Luc Mandoline épisode 7 et 8

Je vous avais déjà parlé de Luc Mandoline, ce personnage récurrent édité aux Ateliers Mosesu. Ce personnage, ancien légionnaire, rompu aux enquêtes et sports de combat, se retrouve toujours mêlé dans de drôles d’affaires. Chaque épisode est écrit par un nouvel auteur, comme le Poulpe par exemple, ce qui donne à chaque fois un ton particulier et original. Les six titres passés que j’ai passés en revue sont :

Episode 1 : Harpicide de Michel Vigneron

Episode 2 : Ainsi fut-il d’Hervé Sard

Episode 3 : Concerto en lingots d’os de Claude Vasseur

Episode 4 : Deadline à Ouessant de Stéphane Pajot

Episode 5 : Anvers et damnation de Maxime Gillio

Episode 6 : Le label N de Jess Kaan

Voici donc les épisodes 7 et 8 :

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Na Zdrowie de Didier Fossey

Quatrième de couverture :

Un braquage qui tourne mal, des souvenirs de Sarajevo, 1996, la mission IFOR, avec le deuxième régiment étranger parachutiste et voilà Mandoline en vadrouille dans les Balkans pour voler au secours d’Élisa, mais certains apprendront à leurs dépens que seules les montagnes ne se croisent pas, et qu’il ne vaut pas mieux mettre l’Embaumeur en colère.

Didier Fossey nous emmène dans un road-movie paramilitaire, où la musique n’est pas d’Alfred Newman, mais de Mikhaïl Timofeïevitch Kalachnikov dans lequel on ne s’ennuie pas une seule seconde.

Mon avis :

D’un braquage en plein centre de Paris qui laisse huit policiers sur le carreau, Luc Mandoline, qui trouve une balle de kalachnikov sur laquelle est gravé « Smierti », se lance dans une course poursuite derrière un ponte de la mafia russe. Il faut dire qu’un million de bijoux, cela attire les convoitises. Luc pense tout de suite au général Valeri Demedov, ancien légionnaire. Et quand celui-ci prend en otage Elisa, son amie de toujours, Luc fait appel à Sullivan et trois autres anciens légionnaires pour une expédition sanglante dans les pays de l’Est.

Didier Fossey évoque donc plutôt les qualités d’ancien légionnaire dans ce nouvel épisode et nous écrit un roman sous adrénaline. Du pur roman d’action, où en alternant les chapitres entre Luc et le général Demedov, on se retrouve à tourner les pages à une vitesse impressionnante, au rythme de cette action commando qui va se révéler prenante. Cela me rappelle certains romans des années 80-90, où on lisait souvent ce genre de romans sur des barbouzes qui entamaient des croisades pour réparer les torts. C’est donc un roman en forme d’hommage mais aussi de la lecture plaisir que ce nouveau roman de Didier Fossey.

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Le manchot à peau noire de Philippe Declerck

Quatrième de couverture :

Voici que l’Embaumeur se prend pour un barbouze au moment de régler ses comptes. Il y a des professionnels de la magouille géopolitique qui ont du mouron à se faire, car quand on lui rend ses amours éphémères, notre croque-mort devient hargneux et a méchamment envie de broyer du noir.

Une aventure palpitante au cœur de l’Afrique, où l’Embaumeur renoue avec ses habitudes d’ancien légionnaire.

Mon avis :

Pour son passage en grand format, Luc Mandoline a droit à une aventure tout simplement passionnante. Alors que Luc doit s’occuper d’un mort de couleur noire, tabassé à qui il manque la main, sectionnée à la machette a priori, il se rappelle un corps qu’il a embaumé six mois auparavant torturé aussi, mais auquel il manquait la langue. De là à penser qu’il s’agit d’un tueur en série, il n’y a qu’un pas. Les flics pensent eux à un règlement de comptes entre dealers. Et quand il demande à Elisa et son ami Max de fouiller ces affaires, il s’aperçoit qu’en fait il existe trois autres cas similaires plus anciens.

Remarquable et passionnant, voilà les adjectifs qui me viennent à l’esprit. Ce roman, lu en une journée, s’est agrippé à mes mains sans que je puisse le lâcher. Tout tient à la fois à la psychologie des personnages, qui est conforme à la série, mais aussi au déroulement de l’intrigue qui est d’une logique imparable. Il y a de l’action, du rythme, et des dialogues courts et épatants. Quant au sujet de fond, on va parler des enfants soldats, de leur réhabilitation et des salauds tortionnaires qui ont été innocentés (pardonnés !) s’ils reconnaissaient leurs fautes (crimes !). Ne ratez pas cet épisode, écrit simplement, efficacement et qui sans aucune esbroufe, vous fera passer un excellent moment de lecture.

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6 réflexions sur “ Luc Mandoline épisode 7 et 8 ”

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