Qu’ils crèvent de Michel Vigneron

Editeur : Pôle Nord éditions

J’avais découvert Michel Vigneron dans une enquête de Luc Mandoline, Harpicide. Voici sa dernière création en date, où je retrouve les qualités que j’avais apprécié, même si la violence de certaines scènes m’a gêné.

Quatrième de couverture :

Quelques heures de la vie de deux policiers de la BAC de Cayenne, à la poursuite de tueurs qui ont massacré une vieille femme et un adolescent dealer de crack. Sur fond de règlements de comptes et de trahisons, une traque violente dans les bas-fonds de la capitale de la Guyane.

Policier pendant cinq ans en Guyane, Michel Vigneron a rapporté de son séjour outre-mer un guide touristique à ne pas mettre entre toutes les mains. Qu’ils crèvent ! est une plongée ultra-réaliste dans les multiples trafics et affaires criminelles qui rythment le quotidien de ses anciens collègues. La ville de Cayenne n’aura jamais été autant bousculée dans un polar !

Mon avis :

Cayenne, de nos jours. Nikson est un jeune homme qui ramène un paquet de drogue, du crack sur son scooter. Les flics l’arrêtent parce qu’il n’a pas de casque. Mais il arrive à sortir sans que personne ne s’en aperçoive. Rentré chez lui, des malabars débarquent et le torturent. Ils pensent qu’il a bavé aux flics pour être sorti si vite. Sa mère sort de la cuisine à ce moment là, et les truands n’hésitent pas une seconde, ils tuent la vieille dame.

José et Gaby font partie de la BAC et reçoivent un tuyau de leur indic Edwige. Un cambriolage est en cours. Ils tombent rapidement sur le voleur, qu’ils arrêtent. De retour au commissariat, on leur indique des coups de feu. Ils repartent et découvrent Nikson et sa mère morts au milieu de la salle à manger. La vieille dame est en fait la tante de José et c’est elle qui l’a élevé. La course poursuite commence.

Bienvenue à Cayenne, une ville de Guyane extrêmement pauvre. Les gens ne vivent que du tourisme et on y trouve une société ravagée par la prostitution, le crack et le SIDA. Bienvenue en enfer. Il faut donc avoir un moral d’enfer pour supporter cela au jour le jour. Les flics de la BAC courent d’un crime à l’autre , ne sachant plus où donner de la tête. C’est bien pour cela qu’un jeune arrêté sans casque peut ressortir dans le bordel ambiant du commissariat.

Pour le coup, il faut avoir le cœur bien accroché pour lire ce livre. Car Michel Vigneron ne nous cache rien, de la description des rues aux personnages, des scènes ultra-violentes au contexte. Il rentre dans les détails et nous montre des gens accros à la drogue et au sexe. Les flics dans ce contexte font ce qu’ils peuvent, essayant de faire régler un ordre qui ne veut plus rien dire pour la population.

C’est bien le coté réaliste d’un reportage qui fait toute la qualité de ce roman, allié à une intrigue tirée au cordeau dont la fin vous surprendra. Et le style est à l’avenant, sec, presque brutal. On sent aussi que ce roman tient à cœur à ‘auteur, qu’il a envie de nous ouvrir les yeux, sans rien nous cacher. Vous voilà prévenus, bienvenue à Cayenne, bienvenue en enfer !

Je ne peux que vous conseiller de lire cet article trouvé sur le Net ici, ainsi que d’aller faire un tour sur le site des éditions Pôle Nord éditions

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