ont été découvertes tuées.

Ce roman se déroule sur 8 jours, qui constituent chacun un chapitre. Et chaque chapitre est décomposé en passages de trois pages maximum. C’est dire que la volonté de l’auteur est d’offrir un livre qui va vite … et ça va vite. Pour autant, j’ai plus eu l’impression de lire un roman policier qu’un thriller. Mais comme je n’aime pas poser des étiquettes, je dirai donc que c’est un polar speedé.

J’ai été franchement emballé par le début du roman. Car, en présentant les personnages principaux de cette intrigue, l’auteur termine chacun de ses passages par une surprise, qui remet en cause toutes nos certitudes. En cela, j’ai retrouvé une volonté proche de certains romans de Hervé Commère, celle de partir d’une intrigue simple, et d’imaginer de nombreux rebondissements. Et c’est bigrement agréable.

La deuxième partie m’a paru plus classique, et on a même droit à l’identité du tueur (ou de la tueuse, je ne vais quand même pas tout vous dire) quelques dizaines de pages avant la fin. Certes, les dernières pages montrent comment il (ou elle) a mené en bateau tout le monde. Sachez juste que, comme le roman fait 200 pages environ, vous aurez vite envie de savoir de quoi il en retourne.

Finalement, pour un deuxième roman, c’est quand même très bon, car l’auteur arrive à tenir son suspense et son mystère jusqu’au bout. Et comme le style est très simple lui aussi, ce roman s’avère un bon divertissement. Par contre, les amateurs de Whodunit seront déçus, ceux qui cherchent du gore aussi. Sachez juste qu’il n’y a pas de violence inutile et que ce livre remplit son rôle de nous proposer une bonne histoire à tiroirs. A vous de déterminer qui ouvre les tiroirs ?

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