L’information du mardi : Envie de polars ?

Voici quelques propositions de polars pour ceux qui seraient en recherche d’idées …

Un Palace en Enfer, d’Alice Quinn (Michel Lafon).

Palace en enfer

Sexy et grande gueule, Rosie Maldonne est une jeune mère de trois enfants qui a pour seules ressources les versements du RSA. Elle vit dans une vieille caravane, posée sur un terrain vague à quelques encablures de Cannes. Alors qu’elle se démène sans cesse pour trouver de l’argent, mettant en pratique son système D habituel, le destin finit par frapper à sa porte : un gros paquet de fric lui tombe dessus sans prévenir ! Dès lors, les ennuis commencent et les questions affluent : Qui est ce flic trop mignon qu’elle croise partout ? Pourquoi sa meilleure amie a-t-elle disparu avec son bébé ? Est-ce vraiment la mafia russe qui la pourchasse ?

Cet argent tombé du ciel lui ouvrira-t-il les portes d’un palace, ou celles d’un enfer ?

Alice Quinn a beaucoup de points communs avec Rosie Maldonne, l’héroïne de son premier roman, Un palace en enfer. Comme elle, elle vit dans le Midi, est désorganisée, a des enfants, des chats, a vécu dans une caravane, et connaît bien le système D pour survivre… Elle a fait toutes sortes de métiers, aime les Pépitos, les sushis et le thé vert. Désormais, elle se consacre à l’écriture après l’énorme succès d’autoédition de ce premier roman sur Internet.

 

Une valse pour rien de Catherine Bessonart (Eiditons de l’Aube)

Une valse pour rien

Paris. On y bat le pavé, plus qu’ailleurs, pour crier sa colère et sa peur. Pour parler d’amour, aussi. Les uns demandent le respect. Les autres redoutent ce monde qui change. Alors que la France s’embrase autour de la question du mariage homosexuel, un dangereux oiseau de nuit s’en prend avec violence et cruauté à des membres de la communauté gay.

Chrétien Bompard, épaulé de ses fidèles Grenelle et Machnel, est chargé de l’enquête. Qu’a donc réveillé ce climat de défiance et de mépris ?

Les fils de l’enquête sont subtils, adroitement tissés. Il faudra toute l’ingéniosité de Bompard pour les dénouer et parvenir, à bout de souffle, à une issue aussi terrible que libératrice.

Dans ce troisième opus, Catherine Bessonart ne nous laisse aucun répit : l’enquête défile à toute allure, les personnages sont plus puissants que jamais et le regard sur les travers d’une société et la violence qu’ils engendrent est noir et acéré.

Danser avec le diable de Maud Tabachnik (Albin Michel)

Danser avec le diable

Policier de San Francisco, Boris Berezovsky est sur la piste de Ferris Holme, psychopathe, victime du syndrome de Klinefelter (en apparence débile mais très manipulateur).

Mais Boris a d’autres problèmes, en particulier avec son père Vladimir, juif russe anarchiste d’un anticommunisme plus que virulent : ce dernier s’est fait agresser par des membres de services secrets étrangers qui connaissaient ses relations avec son neveu, l’oligarque Boris Berezovsky, homonyme de son fils, prétendument suicidé à Londres.

Boris l’Américain, qui ignorait tout de cette histoire, découvre paniqué le passé plus qu’équivoque de son père. Et tandis que Holme continue à décimer qui l’énerve ou le méprise, Boris cherche avec la mafia russe locale qui, du MI5 ou du FSB, en veut à son père.

Un polar musclé articulé autour d’une double enquête, l’une visant un tueur atypique, l’autre les enjeux politico-économiques de la Russie de Poutine au travers d’une famille qui a connu l’enfer stalinien puis le dégel soviétique.

On plonge dans les yeux d’un homme, pur produit de l’American Dream, qui découvre sidéré la faille de sa propre histoire.

