Personne ne court plus vite qu’une balle de Michel Embareck (Archipel)

J’avais fait connaissance avec Victor Boudreaux lors d’un Avis d’obsèques franchement emballant. Alors, pourquoi ne pas remettre le couvert avec sa dernière enquête, ou devrais-je dire sa dernière aventure, car c’en est une.

Nous retrouvons donc Victor Boudreaux, détective privé franco-américain de son état, à la Nouvelle Orléans. Il se remet plutôt bien de son AVC et ne souffre pas trop de ses migraines. Pour s’occuper, il s’est reconverti en entraineur d’athlétisme, et en particulier dans le lancer du marteau. Il aimerait bien pousser quelques jeunes, mais le seul moyen pour lui est de participer à un concours international. Et pour cela, la seule rencontre d’athlétisme qui s’ouvre aux indépendants se situe en Ukraine. Et pour cela, il faut de l’argent.

Boudreaux, lors de sa carrière, a bourlingué, passant de soldat pour le compte des Américains au Vietnam à détective privé en France. Pour autant, il se moque comme une guigne d’un chanteur altermondialiste nommé Flaco Moreno. Ses prises de position publiques en faveur des écologistes ou contre le G8 l’indiffèrent au plus haut point ; le fait qu’il vienne de se suicider en plein enregistrement de son nouveau disque aussi. Par contre, quand les parents viennent le voir pour enquêter sur cette mort suspecte, Boudreaux voit là l’occasion de financer le voyage de ses protégés, puisque le père de Moreno, Mohed Khouri est un homme d’affaires très riche.

Outre que les affaires de Moreno ont disparu, Boudreaux s’aperçoit que le chanteur était un redoutable homme d’affaires. Il envisageait même de se lancer dans le commerce équitable de crevettes, en relation avec des gens au Vietnam. Car il y a plein d’argent à se faire avec le commerce équitable. Cela suffit à Boudreaux, affublé de son compagnon d’armes Earl Turnbinton, pour se jeter dans l’aventure, direction Saïgon.

Le premier mot qui me vient à l’esprit pour qualifier ce roman est indéniablement Roman d’Aventures. Car outre le fait que l’on voyage des Etats Unis au Vietnam pour finir en France, c’est bien à des rebondissements incessants dans une enquête qui commence doucement et qui devient vite agitée. D’ailleurs, si en introduction à ce roman, l’auteur le dédie à Bob Morane et Bill Ballantine, les héros créés par Henri Vernes, c’est bien parce qu’on y retrouve tous les ingrédients de cette série mémorable et inoubliable, des décors exotiques en passant par les dénonciations de certains travers.

D’ailleurs revenons sur ces travers … car ce roman ne serait pas un opus supplémentaire des aventures de Victor Boudreaux s’il n’y avait pas la patte de l’auteur. Michel Embareck est du genre à ne pas prendre de gants avec personne. Clairement, si vous n’avez jamais lu de roman de cet auteur, sachez que ça va vite, et ça flingue à tout va. Cette fois ci, la cible est tout ce qu’on nous fait passer pour de l’alter mondialisme et le commerce équitable, qui permet à certains de se faire un pognon monstre sur le dos des paysans, ouvriers, pêcheurs des pays en voie de développement, que cette mouvance est sensée aider.

Clairement, attendez vous à voir vos idéaux tomber en poussière. Boudreaux y met le feu, donnant au passage des exemples actuels qui rendent le message cohérent et qui vous force à vous poser des questions. Michel Embareck est du genre à remuer le seau de merde, jusqu’à ce que ça éclabousse tout le monde et, pour tout vous dire, j’aime ça ! Voilà un roman d’aventures, un roman d’action, qui va vous secouer. Et rassurez vous, c’est pour votre bien, ça va vous rendre moins naïf.

