Oldies : Le lézard lubrique de Melancholy Cove de Christopher Moore

Editeur : Gallimard – Série Noire

Traducteur : Luc Baranger

Tous les billets de ma rubrique Oldies de 2019 seront dédiés à Claude Mesplède

Claude Mesplède écrivait des rubriques dans une revue consacrée au polar qui s’appelait Alibi, dans laquelle il proposait des polars édités par la Série Noire qui sortaient de l’ordinaire. Au programme, un roman loufoque entre Godzilla et vie tranquille dans un petit village … enfin, tranquille, c’est vite dit.

L’auteur :

Christopher Moore, né le 1er janvier 1957 à Toledo dans l’Ohio, est un écrivain américain de roman policier et fantastique.

Il abandonne ses études à 16 ans, puis enchaîne les petits boulots : couvreur, épicier, courtier d’assurance, serveur. Il s’inscrit finalement à l’Université de l’Ohio, puis s’installe en Californie et suit des cours à la Brooks Institute of Photography de Santa Barbara. Il publie en 1992 Demonkeeping, un premier roman qui mêle humour et fantastique, dont les droits seront achetés par Disney, et se consacre depuis à plein temps à l’écriture. Ce roman se déroule à Pine Cove, un village fictif côtier de Californie. Le village est aussi au centre du récit de Le Lézard lubrique de Melancholy Cove (The Lust Lizard of Melancholy Cove, 1999), où un monstre marin s’attaque aux habitants du village à qui on a supprimé les antidépresseurs, et de Le Sot de l’ange (The Stupidest Angel: A Heartwarming Tale of Christmas Terror, 2004) où un enfant de 7 ans qui a vu le Père Noël prie pour son retour, alors que la plupart des villageois sont complètement paumés.

Un blues de coyote (Coyote Blue, 1994) et La Vestale à paillettes d’Alualu (Island of the Sequined Love Nun, 1997) sont des romans noirs farcis d’humour et de surnaturel. Avant d’écrire La Vestale à paillettes d’Alualu, soucieux de chaque détail, « Moore a vécu deux mois dans les îles du Pacifique pour s’imprégner de son sujet » : lorsqu’un pilote de jet est envoyé pour une mission médicale en Micronésie où il se trouve confronté à de mystérieux événements. Les Dents de l’amour (Bloodsucking Fiends: A Love Story, 1995) raconte l’histoire de Jody, une jeune femme mordue par un vampire et qui en découvre les avantages et les inconvénients. Devant le succès de l’ouvrage et le retour au premier plan des vampires, Christopher Moore propose une suite à ce roman avec D’amour et de sang frais (You Suck: A Love Story, 2007) et Bite Me: A Love Story (2010).

« Iconoclaste, Moore a imaginé la vie de Jésus raconté par son ami d’enfance » dans L’Agneau (Lamb: The Gospel According to Biff, Christ’s Childhood Pal, 2002).

Christopher Moore est l’auteur d’une quinzaine de romans, dont neuf ont été traduits en France, d’abord au sein de la collection Série noire, puis chez Calmann-Lévy dans la collection Interstices.

Source : Wikipedia

Quatrième de couverture :

Il se passe quelque chose dans la morne station balnéaire de Melancholy Cove. On y trouve, pour un cocktail détonant, un flic qui se console de l’être en tirant sur des joints, une schizophrène ex-actrice de films de série Z post-apocalyptiques réfugiée dans une caravane, un joueur de blues poursuivi par un monstre marin dont il a tué le petit quarante années plus tôt, une psy qui ne donne plus à ses malades que des placebos, un pharmacien lubrique ne rêvant que d’accouplements avec des dauphins, une femme qui se pend, des gens qui disparaissent… Une seule certitude : tous ont la libido qui explose. Tous sans le savoir sont sous le signe du lézard…

Mon avis :

Trois événements vont bouleverser la vie tranquille de Melancholy Cove. Tout d’abord, Bess Leander, femme au foyer et mère de deux enfants, est retrouvée pendue dans sa salle à manger. Ensuite, Mavis Sand, propriétaire du bar local, passe une annonce pour trouver un chanteur de Blues. Enfin, une légère fuite de liquide radioactif a lieu dans la centrale nucléaire.

L’air de rien, les conséquences vont être terribles. Un monstre marin ressemblant à Godzilla se réveille et Valérie Riordan, la psychiatre, se sentant coupable, décide d’arrêter de délivrer des ordonnances d’antidépresseurs pour les remplacer par des placebos, avec l’accord de son ami et complice pharmacien. Théophile Crowe, le flic municipal, va se retrouver au cœur de ces phénomènes, quand la ville se transforme en joyeux bordel orgiaque.

En mélangeant une affaire policière avec des événements fantastiques, en utilisant un ton ironique et loufoque, Christopher Moore nous offre un roman prenant, passionnant et surtout irrésistible de drôlerie. Quasiment toutes les scènes sont hilarantes, soutenues par une intrigue menée de main de maître et des dialogues fantastiques et savoureux, rajoutant un aspect comique énorme.

Mais ce roman n’est pas qu’une potache puisqu’il permet, en décrivant la vie de cette petite ville, de pointer les travers de la société américaine. Entre la corruption du shérif, les psychiatres et les magouilles des pharmaciens, les religieux proches de sectes, les acteurs délirants et malades, et l’attrait du fric, toujours le fric. C’est un roman hilarant, totalement barré, ne ressemblant à aucun autre. Encore un roman culte !

2 réflexions sur « Oldies : Le lézard lubrique de Melancholy Cove de Christopher Moore »

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