Les Belges reconnaissants de Martine Nougué (Editions du Caïman)

Les éditions de Caïman ont l’art de dégotter de nouveaux auteurs pleins de talent. Encore une fois, je suis très agréablement surpris par ce premier roman de Martine Nougué, qui s’avère un très bon divertissement.

Castellac est un village situé à coté de Sète. Les élections municipales viennent de rendre leur verdict : Ludovic Gallieni vient d’être réélu maire, très largement devant sa concurrente, Marianne Grangé. Celle-ci voulait mettre fin aux magouilles familiales qui ont lieu depuis la fin de la guerre. En effet, les Gallieni détiennent la mairie de grand-père en père en fils et personne n’y trouve à redire. L’élément principal qui a plébiscite Gallieni tient surtout dans le fait que Marianne n’est pas originaire du village. Le soir des élections, Marianne a la défaite amère et refuse le cocktail offert par Ludovic. En rentrant chez elle, une bande de jeunes l’agressent dans une ruelle et la violent.

Quelques jours se passent avant que le drame ait lieu : le cadavre de Ludovic Gallieni est retrouvé dans la garigue. Les rumeurs vont bon train, les gens parlent à tort et à travers, font toutes les hypothèses possibles et imaginables. On ne sait même s’il s’agit d’un meurtre ou d’un suicide. La lieutenante Pénélope Cissé est chargée de l’enquête. Elle vient d’être mutée à Sète par mesure disciplinaire. Il faut dire que pour cette enquête, elle cumule trois défauts aux yeux des gens du cru : Elle n’est pas du village, c’est une femme et elle est noire. Malgré cela, elle va résoudre ce mystère, à l’aide d’un petit jeune fraichement débarqué de l’école de police.

D’aucuns auraient utilisé le personnage principal de Pénélope pour creuser ses relations avec son coéquipier ou bien avec sa hiérarchie. Martine Nougué s’intéresse plus au village, aux relations entre les habitants, aux rumeurs et aux gens qui parlent. En effet, l’intrigue avance beaucoup avec les discussions qui ont lieu dans le bar du village et cela permet une immersion totale dans ce petit cercle si difficile à percer. Je dois dire que de ce point de vue là, c’est une franche réussite et un vrai plaisir tant les dialogues sont formidablement écrits et réalistes.

Pour un premier roman, c’est réellement une réussite. Car l’autre aspect qui distingue ce roman des autres est aussi le style alerte, vif qui fait ressortir la passion qu’a l’auteure pour les gens, quelque soit leur région ou leur appartenance. Martine Nougué arrive à nous insuffler cette passion, à faire vivre ces piliers de bar, à les aimer et surtout à les écouter. Ce roman, c’est un pur plaisir de lecture, avec des rebondissements, de la vie, du vin et des on-dit. Encore faut-il être capable de faire le tri entre les vérités et les affabulations.

Martine Nougué se permet tout de même de dérouler son intrigue en y ajoutant quelques petites piques sur les relations homme/femme, sur le racisme commun, sur cet esprit particulier qui poussent les villageois à se renfermer sur eux-mêmes et sur quelques autres aspects que je ne peux vous dévoiler sans vous donner des clés sur la fin du roman. Et tout cela est suffisamment léger et subtil pour ne pas en faire un livre donneur de leçons.

Le personnage de Pénélope Cissé est un personnage fort, auquel on attribue tout de suite sa sympathie, et elle a l’art de boucler ses enquêtes de façon un peu particulière. Si elle peut paraitre un peu lisse, elle a cette passion pour son métier que tout emporte. Le seul petit reproche que je ferai est le dénouement qui ne m’a pas complètement convaincu. Malgré cela, je ne demande qu’une chose, c’est de retrouver Pénélope dans une prochaine enquête. Car pour un premier roman, j’ai trouvé cela très bon.

