Les jardins de la mort de George Pelecanos (Points Seuil)

Je vous ai déjà parlé de Vincent ? Nous étions en train de boire une seize (la pub est interdite !), à discuter de nos dernières lectures. A propos de l’une d’elles, je ne me rappelle plus laquelle (ça doit être l’age), il a fini par me dire (excusez son langage) :

– Pourquoi tu te fais chier avec ce genre d’auteurs ? Lis donc du Pelecanos !

Cet été, donc, je venais de finir mon stock de livres que j’avais emmené (voir les articles précédents), et il me fallait un livre. Notez, j’achète toujours un livre en vacances, cela me permet de ramener un souvenir … utile.

Je me pointe donc chez un marchand de journaux, qui fait aussi soit disant office de libraire. Dans les stations balnéaires, vous ne trouvez que rarement de vrais libraires. Et me voilà donc obligé d’arpenter les 2,50 mètres de linéaires à chercher quelque chose d’intéressant, que je n’ai pas encore lu. En gros et pour résumer, tout sauf Millenium. Et je suis tombé sur Les jardins de la mort de Pelecanos.

L’histoire : en 1985, sévit un serial killer à Washington, appelé le tueur aux palindromes, car il ne tue que les enfants dont les prénoms peuvent se lire de gauche à droite et de droite à gauche. Cook, Holiday et Ramone ont travaillé sur cette affaire, mais ne l’ont jamais résolue. Vingt ans plus tard, le petit Asa est retrouvé mort, tué et violé de la même façon. Nos trois policiers vont reprendre l’enquête chacun de leur coté car Cook est à la retraite et Holiday a quitté la police avant d’être accusé à tort de corruption.

Autant le dire tout de suite, Les jardins de la mort (le titre français est un peu trop racoleur à mon goût) est un super roman policier car il y a tout ce qu’on attend d’un bon polar :

1- Les personnages principaux sont superbement décrits, et leur psychologie n’est pas triviale. Ils sont sympathiques, passionnés par leur métier, et Pelecanos arrive à leur donner du corps. Cook , le retraité qui est obsédé par cette affaire non résolue. Holiday, ancien flic, mais qui est resté flic dans l’âme, probablement le plus doué des trois. Enfin, Ramone, celui qui me touche le plus, qui est flic car à son niveau il veut améliorer le monde pour ses enfants : il passe ses journées dans le département des crimes violents, et cherche à protéger sa famille de la réalité, par sa présence, sa communication, son attention vis-à-vis de ses enfants et de sa femme. Beau !

2- Le roman foisonne de personnages secondaires qui vont et qui viennent. Tout est tellement bien fait, qu’on arrive tout de suite à les replacer dans l’histoire.

3- L’intrigue est très bien menée et se suit sans problèmes. Cela se lit bien, super vite, les chapitres sont courts (une dizaine de pages). Le petit reproche que je ferais à la limite est que ça sent le livre bien calibré par moments.

4- Le contexte est à mon avis le point fort du roman. La description de Washington, l’évolution de la vie des quartiers, la vie des habitants, tout cela est placé de façon subtile dans l’histoire. Et là, on touche à la grosse qualité de Pelecanos. Et les sujets évoqués dans le livre sont nombreux de la vie des ghettos au racisme ambiant, de la politique de la ville à ses transformations qui vont expulser les pauvres à la périphérie des quartiers aisés ou appelés à devenir aisés. Jamais l’auteur ne se permet de juger, il montre ce qui est fait depuis 1985, et les conséquences que cela a eu sur le quotidien des habitants de Washington.

La semaine dernière, j’ai revu Vincent pour lui dire tout ça. Sa réponse a été :

– Ah ouais. Il est bien celui-là. Mais c’est un policier classique. T’aurais du lire le cycle Strange et Quinn. C’est super quand il décrit la vie des quartiers.

Voilà ! Les jardins de la mort, c’est un très bon roman policier, mais il parait qu’il y a mieux.. Donc, je vais devoir en lire d’autres.

Arrivederci amore de Massimo Carlotto (Points Seuil)

Voilà un auteur que je considère comme un des plus grands, dans le monde du polar. Parce que l’Italie comporte des purs génies en matière de romans noirs aussi. Comme je venais de lire des romans un peu longs, je me suis jeté sur celui-là, que j’ai acheté parce que c’est un Carlotto.

