La maison des miroirs de John Connoly (Pocket)

Voici le cinquième épisode des enquêtes de Charlie Parker, le personnage récurrent de John Connoly. Vous trouverez ci-joint mes avis sur les précédents romans et celui de Jean le Belge sur le sixième :

Episode 1 : Tout ce qui meurt ;

Episode 2 : Laissez toute espérance ;

Episode 3 : Le pouvoir des ténèbres ;

Episode 4 : Le baiser de Caïn ;

Episode 6 : L’ange noir (Par Jean le Belge) ;

Quatrième de couverture :

États-Unis, 1977. Un certain John Grady s’installe dans une petite ville du Maine. Après y avoir acheté une maison, il entreprend de la rénover. Mais très vite, ses voisins se posent des questions : les murs semblent recouverts de miroirs, et Grady passe ses journées à poser du papier peint avec une colle à l’odeur infâme, qui empoisonne tout le quartier. Au même moment, plusieurs petites filles disparaissent, et les soupçons se portent sur Grady. Alors que les policiers s’apprêtent à l’arrêter, il se suicide sous leurs yeux.

Pendant des années, la maison est restée à l’abandon, rachetée anonymement par le père d’une des fillettes, et plus personne n’a parlé de John Grady. Jusqu’à ce que la photo d’une petite fille, retrouvée dans la maison, ne fasse craindre une nouvelle vague de disparitions. Charlie Parker, détective privé, est chargé de découvrir l’identité de l’enfant avant qu’il ne soit trop tard.

Son enquête le met aux prises avec plusieurs illuminés, attirés comme des papillons par les scènes de crime. Un homme en particulier l’intrigue, celui qu’il surnomme le « Collectionneur » et qui réclame instamment, en paiement d’une dette contractée par John Grady, un des nombreux miroirs de la maison. Et cet homme étrange ne semble pas mû par un simple instinct d’antiquaire…

Mon avis :

Si on peut, comme je l’ai signalé, considérer les quatre premiers romans comme un cycle à part entière, ce court roman nous entraine dans une nouvelle série, dont un personnage inédit et mystérieux fait son apparition. Le Collectionneur est aussi inquiétant que bizarre puisqu’il collecte des objets ayant appartenu à des tueurs en série. Et tout ce qu’il demande, c’est d’obtenir un miroirs issu de la maison de John Grady.

Je m’attendais à un condensé de ce que John Connoly est capable de créer, à savoir nous inventer des personnages en passant en détail leur passé, peindre des paysages inquiétants au milieu d’un brouillard épais, nous mener par le bout du nez dans une enquête tortueuse. Malheureusement, je suis resté sur ma faim. Je trouve, en effet, que le format court laisse bien peu de place à l’imaginaire, même si le style moins disert et plus efficace que d’habitude, est passionnant.

Je ne peux donc pas conseiller pour débuter la série, car cela me semble plutôt comme un interlude entre deux cycles, comme je l’ai dit ci-dessus. Ceci dit, je dois tout de même ajouter qu’il y a un morceau remarquable dans ce livre, quand Charlie Parker se retrouve dans la scène finale dans la maison aux miroirs. Dans ce moment là, John Connoly est capable de nous emmener loin dans un paysage où toutes nos certitudes volent en éclats, où tout ce que l’on croit lire n’est en fait que le reflet de nos cauchemars.

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