Première station avant l’abattoir de Romain Slocombe (Points Seuil)

Après l’extraordinaire Monsieur le commandant, voici l’avant dernier roman de Romain Slocombe en date qui nous montre une autre de ses facettes mais qui par bien des aspects s’en rapproche. Voilà un roman d’espionnage en bonne et due forme. Avis aux amateurs !

Quatrième de couverture :

En avril 1922, Ralph Exeter, journaliste antifasciste anglais envoyé par le London Daily Herald, se rend à Gênes pour « couvrir » la première grande conférence internationale organisée afin de résoudre les problèmes de l’Europe d’après-guerre. Y siégeront, pour la première fois depuis la Révolution, des délégués de l’Union soviétique. L’un d’eux, « contact » d’Exeter, le charge de démasquer la taupe qui, dans leurs rangs, cherche à déstabiliser le pouvoir bolchévique. Quand peu après, le « contact » en question — un agent du Guépéou—, est assassiné, Exeter soupçonné ne doit son salut qu’à l’intervention d’un jeune leader fasciste dont l’ascension promet d’être fulgurante : Benito Mussolini … Jeunes et jolies espionnes russes et américaines, agents doubles, machinations des puissances occidentales pour s’approprier le pétrole russe, sans compter le trafic des bijoux du tsar, animent ce roman exotique et coloré sur fond sombre (les Chemises noires préparent leur marche sur Rome).

Entre roman atmosphérique et thriller historico-politique, Première station avant l’abattoir mêle avec habileté la réalité (situations et personnages authentiques, à commencer par Hemingway rebaptisé, ou Exeter qui est en réalité le grand-père de l’auteur) et la fiction — mémoires apocryphes.

Photographe, graphiste, dessinateur, auteur de B.D., traducteur, essayiste, auteur de romans pour la jeunesse et de plusieurs romans noirs (en particulier en Série Noire), Romain Slocombe a beaucoup écrit sur les séquelles de la Deuxième Guerre mondiale, l’extrême-droite et la culture bondage au Japon. Son dernier roman paru, Monsieur le Commandant, a figuré sur la liste du prix Goncourt 2011, et lui a valu le prix du livre de la Ville de Nice 2012.

Mon avis :

Tous les amateurs de Ian Fleming vont être enchantés par ce roman. L’auteur commence par une introduction où il présente un soi-disant manuscrit datant des années 20 et relatant les aventures de Ralph Exeter, journaliste de son état. En ce temps-là, les personnes qui voyageaient le plus et qui étaient introduites auprès des grands de ce monde étaient les journalistes. Et naturellement, on y trouvait beaucoup d’espions et autres agents doubles.

Avec un style qui s’adapte parfaitement à son propos, mais aussi à l’époque qu’il relate, Romain Slocombe nous narre la conférence de Gênes, où il va cotoyer de nombreux personnages, réels, adaptés ou imaginés. La documentation historique est tout simplement impressionnante, et nous donne à voir tous les futurs grands de ce monde.

Déjà à cette époque, tout le monde se bat pour sa doctrine, tout le monde sait que la guerre va revenir, dans dix ou vingt ans, comme il est écrit, et tout le monde se prépare dans le dos de l’autre, faisant passer de fausses informations pour mieux leurrer le voisin. Du jeu de dupes, le lecteur en ressort à la fois abasourdi et à la fois inquiet, car il ne peut que faire le parallèle avec la situation actuelle. Un bon moment de divertissement en ce qui me concerne, voire plus.

Le chemin s’arrêtera là de Pascal Dessaint (Rivages Thriller)

Je n’avais pas trouvé le temps d’ouvrir son précédent roman, Maintenant le mal est fait, alors je ne pouvais pas rater celui-là. Pascal Dessaint nous donne un roman noir, social, comme il a l’habitude de le faire, dans la veine de Les derniers jours d’un homme, en donnant la parole à différents personnages.