Giorgio Pellegrini est un ancien terroriste, qui après un assassinat, est obligé de vivre en exil en Amérique du Sud. Après plus de dix ans là-bas, l’attrait du pays se fait sentir, et il revient. Il devient l’indic d’un flic pourri, fait quelques années de prison (forcément !) et trouve un travail dans une boite de striptease. A partir de ce moment, il construit sa vie et peut assouvir ses besoins : argent et femmes mures.

Difficile de résumer ce roman court (180 pages) et foisonnant. Le personnage de Giorgio est formidable, décrit avec tellement de justesse, que l’on aime détester ce type. J’allais dire un loser, mais c’est plutôt à un minable à qui on a affaire. Courant toujours après l’argent pour pouvoir bien vivre, aimant les femmes de plus de quarante ans car elles lui amèneront moins de problèmes que celles de vingt ans (sic !) et qu’elles sont plus faciles à manipuler.

Ce roman est un des premiers de ce magnifique auteur, mais on retrouve tout ce qui fait la qualité de cet auteur. Il prend un personnage et nous démonte toute la psychologie, par petits traits, sans jamais juger, uniquement par les actes. Formidable. Toute cette histoire est tellement logique, et son personnage subit ses actes, ses décisions, et assume.

Massimo Catlotto, c’est ça. Un personnage magnifique, mais aussi une écriture simple. Le style est comme toujours direct, chaque mot a sa place, chaque phrase est utile. Ne cherchez pas ici de descriptions de dix pages, de digressions qui détournent du déroulement de l’histoire, on n’a que le strict minimum pour une narration hyper efficace. Seul petit reproche que l’on pourrait faire à ce roman, c’est le classissisme de sa construction. Un chapitre pour chaque femme importante de sa vie. Sinon, ne cherchez pas d’humanité dans ce personnage, ni de romantisme dans cette histoire, le titre, en guise de trompe-l’oeil n’est là que pour mettre en valeur la noirceur du récit. A noter la couverture, qui est d’une beauté à couper le souffle, et je pense que vous allez craquer.

C’est le troisième Carlotto que je lis, j’ai les autres en stock, alors permettez moi de vous conseiller Rien, plus rien au monde (un condensé de 50 pages pour un pur chef d’œuvre, imaginez que je l’ai lu il y a 5 ans et je m’en souviens encore) et L’immense obscurité de la mort (un titre un peu pompeux pour un nouveau chef d’œuvre). Celui-ci est excellent, et après avoir lu les deux que je viens de citer, vous serez tellement drogué par Carlotto que vous courrez acheter les autres. Et peut-être que, comme moi, vous les garderez dans votre bibliothèque, juste pour le pur plaisir de savoir que vous avez des joyaux sous la main. Et, le jour où vous n’aurez rien à lire, où vous aurez besoin d’un vrai roman noir, vous en prendrez un au hasard (sept sont publiés en France à ce jour, si je ne m’abuse), et ce jour-là, vous choisirez un Carlotto.

DE CENDRE ET D’OS de John HARVEY (Rivages)

Encore un de ces livres qui traînent sur mes étagères (depuis trois ans !!!) et que je me promettais de lire un de ces jours. C’est fait pour ces vacances d’été

Maddy Birch est une policière qui lors d’une descente de police pour appréhender un dangereux criminel, Grant, assiste à l’assassinat d’un de ses partenaires, avant que Grant ne se fasse descendre par l’inspecteur Mallory. La violence de cette scène laisse des traces et Maddy se sent épiée, mal à l’aise ; elle a l’impression que quelqu’un entre chez elle, sans pour autant n’avoir rien pris. Un matin, son cadavre est découvert près d’une voie ferrée.

Franck Elder sort de sa retraite dans les Cornouailles car il a connu Maddy dix sept ans auparavant. Et il est d’autant plus motivé que cela le rapproche de sa fille qui ne se remet pas de son viol (voir l’épisode précédent De chair et de sang), et qu’elle semble se droguer et / ou faire du trafic de drogue. Franck Elder fait alors équipe avec Karen Shields, dont il découvre les cicatrices liées à son passé.