Ne ratez pas les avis de Velda, Claude et l’Oncle Paul

… Et justice pour tous de Michael Mention (Rivages Noir)

Nous avions suivi avec passion cette trilogie consacrée à l’Angleterre, nous avions dévoré Sale temps pour le pays, puis Adieu demain. Il faut bien se rendre à l’évidence que cette trilogie est finie, terminée … en voici donc le dernier tome : Et justice pour tous.

24 janvier 2013. Mark Burstyn, ancien superintendant de la police de Leeds, vit maintenant à Paris. Après avoir fait de la prison, avoir indemnisé la famille des victimes, il a émigré dans la ville des lumières. Il habite un minable studio de 10m² dans le quartier de Stalingrad et a tout juste assez d’argent pour se payer sa bouteille de whisky quotidienne et ses Dunhill. Son seul contact qu’il garde avec son pays, ce sont des lettres hebdomadaires que lui écrit sa filleule, Amy Cooper.

Leeds. Le commissariat de Bradford reçoit des plaintes de personnes diverses, toutes agées d’une cinquantaine d’années. Elles se plaignent d’avoir subi des viols dans leur jeunesse à l’orphelinat de St Ann. Clarence Cooper, le père d’Amy, est chargé de l’enquête. Il commence par une perquisition et découvre dans une cave, derrière un mur, une véritable pièce de torture.

Paris. Mark, poussé par son ami Yann Bourgoin, décide d’appeler Clarence Cooper plus tard ce soir là. Il a pris son courage à deux mains pour parler à sa filleule. Clarence, au bout du fil, craque et éclate en sanglots : Amy vient de mourir, renversée par une voiture. Mark décide de revenir au pays. C’est le début de sa dernière croisade.

On en a lu des rédemptions, des croisades, des vengeances dans les polars. On en a lu des histoires de flics alcooliques, des délaissés, des désespérés, des revanchards. Mais je dois dire que celui-ci, il restera quelque part en moi, au fond de moi. Car ce roman est d’une noirceur rare. Il n’y a pas un chapitre qui relève l’autre ; quand on croit sortir la tête du seau, Michael Mention nous replonge dans l’eau à un tel point que, par moments, on a du mal à respirer. Dans ce roman, tout est noir et a la couleur du sang.

Comme d’habitude, Michael Mention utilise son style si particulier, mélange de phrases hachées et de mises en exergue de passages, pour mieux mettre en évidence les émotions, les passages forts. Et pour soutenir tout cela, on y trouve une narration à la première personne qui devient entêtante et martyrisante, et des dialogues justes, si justes que je me demande s’ils ne sont pas les meilleurs que l’auteur ait écrits.

Et puis, Michael Mention ne serait pas Michael Mention s’il n’y ajoutait pas sa patte, en ajoutant un sujet qu’il affectionne. Cette fois ci, c’est une analyse de l’état de l’Angleterre et les conséquences du passage de Margaret Thatcher au pouvoir. Il en profite d’ailleurs pour montrer l’incapacité des dirigeants actuels anglais à mener un pays vers un avenir, quel qu’il soit, et se permet même, pour la fin du roman de mener une charge violente avec documents à l’appui, fustigeant les crimes impunis et les immunités que les gens de pouvoir s’octroient. Pour clore sa trilogie, Michael Mention a écrit un formidable roman noir. Accrochez vous !

La chronique de Suzie : La défense de Steve Cavanagh (Bragelonne)

Pour cette découverte d’un nouvel auteur, nous avons été deux à lire ce roman, Suzie et moi. Comme son avis est bien meilleur que le mien, mieux écrit, mieux argumenté, je lui ouvre tout naturellement les portes de Black Novel. Je laisse donc la parole à Suzie :

Bonjour, amis lecteur, voici mon billet sur le livre « La Défense » de Steve Cavanagh.

Ancien escroc devenu avocat, Eddie Flynn a connu les deux carrières et décidé de ne plus plaider. Le chef de la mafia russe va pourtant l’y obliger : pour le convaincre d’assurer sa défense, il a enlevé sa fille et menace de l’exécuter. Détail supplémentaire : Eddie devra se présenter devant le juge avec une ceinture d’explosifs dans le dos.

