De mort naturelle de James Oswald (Bragelonne)

Pour l’inauguration de sa nouvelle collection, Bragelonne nous propose la découverte d’un nouvel auteur, et un nouveau personnage récurrent, Tony McLean. Ce roman doit son succès outre-manche grace à sa vente en autoédition, et s’il ne m’a pas paru parfait, il est suffisamment intéressant pour me donner envie de poursuive l’aventure pour son prochain roman à paraitre bientôt.

Nouvellement promu au grade d’inspecteur à Edimbourg, Anthony McLean se lève ce matin là avec la volonté de bien faire. Quand il aperçoit un cordon de police dans une maison proche de chez lui, il songe à bien faire en visitant les lieux. C’est sa première rencontre avec son collègue Duguid (surnommé Dugland ; personnellement, j’adore !), à propos du meurtre horrible d’un richissime banquier Barnaby Smythe. Alors que McLean ne veut qu’apporter sa connaissance du quartier, Duguid voit en sa présence une concurrence désagréable.

D’un caractère bien trempé mais malgré cela respectueux de la hiérarchie, McLean est avant tout un excellent professionnel. Là où il imaginait un poste avec plus de responsabilités, il se retrouve surtout avec plus de paperasse et une équipe réduite à 2 personnes à diriger, Bob Laird et je tout jeune Stuart McBride.

McLean n’a pas le temps de souffler qu’on l’informe qu’on a retrouvé un corps de jeune femme sur un chantier. En fait, il s’avère que dans la cave, les ouvriers ont découverts un mur derrière lequel il y avait une chambre secrète. Le corps, qui date de quelques dizaines d’années a été mutilé et cloué sur une croix. Le corps semble avoir été remarquablement conservé. Puis, d’autres corps atrocement tués viennent s’ajouter au travail déjà considérable du poste de police. McLean va devoir démêler ce sac de nœuds.

Il semblerait que cette année, nous ayons droit à beaucoup de nouveaux personnages récurrents. James Oswald débute donc une nouvelle série avec un inspecteur dont on ressort avec plus de questions que de réponses. Et c’est bien là l’intérêt des séries à suivre. De ce point de vue, l’inspecteur McLean est suffisamment complexe pour donner de la matière dans les prochaines enquêtes.

A travers ce premier roman, on peut dire que James Oswald a de la suite dans les idées. L’intrigue est incroyablement complexe et incroyablement bien menée. Au début de ma lecture, j’ai trouvé ce roman lent. Je l’ai donc arrêté puis repris et je dois dire que j’ai bien fait de persévérer. Car ce roman s’avère un polar redoutable de par son scenario, avec de nombreux personnages fort bien décrits. Et on y trouve une petite touche de fantastique, qui vient agrémenter le tout. Pour un premier roman, c’est plutôt impressionnant, bien que cela eut pu être plus simple d’accès pour le lecteur lambda.

Dans les avis des amis Jean Marc, Claude Le Nocher ou Velda, on peut y lire des références à John Connoly ou Ian Rankin. De Rankin, James Oswald a la facilité de peinture des personnages et la complexité des intrigues. De Connoly, il a cette faculté de peindre des scènes angoissantes et très visuelles et il s’est approprié cette touche de fantastique. Ce premier roman, pour impressionnant et ambitieux qu’il soit, s’avère donc un premier épisode encourageant, suffisamment emballant en tous cas pour que l’on ait envie de continuer l’aventure avec l’inspecteur McLean.

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