Le deuxième épisode des aventures de Franck Elder fait moins la part belle à l’analyse de notre société qu’à un scénario ciselé aux petits oignons. Autant le premier épisode montrait un inspecteur retraité, touché dans sa chair, à la recherche de sa fille bien aimée, et victime à la fin de son succès (à cause de la presse), autant on sent Franck Elder avoir besoin de revenir à l’action, avoir un « planning » pour tout faire en parallèle. Certes les personnages sont toujours aussi bien dessinés (Franck donnant priorité à sa famille, Karen déchirée par son passé, les autres flics si bien approchés, le beau père de Katherine si bien décrit …), l’atout principal de ce Harvey est et reste son scénario.

Pour les habitués de John Harvey (dont je suis), on peut estimer qu’on y perd en profondeur psychologique, et en personnages secondaires. Pour les autres, jetez vous sur ce cycle Elder, dont celui là est le troisième, pour son histoire fantastique et qui ferait d’ailleurs un excellent film. Le rythme est haletant, les chapitres ultracourts et l’écriture pare au plus pressé, sans fioritures. Ici, pas le temps de pinailler, cela va vite, pas de descriptions à n’en plus finir, avec des dialogues, comme toujours avec John Harvey, brillants.

Un très bon roman policier, donc, dans lequel on aura le plaisir de rencontrer Charlie Resnick, autre personnage créé par John Harvey, comme une sorte de clin d’œil, mais qui permet aussi de donner une vraie profondeur , une vraie cohérence à son œuvre. A lire sans hésiter. A dévorer sans modération. A bientôt pour la chronique du troisième chapitre.

TOUT EST SOUS CONTROLE de Hugh LAURIE (Points)

Génial Desperate Housewives ! Pourquoi ? Ben, parce que je peux disposer de l’ordinateur ! Voici donc le bouquin de M. Docteur House. Après avoir lu plein de critiques positives et appréciant le docteur en question, il fallait que je teste la chose.

Thomas Lang est détective privé à Londres. Alors qu’on lui propose de tuer un riche homme d’affaires, Mr Woolf, pour la modique somme de 100 000 dollars, il décide non seulement de ne pas le faire mais en plus de prévenir sa future présumée victime. C’est là qu’il tombe sur sa fille Sarah Woolf et en tombe amoureux. Mais l’histoire serait trop simple si Thomas Lang ne se retrouvait pas entre les mains de terroristes tchèques, du ministère de la défense britannique et d’espions américains.

Autant vous dire qu’il se passe plein de choses dans ce livre et que le rythme va vite, aussi vite que l’esprit et le sens de la répartie du personnage principal. Car de situations rocambolesques en quiproquos absurdes, cela se lit assez bien. Surtout les 150 premières pages, où on ne comprend rien à ce qui arrive au personnage, ballotté qu’il est entre les uns et les autres, mais où on rie bien grâce à ses réflexions et ses dialogues.

Ne cherchons pas le style, assez quelconque, ce livre est écrit avec de l’humour pour l’humour. Donc les dialogues sont assez bien trouvés, et souvent très drôles. Pas de phrases extraordinaires, pas de descriptions exacerbées, pas de psychologies compliquées. Tout cela n’est que du divertissement pour le plaisir comique du lecteur.

Mais là où le roman pêche, c’est qu’on ne se mesure pas aux maîtres du genre (Donald Westlake ou PG Wodehouse) aussi facilement. En particulier, le plus dur est de tenir la distance. Et effectivement, à la moitié du livre, les événements se transforment en histoire compliquée à suivre, la narration s’essouffle, les remarques sont moins cyniques, les dialogues plus rares. Et à force d’en rajouter dans ce petit monde absurde, Hugh Laurie finit par s’étrangler dans cette histoire politico-historico-espionno-compliquée.

Bref, si vous êtes un fan du Docteur House, comme moi, oubliez ce livre et refaites vous une saison en DVD. Ou alors, pointez vous deux heures dans une grande surface et lisez les 100 premières pages. Si vous cherchez un roman bourré d’humour, allez plutôt prendre un Donald Westlake.