Ce roman est composé de cinq tableaux, eux-mêmes divisés en chapitres, chaque chapitre donnant la parole à un personnage. C’est donc un roman choral qui nous plonge dans une région imaginaire, en bord de mer, où les chantiers navals ont été fermés pour des raisons économiques. De ces paysages désertés, ne restent que des fantômes, des âmes errantes en quête de survie, des gens laissés sur le bas-côté.

Il y a Louis, 16 ans. Il vit dans une écluse où il n’y a plus rien à faire. Les portes sont commandées automatiquement. Mais lui et son oncle Michel peuvent bénéficier de la maison du gardien de l’écluse. Sylvie, qui fut la femme de Michel, repasse par l’écluse il y a 10 ans. Louis ne s’en rappelle pas, si ce n’est que son départ est arrivé quand sa mère est morte, écrasée par un camion. Sylvie est venue leur annoncer qu’elle est malade, qu’elle a de plus en plus de mal à supporter la chimiothérapie.

Il y a Jérôme. Il vit sur les bords des dunes, ou plutôt tente de survivre avec rien. Le paysage est de plus en plus noyé par le sable. Il était soudeur. De son rêve de travailler sur des plateformes pétrolières, entouré d’eau, il se retrouve entouré de sable, avec une maison qui part en décrépitude … comme sa vie.

Il y a Cyril. Il est arrivé là par hasard, et campe pas loin de la petite écluse. Il habite une petite caravane avec Mona, sa fille, qui travaille au village, dans une parfumerie. Son passe temps, c’est de regarder les pingouins au loin et les oiseaux. Le soir, son petit plaisir, c’est de regarder sa fille se déshabiller. Mona, c’est son ile déserte à lui, même s’il préférerait être plus gentil avec elle.

Il y a Gilles. Lui, son envie, c’est de tuer un phoque, pour se venger des coups reçus de son père. Sa mère, elle, fermait les yeux. Alors il regarde inlassablement la mer, avec l’espoir d’apercevoir un phoque. Parfois, avec Gilles, ils entrent dans des blockhaus, se font des pique-niques.

Il y a Wilfried. Il passe ses journées à la pêche, à faire du surfcasting. Mais il ne pêche pas pour manger. Quand il ramène des poissons, il les laisse sur le bord, à mourir. Sa femme est fan de sport. Alors elle a donné à leurs trois garçons les prénoms de Tony, Carl et Lance. Mieux vaut aller à la pêche que supporter ses gosses. Il se rappelle une jeune femme qui était venue le voir. Elle s’appelait Laurence. Pris d’une soudaine envie, il l’avait violée. Mais elle n’avait pas intérêt à porter plainte …

D’un personnage à l’autre, la vie passe, les petits événements se déroulent. Alors qu’il n’y a rien à faire, chacun déroule sa petite pelote de laine, dans un langage simple, avec ses petites réflexions. Ils n’ont pas conscience de toutes les décisions politiques, juste des conséquences sur leur vie à eux : Ils ont été lâchement abandonnés, comme on laisse des chiens sur les parkings d’autoroute l’été.

Il vaut mieux avoir le moral pour lire ce roman d’une noirceur extrême, d’une justesse incroyable. Ces différents portraits montrent une société qui avance mais qui laisse sur le coté des hommes et des femmes qui n’ont rien demandé et qui ne comprennent pas. Alors, l’homme n’a plus de notion de bien ou de mal et redevient animal, luttant pour la défense des siens, pour sa survie.

Il a une image très belle dans ces différents tableaux aux tons noirs et gris, que j’ai un peu adaptée à ma façon. Dans le chenal, les cargos arrivent, les machines viennent vider les marchandises. Les machines ont remplacé les hommes. Il n’y a plus d’accident du travail, il ne reste que des blessés de la vie.

