Trois fourmis en file indienne de Olivier Gay (Editions du Masque)

Depuis son premier roman, je suis cet auteur et son personnage récurrent Fitz, sorte de parasite dealer de drogue, qui profite des soirées people de la capitale pour vendre se drogue et ainsi se payer une petite vie peinarde. Ce roman est sa quatrième aventure et pour le coup, il va être obligé de quitter la capitale pour des paysages ensoleillés.

Ismael avait 43 ans et sortait d’un concert de jazz et prit le métro pour rentrer chez lui. Sébastien, 35 ans, était un adepte du footing de nuit dans les rues de Paris. Une blessure au mollet l’obligea à prendre le métro. Florence avait 19 ans et était du genre à diriger sa vie et ne pas se laisser faire. Oussama, 32 ans, était un fonctionnaire à la mairie du 14ème arrondissement. Ces quatre jeunes gens s’étaient retrouvés dans la même rame de métro quand l’explosion a eu lieu. Ils sont tous morts.

Fitz, surnom de John-Fitzgerald Dumont, en bon dealer se retrouve dans une soirée parisienne, dans une boite de nuit de luxe. Son amie Deborah, institutrice et accro à la coke est avec lui. Son autre ami Moussah assure le rôle du videur et c’est d’ailleurs pour cela que Fitz a pu rentrer et écouler son stock de drogue. Alors qu’il risque de se faire coincer par une belle blonde Helene qui travaille aux stups, il reçoit un message de son ami hacker Bob qui l’a dépanné lors de précédentes aventures.

En effet, ils s’étaient mis d’accord pour se rendre mutuellement un service. Bob et Fitz ne se sont jamais vus mais, étant loyal, Fitz ne peut refuser. Il devra implanter une puce espion sur l’ordinateur d’un richissime amateur d’art, Philip Munster (comme le fromage) qui organise une vente aux enchères réservée à des gens triés sur le volet. Bob a tout prévu, du billet d’avion aux faux papiers. Fitz doit juste être accompagné. Il pense à Deborah, mais c’est Jessica qui prendra la place, car Muster est soupçonné de financer le terrorisme international.

Il est amusant d’imaginer un branleur comme Fitz, pur Parisien d’adoption, sorte de caméléon des nuits de folie, être obligé de quitter la capitale pour rendre un service à quelqu’un qu’il n’a jamais rencontré. On s’attend à un dépaysement, mais non ! Finalement, on le retrouve plutôt à l’aise et plus immature que jamais. Là où il se retrouve au milieu de gardes du corps impressionnants, lui ne pensera qu’à une chose : faire l’amour à sa compagne.

C’est ce mélange, ce décalage qui fait tout le sel de cette aventure. Fitz retrouve cette allure nonchalante, ce faux rythme inconscient du danger, et je dois dire que cela fait rudement plaisir de le voir démolir une armoire à glace (je veux dire un homme hyper ultra méga musclé) alors que c’est plutôt le genre couard et lâche qui ne pense qu’à lui-même. Bref, ce roman là, pour moi, c’est le meilleur de la série. Le pied intégral, un petit roman de 270 pages qui se lit d’une traite (deux en ce qui me concerne) car Olivier Gay nous fait marcher du début à la fin.

Le ton de ce polar, comme les trois autres aventures de Fitz, n’est pas très sérieux. Après un épisode où on sentait Fitz aux prises avec des responsabilités qu’il refuse, le voici dans un style plus léger. Par contre, on retrouve les qualités que j’avais apprécié dans le troisième opus, à savoir une excellente maitrise de l’intrigue et une narration pleine d’humour, légère et prenante. Car ce roman, c’est du pain béni pour le lecteur, du pur plaisir. Des décors aux impressions de Fitz, que ce soient les scènes d’action ou les scènes intimes, ce roman est impeccable. Je l’ai lu, avalé, dévoré en à peine deux jours et j’en suis ressorti le sourire aux lèvres, avec l’impression d’avoir passé un excellent moment. Super !

 Ne ratez pas l’avis de l’oncle Paul

Publicités

6 réflexions sur « Trois fourmis en file indienne de Olivier Gay (Editions du Masque) »

  1. Bonsoir Pierre
    et merci pour le lien.
    Un roman léger, oui, qui détend et qui fait du bien, je suis tout à fait d’accord avec toi. Et ce dernier opus, en date, augure de plus belles choses à venir que le troisième qui m’avait laissé comme un goût amer.
    Amitiés

    J'aime

    1. Salut Paul, de rien … le 3ème était plus sérieux. L’auteur semblait se poser des questions sur son antihéros, le montrant plus égoïste que jamais. Là c’est de l’humour à plein tube, des situations inédites sans se prendre au sérieux. Super ! Amitiés

      J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s