AU DELA DU MAL De Shane STEVENS (Pocket)

C’est l’histoire de Thomas Bishop dont il est question dans ce pavé (760 pages), l’un des plus incroyables et sanglants serial killer que l’Amérique ait connus. Tout commence par son enfance, puis son internement dans un asile psychiatrique expérimental dès l’age de dix ans, après qu’il eut assassiné sa propre mère. Quinze années plus tard, il s’évade et c’est donc son parcours que nous allons suivre dans un contexte social et politique explosif puisque cela se passe dans les années 1972 et 1973.

Car il serait injuste de limiter ce roman à un parcours de serial killer. C’est foisonnant de personnages, tous aussi bien croqués les uns que les autres, du simple shérif au président des Etats-Unis lui-même (ou du moins ses plus proches conseillers). Et la force de ce roman est bien de montrer comment en 1973, tout le monde finit par être impliqué dans la traque de ce tueur fou, mais génial. De la police locale et nationale, de la presse bien sur, des politiciens locaux à la pègre, tous ont un intérêt dans cette histoire.

Tout se déroule selon une narration chronologique, passant d’un personnage à l’autre, sans géométrie ou logique autre que le déroulement du temps. Il aura fallu un sacré travail à l’auteur (Shane Stevens, auteur inconnu, probablement un pseudonyme, lit-on sur la couverture) pour agencer les personnages dans cette gigantesque histoire.

Le style se lit très bien, avec des descriptions très détaillées, dans un style romanesque un peu daté à mon goût, pas très personnel, qui avoisine parfois avec une description clinique des caractères et des lieux. On sent bien que l’auteur privilégie son histoire au style, et il a raison tant elle est prenante et passionnante.

Mes quelques bémols sur ce roman sont liés à la psychologie des personnages, un peu trop simpliste, un peu trop évidente. Les bons sont gentils, les méchants sont mauvais, les politiciens sont corrompus, les policiers sont passionnés par leur métier ; et un seul personnage arrive à démêler cette histoire, un génial journaliste dont les doutes sont surtout là pour faire une histoire un peu moins lisse.

Le début de l’histoire aussi est un peu « téléphonée » : Pourquoi avoir fait de Thomas Bishop un garçon maltraité par sa mère ? Un peu trop facile, à mon goût, et inutile vis-à-vis de la puissance de l’histoire qui suit.

Evidemment, on pense aux autres auteurs de serial killer en lisant ce livre de Ellroy à Thomas Harris. Par son contexte politique associé, je le situerais entre les deux. Mais Ellroy reste pour moi un cran au dessus avec sa psychologie des personnages et le fait qu’il ne sacrifie jamais son style à son histoire.

Ceci dit, cela reste l’une des histoires de serial killer les plus intéressantes que j’ai lues et je vous le conseille fortement, si vous êtes du genre à lire des pavés en rentrant de vacances. Et puis, c’est une très bonne façons d’attendre le prochain Ellroy, qui va lui aussi se dérouler (si j’ai bien compris) pendant la présidence de Richard Nixon.

LE DERNIER BAISER de James CRUMLEY (Folio Policier)

Si vous ne connaissez pas ce roman, alors courez l’acheter.

C.W. Sughrue est un détective privé qui vit de petites enquêtes, essentiellement des recherches de personnes disparues, mais aussi des enquêtes pour des divorces. Tout commence quand il est engagé pour retrouver un écrivain célèbre Abraham Trahearne, par sa femme Catherine. Il le retrouve dans un bar en train de boire des bières avec un bouledogue alcoolique (vous avez bien lu !) nommé Fireball. La propriétaire du bar, Rosie, lui demande de retrouver sa fille Betty Sue Flowers, dont le charme fait tomber les hommes … à la renverse. Elle a disparu depuis dix ans.

Que dire d’un chef d’œuvre, d’une des pierres fondatrices du roman noir moderne ? Imaginez ! A part l’absence de téléphones portables, cette histoire n’a pas pris une ride. Et elle a été éditée en 1978 ! Tout y est évident :

–         l’histoire qui se lit d’une traite, tellement brillante, sur un sujet somme toute classique.