Flynn a quarante-huit heures pour gagner le procès du siècle. Le FBI scrute le moindre de ses gestes. Pour un bon avocat, c’est presque mission impossible ; un simple arnaqueur baisserait sûrement les bras.

Mais on parle d’Eddie, là. L’adrénaline, il aime ça.

En lisant la quatrième de couverture de ce livre, j’ai tout de suite pensé au synopsis d’un film avec Johnny Depp dont le titre est « Meurtres en suspens ». C’est un film qui date de 1995 où le héros voit sa fille kidnappée et, pour la sauver, il doit tuer une personne, un politicien plus précisément.

Je suis donc partie avec un à priori négatif. Le truc qui m’a convaincu de lire ce roman est l’ancien métier exercé par le héros. Ce dernier est un ancien arnaqueur et non pas un simple quidam choisi dans la foule car il empêchait un skateur d’ennuyer sa petite fille.

Le récit commence donc comme décrit et on suit les aventures d’Eddy avec ses problèmes et ses flashes-back. Car il y a des flashes-back, tout au long du récit, qui peuvent dérouter le lecteur. L’auteur explique au fur et à mesure comment le héros en est arrivé à ce stade de l’histoire, ses affinités, ses rencontres et ce qui le disposait à devenir un escroc mais également un avocat car il faut être un arnaqueur repenti pour pouvoir amener un jury à vous suivre, du moins aux États-Unis. L’autre particularité de ce récit, c’est qu’il est raconté à la première personne. Ce qui peut être dérangeant ou pas selon.

Si vous avez survécu jusque là, vous apprécierez la suite car on va commencer à entrer dans le vif du sujet. La mise en place de l’histoire est assez longue et on ne comprend pas pourquoi l’auteur ne donne pas plus d’indications. Il faut persévérer dans la lecture, jusqu’au retournement de situation où la vision du héros et par là même, celle du lecteur, va changer et comprendre des aspects qu’on avait laissé de coté, voire même pas vu. Parce que l’auteur s’est fait plaisir en semant des indices dans le récit, indices dont le lecteur peut avoir du mal à comprendre l’utilité ou les oublier rapidement. Du coup, on se rend compte que ce qui paraissait si évident ne l’est plus du tout. Et qu’on avait tout faux dès le début. Et là, j’ai commencé à être vraiment captivée par le récit. Jusqu’à ce moment de l’histoire, j’étais juste curieuse.

Tout va commencer à s’accélérer, des alliances étranges vont voir le jour, les indices prendre un véritable sens jusqu’au dénouement final … explosif ;

En allant sur le site de l’auteur, il semblerait que ce tome soit le premier d’une série dont le héros serait Eddie Flynn. De plus, il semblerait que ce soit le premier roman de cet auteur, ce qui pourrait expliquer certaines maladresses dans le récit. Je me demande bien qu’elle sera la prochaine aventure de ce héros mi-arnaqueur, mi-avocat. Bonne lecture

Des idées de polars …

Voici une nouvelle sélection tout personnelle parmi les polars qui viennent de sortir, alors n’hésitez pas à piocher dedans …

Malédiction jardinier kibei

La malédiction d’un jardinier Kibei de Naomi Hirahara (Editions de l’Aube)

Mas Arai est un jardinier kibei – ce qui signifie qu’il est nippo-américain – installé au pied des collines de Pasadena. Son principal souci : que les lames de sa tondeuse à gazon restent propres et affûtées et que le moteur de sa camionnette soit en bon état de marche. Mais si les pelouses de ses clients sont impeccables, sa vie n’est pas une franche réussite. Mas est rattrapé par toute une vie de péchés. Et voilà qu’à présent, le bachi – l’esprit du châtiment – vient frapper à sa porte. Tout commence lorsqu’un inconnu débarque en ville et se met à poser des questions sur un pépiniériste que Mas a connu à Hiroshima. Joji Haneda risque de mourir et les jours de Mas sont en danger, car il a dû conserver quelques lourds secrets pour pouvoir se construire une vie digne du rêve américain…

Ne ratez pas l’avis de Claude Le Nocher ici

Dame de pierre

La Dame de pierre de Xavier-Marie Bonnot (Belfond)

Quand l’homosexualité devient un secret mortel.

