Le chouchou du mois d’avril 2020

C’est dans un contexte bien particulier que je boucle ma 10ème année de Black Novel. Eh oui, dès vendredi, nous fêterons le 11ème anniversaire en fanfare ! J’ai évidemment évité de publier des avis concernant des romans que vous ne pouvez pas vous procurer, donc j’ai fait la part belle au Déstockage, et balayé tous les genres. Il ne vous reste plus qu’à choisir selon vos goûts et vos envies de découverte.

Parmi les nouveautés, De mort lente de Michaël Mention (Stéphane Marsan) est un roman rageur comme seul sait le faire notre Michaël national. Il aborde ici les perturbateurs endocriniens dont on nous gave, au détriment de notre santé. Clairement dénonciateur, c’est un roman important.

Du sang sur l’asphalte de Sara Gran (Editions du Masque)est la troisième enquête de claire DeWitt, la meilleure détective du monde. Toujours minée par ses obsessions, l’auteure nous convie à la résolution de trois énigmes dans un polar complexe qui n’est pas, pour moi, le meilleur de la série.

La cité des rêves de Wojciech Chmierlarz (Agullo), quant à elle, est la quatrième enquête du Kub et comme d’habitude, il construit une enquête policière costaude pour montrer une facette de la société polonaise. Cete série est en train de devnir un incontournable des romans policiers.

Pour les habitués de Black Novel, la rubrique Oldies rend hommage, cette année, à la collections Points et j’ai parlé de Blanc comme neige de George Pelecanos (Points), le premier roman de la série Strange et Quinn, un quasi-reportage sur Washington et sa société multiculturelle, avec en premier plan, le racisme Noir/Blanc.

J’aurais aussi continué ma découverte de La compagnie des glaces avec les tomes 13 et 14 (Station Fantôme et Les Hommes-Jonas) de GJ.Arnaud (French Pulp). Si ce sont des tomes moins visionnaires, ils nous font découvrir une nouvelle civilisation et nous narrent les retrouvailles entre Lien Rag et Jdrien son fils.

Chez moi, le printemps rime avec Nouvelles. De but en noir de Gilles Vidal (La Déviation) possède des formats plus courts mais a l’avantage de balayer tous les genres. L’auteur dévoile tout son art de la nouvelle dans ce recueil à ne pas manquer. Cinq polars du XXIème siècle (Capricci), lu dans le cadre de mon déstockage, est un recueil de cinq nouvelles écrites par cinq auteurs contemporains (Anne Bourrel, Sébastien Gendron, Frédéric Jaccaud, Hervé Commère, Sophie Loubière) et qui nous parlent avec noirceur et cynisme du monde d’aujourd’hui.

Déstockage, c’est le nom de la rubrique que j’ai inauguré en 2020. Le principe est de choisir au hasard (ou presque) un roman dans mes bibliothèques. Cela m’a permis de découvrir un classique du roman policier Le petit vieux des Batignoles d’Emile Gaboriau (Flammarion), agrémenté d’une langue d’un autre siècle avec une intrigue digne de Sherlock Holmes. Cela m’a permis aussi de me rappeler mes lectures adolescentes avec Doctor Sleep de Stephen King (Livre de Poche), la suite de Shining. Cela m’a permis enfin de me conforter dans le fait que Joseph Incardona est un auteur à part et très doué avec Chaleur de Joseph Incardona (Finitude), qui nous fait revivre le championnat du monde de sauna à travers des personnages formidables à la recherche d’un dernier défi, celui de leur vie.

Enfin, last but not least, La défaite des idoles de Benjamin Dierstein (Nouveau Monde) est un fantastique roman qui balaie les années 2011 à 2012, de l’assassinat de Kadhafi à l’élection de François Hollande. Avec un style rythmé, digne d’un James Ellroy, il nous montre les magouilles dans les services de police et les Services Secrets dans une histoire qui fuse à toute allure. C’est aussi probablement ma plus belle découverte et c’est pour cette raison que j’ai décidé de distinguer ce jeune auteur à l’ambition de géant en lui attribuant le titre (honorifique) de chouchou du mois.