–         les personnages tellement vrais, tellement humains dans leurs blessures, pas du tout caricaturaux

–         la description de ce monde (dois-je dire univers ?) si glauque , si impitoyable, si déshumanisé

–         les personnages secondaires, qui ne le sont pas, tant ils ont la part belle, tant l’auteur efface son héros face à leurs personnalités

–         les dialogues si évidents, si réalistes. Une centaine de phrases ou répliques mériteraient une place dans un dictionnaire de citations

–         le style, enfin, si décalé, si romantique sans pathos , si poétique, si direct sans concession, si humoristique sans ridicule (et même dans sa traduction française)

Je n’aime pas citer de passages de livres mais je vous en livre un seul : « Le ciel bleu régnait comme un idiot, les montagnes vertes scintillaient comme des mirages et le soleil se levait tous les matins pour me regarder sous le nez avec les yeux vides mais touchants d’un débile mental. » ; ça se passe de commentaires.

L’influence de ce roman / polar est si évidente dans les romans actuels (les bons je veux dire) que je ne peux / veux pas les citer. GENIAL je vous dis, FONDATEUR.

Sur la quatrième de couverture il est dit que c’est « ce livre culte de James Crumley qui fit entendre pour la première fois en France la voix de l’un des plus grands auteurs contemporains de polar ». Pour une fois, c’est vrai.

GENIAL ! Jetez vous sur ce roman, il va vous changer la vie, votre vision du Noir et même votre philosophie du quotidien.

Nota Bene : James Crumley est mort en 2009, mais tous ses livres étant édités en France, cela me promet du plaisir en perspective. Enfin, merci à Jean Marc Lahérrère de Actu du Noir pour ce conseil avisé.

Karl Olsberg : Das System (J’ai lu)

Mark Helius est le propriétaire d’une entreprise d’informatique à l’origine de la création d’un moteur de recherche révolutionnaire. Lors d’une démonstration aux actionnaires, le logiciel montre des réactions plutôt étranges. Puis, les meurtres commencent à pleuvoir et le commissaire Unger a toutes les raisons et les preuves que Mark est coupable. Mark se retrouve donc obligé de fuir pour démontrer son innocence. Il se réfugie alors chez Lisa, une ancienne employée qu’il a renvoyée, et qui s’avère être une hackeuse de génie.

Vous avez lu Millenium ? Oui, bien sur, quelle question bête ! Vous avez aimé Millenium ? Oui, bien sur, quelle question ! Décidément, je ne suis pas en forme ce matin. Eh bien ce roman est ce que l’on pourrait appeler le petit frère de Millenium.

Le héros est sympathique, et se démène dans un monde technologique qui, il faut bien l’avouer, nous dépasse tous. Il rencontre une jeune femme marginale, experte en informatique (comme Lisbeth) qui va le sortir de cette embrouille. Bref, le sujet n’est pas très original, si ce n’est qu’il nous montre que le jour où les ordinateurs vont « réfléchir », nous allons avoir comme un problème. En effet, l’auteur nous montre par petites scènes intercalées dans l’histoire que notre vie de tous les jours est déjà régie et dirigée par les ordinateurs. Et c’est plutôt bien fait, bien construit, et quand on y pense, ça fait froid dans le dos.

Le style est plutôt sec, imagé, et cela va vite, aidé en cela par u découpage en chapitres ultra courts : il y a 99 chapitres pour 360 pages. Contrairement à Millenium, j’ai eu du mal à m’identifier au personnage principal. Mais, c’est un très bon roman policier qui se lit et s’apprécie avec beaucoup de plaisir. J’aurais juste aimé que l’auteur décrive un peu plus la ville et la vie des Allemands (pardon ! je ne vous avais pas dit ? Cela se passe en Allemagne), ce qui était une des forces de Millenium.

Bref, si vous cherchez un bon roman policier qui vous fera passer un bon moment avec une histoire rythmée et des personnages sympathiques, alors lisez ce livre. Vous ne serez pas déçu. Enfin, si je le compare à Millenium, la trilogie, c’est plutôt un compliment. Donc n’hésitez pas ! Das System est un très bon roman policier.

Ce blog a pour unique but de faire partager mes critiques de livres qui sont essentiellement des polars et romans noirs. Pour me contacter : pierre.faverolle@gmail.com