Archives pour la catégorie Non classé

Quelle année 2016 ! Vive 2017 !

On pourrait interpréter ce titre de différentes façons, positive ou négative. Ce blog n’a pas pour but de parler de politique ou de terrorisme. Mais comme l’année dernière, je vais me répéter et parler succinctement des événements qui ont bouleversé le monde. Et les exemples ne manquent pas alors je le dis, je le répète et je le crie : Que les excités du bulbe nous laissent vivre en paix.

Je voudrais surtout vous souhaiter à tous, simple visiteur ou lecteur fidèle de ce blog, une bonne année 2017. Qu’elle vous apporte toutes les joies que vous puissiez imaginer, que vos rêves se transforment en réalité. Et je vous remercie tous, vous qui lisez, qui rendez visite à ce blog, qui me laissez un petit commentaire, mais aussi les auteurs, les éditeurs, les attachés (es) de presse pour votre gentillesse et tout le travail que vous abattez pour nourrir ma drogue qu’est la lecture. Et mes amis du polar, les pieds nickelés du polar, je vous souhaite une excellente année et vous revoir tous cette année !

Revenons un peu sur 2016. Plutôt que de paraphraser ce que j’ai écrit, je vous ai mis le lien vers mes avis. D’un point de vue polar, j’aurais été servi avec pas moins de 7 coups de cœur ! Ce qui est assez exceptionnel ! Et mes deux meilleures lectures de 2016 furent :

Rien ne se perd de Cloe Mehdi (Jigal)

Cartel de Don Winslow (Seuil)

Les autres coups de cœur inoubliables furent :

Plusdeproblème.com de Fabrice Pichon (Lajouanie)

Fausse piste de James Crumley (Gallmeister)

Le condor de Stieg Holmas (Sonatine +)

Antonia de Gildas Girodeau (Au delà du raisonnable)

Un avant-gout des anges de Philippe Setbon (Editions du Caïman)

Et comme nous sommes en 2017, je rajouterai 10 titres qui figureront parmi mes lectures les plus marquantes, de celles dont on n’oubliera pas les traces qu’elles auront laissées dans mon imaginaire.

Corrosion de Jon Bassoff (Gallmeister)

Cavale pour Leïa de Marius Faber (Toucan)

Les lucioles de Jan Thirion (Editions Lajouanie)

Sois belle et t’es toi de Jérémy Bouquin (Editions Lajouanie)

Avant que tout se brise de Megan Abbott (Editions du Masque)

Le fleuve des brumes de Valerio Varesi (Agullo)

Kabukicho de Dominique Sylvain (Viviane Hamy)

Une mort qui en vaut la peine de Donald Ray Pollock (Albin Michel)

Le printemps des corbeaux de Maurice Gouiran (Jigal)

L’opossum rose de Federico Axat (Calmann Levy)

Et sachez que ce fut bien dur de faire un choix parmi les 165 lectures qui auront occupé mon année. D’ailleurs, ce fut une année record pour moi, en terme de nombre de lectures aussi, mais il faut dire que j’aurais lu une dizaine de Bandes Dessinées et une dizaine de romans pour la jeunesse (puisque mes enfants me conseillent aussi pour mes lectures !). Donc on va dire que 2016 aura été une année record du nombre de lectures et du nombre de coups de cœur. Bref, une année formidable ! Il est donc temps de se plonger dans 2017 !

Je ne vais pas vous retenir plus longtemps, je vous souhaite à nouveau une excellente année 2017, pleine de bonheur, pleine de lectures et n’oubliez pas le principal, lisez !

 

Rural noir de Benoit Minville

Editeur : Gallimard

Collection : Série Noire

Si on jette un coup d’œil sur le Net, on ne trouvera que des éloges à propos de ce premier roman. Il faut dire que c’est bien fait, c’est passionnant, et surtout, ça parle … ce que je veux dire, c’est que ce roman fait appel à un brin de nostalgie qui, dans une époque troublée comme celle que nous connaissons, a quelque chose de rassurant. Sans vouloir être dans le message « C’était mieux avant », je dois dire que ce roman rappelle des souvenirs d’enfance et d’insouciance auprès de ceux qui ont eu entre quinze et vingt dans les années 80, et que forcément, cela excite une certaine fibre de l’amitié, de la loyauté, de la solidarité dans un monde anonyme. Et quand c’est bien fait, c’est passionnant. Dans ce roman, c’est TRES bien fait.

