Le chouchou du mois de mai 2015

En ce mois de mai 2015, nous aurons fêté en grande pompe le sixième anniversaire du blog. Fichtre ! ça ne me rajeunit pas. Alors, je me suis fait un petit plaisir, pour la rubrique Oldies, en ressortant du fin fond d’une de mes bibliothèques, un roman d’un auteur que j’adore : Le maitre des nœuds de Massimo Carlotto (Métaillié). La lecture de ce roman est une bonne raison pour se rappeler qu’il faut lire tous les romans de Massimo Carlotto.

Au rayon des découvertes, j’ai lu un intéressant thriller, en lecture électronique, qui laisse augurer la naissance d’un auteur au style déjà affirmé, et dont j’attends les futures productions : L’Alicanto de Amadeo Alcacer (Santa Rosa). J’aurais été emballé par le polar de Didier Fossey, Burn out (Flamant noir) qui, grâce à un scenario bien construit, creuse les personnalités des flics et leur mal-être devant un travail de jour en jour plus difficile. J’aurais aussi lu la dernière enquête parue de Inger Wolf, Noir septembre (Mirobole) et il se peut bien que je suive à l’avenir les enquêtes de Daniel Trokic, tant c’est bien écrit et passionnant.

Enfin, avec les commémorations du 8 mai, j’aurais lu Ravensbrück mon amour de Stanislas Petrosky (Atelier Mosesu), roman de la mémoire, qui prend pour cadre un camp d’extermination, et pour personnage principal un dessinateur qui va devenir le témoin des horreurs de ce camp. S’il faut avoir le cœur bien accroché pour lire ce roman, il n’en reste pas moins que ce roman est à lire et à mettre à coté de La mort est mon métier de Robert Merle.

Durant le mois de mai, on voit aussi apparaitre les romans qui seront sans nul doute entre vos mains durant vos futures vacances estivales. J’aurais pu donner le titre de chouchou du mois à chacun d’eux tant ce sont tous des réussites. Perfidia de James Ellroy (Rivages), mon auteur favori, est un roman qui comble les attentes que l’on peut avoir de ce roman de fou, un roman à la démesure de son auteur. Une putain d’histoire de Bernard Minier (XO éditions) est un roman hommage aux romans psychologiques américains, avec un scenario machiavélique qui vous surprendra jusqu’au dénouement final. Lignes de fuite de Val McDermid (Flammarion) montre notre auteure écossaise au meilleur de sa forme, et sous le prétexte de la disparition d’un enfant, dénonce le système des reality shows.

Le titre du chouchou du mois revient donc à La rascasse avant la bouillabaisse de Gilles Del Pappas (Editions Lajouanie), parce que c’est un roman d’aventures comme on ne les fait plus, malheureusement. Parce que l’on passe plus de vingt ans en 300 pages de la vie d’un truand et que c’est passionnant. Parce que le dénouement est d’un humour noir grinçant. Parce que c’est du divertissement très haut de gamme, du roman d’aventures comme on aimerait en lire plus souvent. Parce que j’avais envie de saluer le travail des éditions Lajouanie qui, jusqu’à présent, et à mon avis, font un sans fautes dans le choix de leur production.

Voilà, je vous donne rendez vous le mois prochain. D’ici là, n’oubliez pas le principal : lisez !

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