Pierre Verdier a été un des alpinistes les plus brillants de sa génération, mais un drame entouré de mystère a brisé sa carrière. Depuis, il vit reclus et amer dans la ferme familiale, au pied d’une montagne mythique des Alpes.

Sa sœur Claire est une scientifique de haute volée, installée à Paris, où elle mène une existence cachée. Dans la famille Verdier, les non-dits ont force de vie. Une fois par an, à la Toussaint, Claire rejoint son village natal pour fêter les morts et voir son frère, Pierre. Cette année-là, la neige est arrivée tôt. La nuit, seule dans ce qui fut sa chambre de jeune fille, Claire fait de terribles cauchemars. Elle voit la mort sanglante d’une certaine Vicky…

Xavier-Marie Bonnot nous avait habitués à des polars très documentés sur des sujets rares tels que la préhistoire, l’opéra, le druidisme et les arts premiers… Avec La Dame de pierre, il change radicalement de registre pour se concentrer sur la nature humaine. Ce roman noir psychologique aborde l’homosexualité dans un contexte familial chargé, où les tabous peuvent devenir meurtriers. Une vraie réussite !

Ne ratez pas la chronique de Gaylord ici

Surtout ne mens pas

Surtout ne mens pas de Elena Sender (XO éditions)

Après Intrusion et Le Sang des dauphins noirs, un thriller glaçant sur les nouveaux gourous du transhumanisme.

Elle est une violoniste virtuose. Il est un chercheur islandais de renom, spécialisé dans l’étude du cerveau. Laura et Erik vivent à Paris. Un couple uni, passionné, admiré. Jusqu’à cette fête, pour les quarante ans d’Erik, qui plonge Laura dans l’horreur. Erik est retrouvé à l’étage, dans le coma, pendu à du fil barbelé. Suicide ? Tentative de meurtre ? Tout réussissait à Erik qui venait d’isoler une molécule prodigieuse, l’AT 37, capable d’attirer des neurones dans une région précise du cerveau.

Des perspectives vertigineuses pour lutter contre la maladie d’Alzheimer mais aussi le spectre d’un homme « augmenté », reprogrammé, post-humain, capable du meilleur comme du pire.

Un flic, Raphaël Ruis, ne veut pas croire au suicide. Il explore la vie d’Erik pour tenter de comprendre. Il doit aller vite, très vite, car, à son tour, Laura est agressée. Il tombe sur une créature sculpturale aux cheveux bleus, Pandora, qu’Erik a fréquentée. Puis il remonte la filière du groupe auquel cette vamp inquiétante appartient : les Extreme Body Hackers.

Ces hommes et ces femmes tatoués multiplient les performances pour atteindre le « point de singularité », cette « super-intelligence qui émergera lorsque l’humanité et la machine fusionneront ». Devant le capitaine Ruis, Pandora prédit aussi le contrôle des sentiments : «On pourra aimer ou ne plus aimer, à volonté et sans souffrance ».

Quel lien Erik a-t-il entretenu avec cette secte terrifiante ? Ses découvertes ont-elles été détournées ou a-t-il joué, à l’abri du regard de Laura, aux apprentis sorciers ?

Dans l’hôpital où il a été transféré, Erik a disparu…

Ne ratez pas l’avis de Passion Thriller ici

Oldies : Pas de dragées pour le baptême de Jean Dorcino (Gallimard Série noire)

Ce roman m’a été conseillé par Jacques Olivier Bosco, le célèbre auteur de polars, et cela m’a semblé une bonne idée de l’inclure dans la rubrique Oldies. Ce billet lui est donc tout naturellement dédié.