Pascal Dessaint nous offre un livre noir, qui oscille entre poésie et noirceur, entre le bleu et le gris. Un roman d’une beauté foudroyante, d’une simplicité impressionnante. Mais il ne reste aucun espoir ici bas, quand l’homme devient une bête, il détruit ce qui l’entoure. C’est un livre noir, hanté de spectres qui vous hanteront longtemps la nuit. Et ces spectres, ce sont des hommes …

Oldies : A coups redoublés de Kenneth Cook (Livre de poche)

C’est grâce à mes deux amis Jean le Belge et Vincent Gracia que je dois cette lecture fantastique, et il est donc tout à fait normal que je leur dédie ce billet. Et, comme moi, vous ne connaissez pas ce petit roman, il faut absolument que vous couriez chez votre libraire acheter ce roman décidément pas comme les autres.

L’auteur :

Kenneth Cook (1929-1987) est un journaliste, réalisateur, scénariste et écrivain australien. Né à Lakemba (en), en Nouvelle-Galles du Sud en Australie, il étudia à Fort Street High School. Il a fondé un nouveau parti politique ainsi que la première ferme de papillons en Australie. Il est mort d’une crise cardiaque en 1987.

Son roman, Wake in Fright, a été adapté en 1971 au cinéma par Ted Kotcheff sous le titre Réveil dans la terreur.

(Source Wikipedia)

Le sujet :

L’hôtel-bar-discothèque Calpe, isolé au bord de la plage, est un véritable assommoir moderne. Mick et Jenny, les gérants, occupés à servir le plus de verres d’alcool possible, veulent absolument éviter les ennuis en se déchargeant de toute responsabilité.

Mais avec la présence d’une paire d’équarrisseurs assoiffés – comme tous les week-ends – de prostituées et leurs souteneurs, et d’une foule de jeunes au cerveau embrumé par l’alcool et les hormones, le cocktail a tout pour devenir explosif.

Les pulsions brutales des uns, les frustrations des autres vont se combiner et aboutir à ce qui est peu à peu mis en perspective, en parallèle au récit des événements, par de courts extraits du procès à suivre: viol, bagarres, puis issue fatale pour l’un des protagonistes. Le sort des acteurs de ce huis clos est à tel point lié, le drame agissant par ricochets, qu’on aura en fin de compte bien du mal à déterminer qui est vraiment victime, et qui est coupable.

Mon avis :

La forme aussi bien que le fond a une importance dans ce roman. Il s’agit, en alternance, de suivre des personnages, entrecoupés de passages d’un procès, les réquisitoires du procureur général, de l’avocat de la défense et du juge. Mais on ne saura pas ce qui s’est réellement passé, sauf à la dernière ligne.

On y trouve donc Mick et Jenny qui tiennent un gigantesque hotel, et qui accueillent le week-end des jeunes gens qui se saoulent pour oublier leur quotidien de la semaine. Ils n’ont pas d’enfants et accordent plus d’importance à leur chat Mol qu’aux humains. John Verdon travaille aux abattoirs et est doué pour tuer les bœufs d’un coup de marteau bien placé. Autour d’eux s’agitent des personnages entre prostituées et macs, jeunes mineures et travailleurs pour un roman décidément pas comme les autres.

Car on a droit à une belle galerie de déjantés, ne cherchant que l’oubli, oubliant qu’ils ont une once d’humanité. On se retrouve surtout dans un huis-clos qui rappelle les pires scènes de débauche des Romains, comme quoi le monde a bien peu changé. C’est enfin un roman où l’auteur s’en donne à cœur joie pour critiquer la société et même si le roman a été écrit en 1964, il est d’une modernité confondante. Hésitant entre la comédie de situation, la violence pure et l’exercice de style, le roman réussit l’exploit de nous tenir en haleine jusqu’au bout, tout en nous forçant à nous poser des questions sur la justice et l’interprétation des faits, comme sur l’absurdité de la société. C’est un roman coup de poing, une sacrée découverte à propos de laquelle je remercie mon ami Jean Le Belge pour l’envoi.