J’espère que ces avis vous seront utiles dans vos choix de lecture. Je vous donne rendez-vous le mois prochain pour un nouveau titre de chouchou du mois. En attendant et plus que jamais, n’oubliez pas le principal, lisez !

17 réflexions sur « Le chouchou du mois d’avril 2020 »

  1. Mince, j’ai omis de mettre un commentaire pour ton anniversaire 🥳 de blog 🥳 ça c’est pas super ! J’ai lu et me suis dit demain, je ferai 😂
    Suis donc un peu en retard. Je m’étais égarée dans ton espace en partant à la découverte 😀
    J’espère que ton imagination continuera à nous ou même faire découvrir d’autres mondes comme celui Dans la tête de l’Ours bien d’autres et là La Compagnie des Glaces. J’en ai rêvé la nuit, le jour j’en fait des jeux de mots. Bref, la glace ou les glaces et boum je pense à la Compagnie. C’est trop fort !!!!😂 Merciiii🙏

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      1. Bein oui si je suis sadique, alors oui pour la dénonciation, la révolte. Là c’est mon côté rebelle qui se montre, envie de partir en révolution contre ces trafics. Dans ce domaine uniquement et j’insiste sur l’adverbe héritage de mes parents. Je ressens mon sang bouillonner contre ces monstres et ceci dans bien des pays. Maintenant je sais pourquoi j’ai cette révolte qui vient de mes tripes. L’histoire d’un fils et de sa mère séparés à deux ans par un père pervers, manipulateur, et une maman qui n’a pas eu les moyens de se défendre. A 17 ans, ce garçon et sa maman se sont parlés. Il a eu l’intelligence de l’écoute, de faire la part des choses. Ils nous manquera à vie ces années où je n’ai pas été présente pour lui. Il lui a manqué sa maman. Blessure que nous supportons ensemble, dont nous parlons ensemble. Il va avoir 42 ans. Depuis ces 17 ans mère et fils essaient de rattraper le temps perdu. Le passé ne peut être modifié. Le présent est à ce jour un cocon d’amour qu’il me fait partager entre sa compagne et mon petit-fils de onze ans. Il existe entre lui et moi un fil invisible qui nous relie où sa destinée est liée à mon passé généalogique côté grands-parents maternels et dont il a reçu tous les talents artistiques. J’ai une confiance absolue dans ses capacités, son savoir-faire. Sans nous parler et à 900 kms de distance, il arrive très souvent qu’en parallèle nous nous intéressions aux mêmes idées, aux mêmes concepts. C’est étrange, merveilleux et une belle revanche sur ce début de sa vie.

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      2. J’ai profité de nos échanges pour partager avec toi, pourquoi je m’intéressais autant aux sorts de ces enfants. 😌
        J’ai conclu que je devais être sado-maso 😋 et puis j’ai compris. Au final, tout cela n’est que du positif et j’enrage d’avoir bientôt 70 ans et ne pas avoir pu faire ce que je voulais. Je m’engagerais dans la lutte contre ces trafics honteux, je fantasme pour l’action, ceux-ci étant toujours d’actualité dans le monde entier. En attendant cela ne m’empêchera pas de lire de ces livres et de ces prises de conscience au nom du fric, du pouvoir. Tu ne m’as nullement blessée et j’adore l’humour même caustique, sinon je ne pourrais pas lire des polars 😀. Je lis pour l’instant La marque du père d’Emilie Schepp. Une auteur que j’aime beaucoup. Ce matin mon mari me demande « Alors combien de cadavres ? » J’éclate de rire.
        Bizz Pierre et pas de tracas, juste envie de partager du pourquoi. C’est venu comme cela, une confidence publique, et qui est aussi pour toi en partage sur ce sujet. 😊🙏😘

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