L’auteur :

Jean Paulhac, né le 22 juillet 1921 à Paris et mort le 25 décembre 2011 à Monteaux dans le Loir-et-Cher, est un écrivain français connu également sous son pseudonyme de Jean Dorcino.

Tout d’abord, professeur d’éducation physique, il publie dans les années 1950 dans l’hebdomadaire Témoignage chrétien un feuilleton : Nous n’avons pas demandé à vivre, et son premier roman Le Chemin de Damas en 1952. En 1956, son premier roman policier Le Crapaud est édité dans la Série noire. Il est également auteur d’une vingtaine de pièces radiophoniques Le commissaire mène l’enquête jouées par François Perrier sur Europe 1.

À la fin des années 1969, il entreprend des études de psychologie et obtient un doctorat en 1974.

Selon Pierre Turpin, repris par Claude Mesplède et Jean-Jacques Schleret, Jean Paulhac aurait utilisé également le pseudonyme de Jean Sébastien pour signer Un chat à la mer, le n°1258 de la Série noire. Dans leur additif publié en 1985, les mêmes auteurs précisent que le pseudonyme de Jean Sébastien est en réalité celui de Jean Dubacq.

(Source Wikipedia)

L’histoire :

Quartier de la Bastille, dans les années 50. Dans le café du père Filhol, quatre compères jouent à la belote. Au comptoir, André Tillard, dit Dédé, souteneur de quelques filles converse avec Tilouis de football. Quand Dédé le traite de « Gueule de citron pas frais, Tilouis prend la tangente. Du à sa petite taille, Tilouis fait un complexe d’infériorité qui se confirme par sa petite voix.

En rentrant chez sa mère, il voit trois couverts mis à table. Elle a du encore se trouver un nouvel amant, ce qui le rend fou. A force de déambuler, il finit sous les ponts, et s’endort sur une grille qui souffle de l’air chaud. Au petit matin, un clochard le réveille. Le ton monte et la bouteille du clochard se casse. Tilouis attrape le tesson et égorge le clochard, avant de s’enfuir.

La paranoïa aidant, Tilouis se sent oppressé et se débrouille pour acheter un pistolet. Avec cette arme, il se sent fort. Il décide alors d’aller voir Dédé et de se venger de toutes les humiliations qu’il lui a fait subir. Il l’exécute de deux balles en pleine poitrine et deux balles en pleine tête. Mais comment l’inspecteur Saverny va-t-il pouvoir retrouver le coupable ?

Mon avis :

J’ai la chance d’avoir retrouvé ce roman dans les bas fonds de mon sous-sol, en édition originale, avec la couverture cartonnée, et tout et tout. Et je dois dire que, quand vous ouvrez le livre, vous respirez, et ça sent le papier ! ça, c’est le premier plaisir que j’ai eu avec ce livre.

Ce roman date donc de 1957. Et on y retrouve toute l’ambiance de cette époque, les rues, les bars ; pas de téléphone portable, tout juste quelques télévisions. Les policiers aussi relèvent les empreintes en prenant des photographies. Les dialogues aussi, comportent un peu d’argot mais rien qui n’empêchent d’apprécier cette lecture.

Car au-delà de l’intrigue simple, celle de l’itinéraire d’un truand qui dépasse son complexe d’infériorité pour devenir un grand assassin, c’est bien la forme qui rend ce livre passionnant. Fait de petites scènes, et alternant entre Tilouis et Saverny, ce roman est un pur moment de plaisir, un bijou de style efficace. On n’y trouve pas plus d’une phrase pour décrire une personne, quelques lignes pour des dialogues percutants et malgré cela vivants. Bref, on peut porter aux nues les auteurs américains, mais ce roman là est la démonstration que dans cette collection là, il y avait aussi bien. Pour ceux qui ont la chance d’en avoir un exemplaire, ce roman sera une excellente lecture noire. Pour les autres, il ne vous reste plus qu’à espérer qu’un jour, un éditeur (Folio ?) veuille bien le rééditer.