Ils étaient quatre, copains comme cochons. Quatre adolescents qui ont fait les 400 coups, ensemble, inséparables durant tous les étés. Il y avait Chris et Romain, les deux frères. A eux deux était venu se greffer Vlad. Julie était la fille du groupe. Ils jouaient dans la campagne, faisaient des conneries, et commençaient à avoir des discussions d’adultes. Mais c’est dur de devenir un adulte.

Cet été là, Cédric a débarqué, avec sa famille. Ils les craignaient dans le village, ils avaient des têtes de squatteurs, des têtes de vendeurs de drogue … et puis ils ne les connaissaient pas ! Cet été là, Cédric a débarqué et plus rien n’a été pareil.

Romain a quitté son village, il y a maintenant 10 ans. Il est de retour et beaucoup de choses ont évolué. Il a bourlingué dans tous les ports d’Europe et retrouve son frère Chris, qui après s’être engagé dans l’armée, a ouvert une boutique de poterie. Chris est avec Julie, qui est devenue infirmière, et attend un enfant. Vlad est toujours là aussi, et est devenu le caïd de la drogue du coin. Pour fêter les retrouvailles, ils décident de boire un coup au bar de Vlad et ils le découvrent battu à mort …

Benoit Minville va alterner entre le présent et le passé pour construire ses personnages et son intrigue, avec des scènes très marquées. Tout tient dans la psychologie des personnages, leur amitié qui malgré les années n’a pas changé et dans leur loyauté vis-à-vis du clan qu’ils ont formé. Même s’ils sont devenus adultes, un lien secret qui ne concerne qu’eux les relie, un lien indestructible qui passe les années. Certes, leur caractère s’est affirmé, ils s’engueulent ouvertement, Chris n’est plus le petit qui suit les grands mais il n’en reste pas moins que leur amitié reste entière.

Si le sujet va forcément toucher beaucoup de gens, si la construction est connue, ce premier roman se distingue des autres par cette maitrise dans la narration et le style d’une efficacité impressionnante. Il y a juste ce qu’il faut, là où il faut, sans vouloir forcément entrer dans des descriptions d’évolutions de la société, même si cela transparait forcément. Si les personnages sont au centre du roman, on y voit tout de même une campagne française qui résiste à l’évolution, on y entend les gens parler des « étrangers » (il faut comprendre ceux qui ne sont pas du village, et pas forcément des gens de nationalité différente). C’est très bien vu, très bien montré par petites touches subtiles.

A la lecture de ce roman, on a tendance à penser que c’était mieux avant, ou que la situation se dégrade, ou que le trafic de drogue est la plaie de notre société, la description qu’en fait Benoit Minville de nos campagnes ressemble beaucoup à du gagne-terrain, au sens où les autochtones  finissent par se retrancher derrière leurs clôtures pour bouter l’ennemi hors de … France. J’en connais des gens comme ça … je me suis retrouvé dans ce roman, j’ai retrouvé des gens que je connais dans ce roman, j’ai retrouvé des ambiances, des situations, des paysages, des musiques (et quelle bande son !). Comme pour beaucoup d’entre nous, c’est un roman qui me parle, et comme c’est un roman très bien écrit, très bien fait, c’est un roman que j’adore et que vous adorerez !

Rural noir est un coup de coeur chez les amis de Unwalkers et chez La Petite Souris

Dari Valko en BD !

Vous connaissez Dari Valko ?
Le héros de …
Eh bien, une campagne de financement participatif pour l’adaptation de ce personnage en bande dessinée est lancée. N’hésitez pas ! ça se passe ici : https://fr.ulule.com/dari-valko/
Vous pouvez aussi aller voir sur son site ici : http://darivalko.com/