Les infâmes de Jax Miller

Editeur : Ombres Noires en grand format – J’ai lu en format poche

Traducteur : Claire-Marie Clévy

Ce roman a reçu de nombreux éloges lors de la sortie, et comme je lis beaucoup de blogs, je l’avais mis sur ma liste de lecture. C’est sa sélection en finale des trophées 813 qui m’a décidé à le lire. Je dois dire que pour un premier roman, c’est assez impressionnant de maitrise, même s’il y a quelques petits défauts à noter.

Au fin fond de l’Oregon, dans une petite ville nommée Painter, Freedom Oliver est serveuse dans un bar miteux, le Whammy Bar. Faisant preuve d’un caractère d’acier, surtout quand les clients avinés cherchent à la peloter, elle finit en général ses journées, ronde comme une queue de pelle. Ce soir là, Deux flics débarquent dans le bar. Assurément, ce n’est pas pour annoncer de bonnes nouvelles.

Gumm et Howe, les deux flics viennent lui annoncer que Matthew Delaney vient d’être relâché après 18 ans de prison. Freedom Oliver, qui s’appelle en réalité Vanessa Delaney, bénéficie du Programme de Traitement et d’Information pour la Protection des Témoins Exceptionnels. Vanessa était mariée à Mark Delaney flic et Matthew a été accusé du meurtre.

Vanessa ne craint pas pour sa vie, mais plutôt pour celle de ses enfants, qui sont au nombre de deux : Ethan et Layla. Ils ont été adoptés par le Révérend Virgil Paul et sa femme Carol, qui dirigent une église. Quand elle apprend que sa fille, renommée Rebekah par le couple Paul, a disparu, Freedom décide de prendre la route pour la retrouver. Le début de sa quête commence.

Pour un premier roman, je dois dire que j’ai été bluffé par la maitrise, à la fois de l’intrigue mais aussi du style direct et même de la forme employée. Car c’est un roman complexe, faisant intervenir de nombreux personnages, appartenant à différents camps, qui vont intervenir dans cette histoire à tour de rôle. A coté de Vanessa qui va se faire aider de Mattley, le policier de Painter, on trouve la famille de cinglés, les flics chargés de protéger Vanessa, la famille Paul qui est aussi cinglée, et Ethan, qui s’appelle maintenant Mason Paul, avocat talentueux.

Ces courses poursuites, dans différents lieux, font avancer cette intrigue dans une ambiance noire, mais surtout décalée et carrément cinglée. Car tout va aboutir à une fin apocalyptique dans l’église du Révérend Paul, au bout des 340 pages qui nous auront fait frémir par la force des personnages décrits.

Si la forme est impressionnante, avec cette maitrise de passer d’un personnage à l’autre sans que l’on s’y perde, le sujet du livre se concentre vers la moitié du livre sur cette « église », sorte de secte qui devient le véritable but du livre, à mon avis. Dans un monde sans limite, Jax Miller nous montre ce que l’homme peut engendrer de pire sur cette terre. Et c’est aussi le petit reproche que je ferai à ce livre : celui de nous avoir fait attendre si longtemps pour aborder le véritable sujet. Il n’empêche que l’on a droit à une sacrée galerie de personnages tous plus barrés les uns que les autres, et que, rien que pour ça, ce livre vaut sacrément le détour. Et Jax Miller en devient une auteure à suivre.

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17 réflexions sur “ Les infâmes de Jax Miller ”

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