THC sans ordonnance d’Olivier Kourilsky

Editeur : Editions Glyphe

Ce roman est le petit dernier en date de cet auteur, professeur honoraire au Collège de Médecine dans la civil et père de neuf romans policiers, dont le surnom, Docteur K., montre son degré d’humour. Une nouvelle fois, c’est une réussite.

Septembre 2019. Dans les Pyrénées, le commissaire Claude Maplède (Hommage caché) et le lieutenant Pierre Leroy sont appelés pour constater la présence d’un corps éviscéré et décapité. L’identification du corps va s’avérer difficile, d’autant plus que le morceaux manquants sont retrouvés dans une porcherie. Qui a bien pu s’amuser à éparpiller un corps sur plusieurs kilomètres ?

Après une bière bien méritée au chalet Le Pic-Noir à Aulon, les deux flics commencent par interroger les habitants puis le maire ; le résultat est bien entendu négatif : personne n’a rien vu, rien entendu. Il ne leur reste plus qu’à espérer sur le résultat de l’autopsie. Outre qu’il s’agisse d’un homme dans la cinquantaine, celle-ci ne leur apporte rien d’autre. Seule l’analyse d’ADN leur procure un nom : Pedro Ramirez, connu en tant que trafiquant de drogue.

Le commissaire compose immédiatement le numéro de téléphone de la gendarmerie pour les informer de la nouvelle. Malheureusement, on lui annonce que Pedro Ramirez est mort d’une crise cardiaque trois ans auparavant, et enterré dans un petit village espagnol proche de la frontière. Il ne reste plus qu’à nos deux policiers à aller voir sur place ce qu’il peut bien y avoir dans le cercueil.

Je viens de vous proposer le résumé des 15 premières pages de ce roman policier, ce qui vous indique à quelle vitesse progresse l’histoire. Nous retrouvons ici un certain nombre des personnages rencontrés dans les romans d’Olivier Kourilsky, et encore une fois, cette histoire peut être lue totalement indépendamment des précédentes. Et encore une fois, je trouve que c’est un sacré coup de force.

Depuis quelques romans, l’auteur se débarrasse des fioritures, dégraisse ses phrases pour ne garder que le strict minimum. Nous ne sommes pas encore dans un minimalisme cher à James Sallis ou plus récemment rencontré chez Davide Longo. Mais nous avons entre les mains un roman policier qui va vite et qui se révèle très agréable à suivre. En fait, on n’a pas le temps de se poser de questions, tant on est est happé par le rythme insufflé.

Car cette enquête va remonter dans la hiérarchie de la police, impliquer plusieurs services de police, entre la brigade des stupéfiants et l’évasion d’un prisonnier sanguinaire. La multiplicité des lieux et des personnages font que l’on saute d’un endroit à l’autre et on se retrouve secoué comme dans un grand huit. A la fin de ce roman, on éprouve un sentiment de plénitude, celle d’avoir passé un bon moment de divertissement. Le but de ce roman est pleinement atteint.

Ne ratez pas l’avis de l’Oncle Paul

Une réflexion sur « THC sans ordonnance d’Olivier Kourilsky »

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.