Ce qui reste de candeur de Thierry Brun

Editeur : Jigal

Cela faisait un petit bout de temps que l’on n’avait plus de nouvelles de Thierry Brun, depuis 2016 et son formidable Les rapaces. Avec cet auteur, on a l’assurance de passer un bon moment avec un personnage vivant à vos cotés. Une nouvelle fois, c’est un très bon polar, qui va vous malmener.

Thomas Boral se retrouve coincé sur l’autoroute menant vers Mazamet où se déroule l’organisation du Rallye Montagne Noire. Il fait une chaleur torride, et sans climatisation, c’est l’enfer dans la Ford. Quand il regarde dans le rétroviseur, il aperçoit un SUV Mercedes. Il est sûr d’avoir déjà aperçu le véhicule et son chauffeur en costume auparavant. Il est maintenant persuadé d’être suivi.

Il faut dire que Thomas Boral vient de sortir de prison. En échange de sa libération, il doit témoigner contre Franck Miller, patron d’Intermediation Group et tueur de la mafia pour qui il a travaillé. Alors, il tourne et retourne avant de se garer sur un parking proche d’une banque. Il va y déposer de l’argent qu’il a dérobé à son ancien patron.

Sur les conseils de Rousseau, chargé de sa protection, il trouve une maison à louer à Caunes-Minervois, et cherche à occuper son temps libre. Il fait la connaissance de son voisin, Adrian et de sa superbe femme Delphine. Il se remet au sport, et commence à faire du bricolage, tout ça pour oublier la menace qui pèse au dessus de sa tête. Surtout quand la nuit, il entend de drôles de bruits.

Une nouvelle fois, on entre dans le personnage de Thomas Boral, avec une facilité déconcertante. On entend des bruits, on sursaute à la moindre surprise et, imperceptiblement, la tension se met en place. Thierry Brun ne met qu’une petite dizaine de pages pour placer son décor, mettre en route son intrigue, puis il nous prend en charge … et on le suit avec plaisir !

Ce qui est un comble. Thierry Brun ne nous prend pas par la main, il nous place une corde autour du coup, avec un nœud coulant, et il resserre petit à petit le nœud jusqu’à ce qu’on ne puisse plus respirer. La tension monte de plus en plus au fur et à mesure du déroulement du roman, au fur et à mesure des événements qui vont enfoncer notre pauvre Franck Boral. A croire qu’il cherche les problèmes !

C’est un roman sous haute tension, qui nous met à mal, parce qu’il remet sans cesse en cause nos certitudes. On finit par ne plus savoir qui est le gentil, qui est le méchant, dans cette histoire. A tel point que l’on devient paranoïaque ! A cela s’ajoute une atmosphère étouffante, liée à la température mais aussi au stress qui monte. Et, on est vraiment soulagé quand cela se termine, car on n’aurait pas pu tenir longtemps à ce rythme. Ce roman s’avère être un très bon polar étouffant.

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