Une sale affaire de Marco Vichi

Editeur : Philippe Rey

Traduction : Nathalie Bauer

Après un premier épisode sobrement intitulé Le commissaire Bordelli, et qui vient de sortir en format poche chez 10/18, voici la deuxième enquête de ce personnage décidément attachant et dont on ne va pas pouvoir se séparer.

Avril 1964. Casimiro, un ami de Bordelli et nain de son état, se présente à la porte du commissariat. Il demande à voir le commissaire de toute urgence. Du coté de Fiseole, dans un champ, il a vu un homme mort. Il n’y a pas de doute : du sang sortait de sa bouche. Bordelli prend cette affaire très au sérieux, et ils montent dans la coccinelle du commissaire pour aller voir ça de plus près, mais le corps a disparu. Par contre, ils se font attaquer par un chien que Bordelli parvient in extremis à abattre d’une balle dans la tête, à proximité d’une maison bourgeoise. Quand ils sonnent à la maison, la bonne leur dit qu’elle est seule et qu’elle n’a pas de chien.

Quelque temps après, une jeune fille est retrouvée morte dans un parc de la ville de Florence. Elle a été étranglée et mordue post-mortem sur le ventre. Ce meurtre dégoutte le commissaire et l’émeut beaucoup. Puis, c’est un autre corps que l’on retrouve quelques jours plus tard … ainsi que le corps de son ami Casimiro, empoisonné et enfermé dans une valise. C’en est trop pour le commissaire Casimiro.

Il y a indéniablement un vrai plaisir à lire les romans de Marco Vichi, une absence de rythme, une sorte de nonchalance qui donne envie de se prélasser au soleil. Il y a aussi ces petits détails de la ville de Florence, les petits plaisirs du commissaire, tout cela confère un charme bien particulier à cette lecture, un charme tout en séduction, un charme italien en somme. A cela, on retrouve comme dans la précédente enquête, tous les amis du commissaire qui ont autant d’importance que le commissaire lui-même. Cela donne un cadre cohérent avec de nombreux personnages tous formidablement vivants. A noter qu’il n’est pas utile d’avoir lu la précédente enquête pour suivre celle-ci, même si elle vient de ressortir en format poche chez 10/18.

On retrouve ce personnage de flic débonnaire, serein, qui avance grace à ses amis, motivé par ses rencontres, par ses repas gargantuesques. Il connait les petits truands et n’hésite pas à passer la main en faisant des leçons de morale, car les vrais crimes sont bien plus importants. Il y a surtout ces crimes de jeunes filles qui le révoltent, qui lui montrent ce qui est important dans la vie : sauver les gens.

C’est donc aussi un personnage sous haute tension, que l’on retrouve ici, dans une intrigue plus noire que la précédente, qui va faire autant appel à son instinct que dans la précédente mais qui est stressé car il a peur de retrouver un nouveau corps. Et puis, il y a toujours ses souvenirs de la guerre où on sait qu’il a combattu les nazis à partir de 1943 mais on ne sait pas ce qu’il a fait avant. Et puis, il y a toujours ces personnages secondaires qui sont toujours aussi importants et qui donnent une touche de véracité. Bref, il y a tant de choses, toutes ces touches qui font que j’aime le commissaire Bordelli. Super !

Ne ratez pas l’avis de l’ami Claude

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8 réflexions sur « Une sale affaire de Marco Vichi »

    1. Ah ! Florence ! Tu peux lire les deux indépendamment l’un de l’autre. Le premier est un roman policier plus classique et vient de ressortir chez 10/18. Celui ci est plus noir. Les deux offrent un divertissement haut de gamme !

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