Loverboy de Gabriel Trujillo Munoz (Les Allusifs)

Voici l’épisode 2 des aventures de Morgado, car j’avais lu et apprécié le premier : Tijuana city blues.
Morgado est convoqué par le représentant de l’état de basse Californie à Mexico pour lui montrer un enregistrement video sur cassettte. Cette video a été réalisée par Fidel Chacon, président de la commission pour les droits de l’enfant, qui a été retrouvé assassiné. Son assassinat faisait suite à une série d’enlèvements d’enfants sans précédents à Mexicali sur lesquels il enquêtait. Morgado va très vite se mettre à la poursuite de trafficants d’organes qui assassinent des enfants pour leur voler un rein ou un pancréas ou un oeil pour répondre aux besoins de riches américains.
A petit livre, petit article. On retrouve dans tout le plaisir du premier épisode à commencer par le livre lui-même : belle couverture, cartonnée, beau papier, format agréable. Ensuite, le personnage très attachant, sorte de gros ours qui se débat dans un monde cruel est noir, humain dans un monde inhumain. Enfin, la facilité de l’auteur de nous anrrer en 80 pages une histoire, voire un monde, et qui petit à petit nous dissèque son Mexique, celui qu »on ne voit pas beaucoup, celui qui est juste en dessous de la surface.
Le sujet est fort, et fort bien traité. Et dans ce format d’histoire courte, je regrette vraiment que ce livre n’ait pas fait une centaine de pages de plus, pour détailler un peu plus le rôle des Américains ou la passivité voire la corruption des autorités devant ce genre de crimes. Du coup, par moment, on assiste à une course poursuite, alors que ce n’est pas le sujet du livre. Je dois aussi vous prévenir : certains passages sont en Anglais. Certes, ce sont des mots de vocabulaire simples, mais, si vous ne parlez pas Anglais, vous risquez d’avoir du mal.
Ceci dit, il faut lire ce livre pour son sujet, et le faire lire. C’est plus efficace qu’un reportage d’Envoyé Spécial, et vous passerez deux heures dans un Mexique plus noir que ce que vous pensiez. Et puis, comment puis-je dire du mal d’un livre que j’ai dévoré en une heure et demie ?

Publicités

L’information du mardi : Idées de polars

Vapeur mortelle de Gaspard de la Noche (Sous la cape)

Le commissaire Dupin, Monsieur Jo pour ses collaborateurs, découvre un monde souterrain, où les faux-semblants cachent de vrais crimes. Rachid, son prometteur lieutenant, et l’équipe du commandant Jadot ont un week-end pour découvrir qui, parmi les cinq témoins/suspects, a serré le cou de la victime…

Un mystère à la Agatha Christie, dans un univers glauque et troublant.

Vous pouvez le découvrir en suivant le lien : http://www.souslacape.fr/livres/fiche_livre/285

Embruns toxiques de Bernard Méhaut (Coetquen)

Résumé : La photographe parisienne Philippine de Lauzach est assassinée à Vannes dans le hammam de son hôtel. Professionnelle réputée et sans histoire, elle tenait une galerie de renom. Chargés des investigations, le commissaire Muller et son équipe s’expatrient à Paris où ils vont devoir composer avec les réticences de leurs collègues de la capitale. Convaincus que Philippine a été l’objet d’un contrat exécuté par un professionnel, les policiers passent la vie de la victime au crible et échafaudent plusieurs hypothèses : blanchiment, trafic d’œuvres d’art, malversations de laboratoires pharmaceutiques… Les méandres de cette enquête conduiront aussi le lecteur sur l’île de Jersey, dans le Finistère et ses enclos paroissiaux.

http://coetquenblog.canalblog.com/archives/2014/06/26/30145914.html

Trilogie marseillaise : Le destin des Fabre de Pierre Duprat (IS édition)

En se promenant dans la garrigue provençale avec son chien, Justin Fabre découvre les restes du corps d’une jeune femme, ainsi qu’un mystérieux médaillon gravé du nom de la victime.

Après avoir prévenu la police qui semble gênée par cette affaire, il va s’allier avec le commissaire Mouret, une ancienne connaissance, et Alexis Mongrand, un industriel bourgeois, pour remonter jusqu’au coupable.

Ses recherches vont amener Justin Fabre à faire des découvertes insoupçonnées, parfois au péril de sa vie, mettant ainsi à jour une sordide histoire de corruption mêlant drame, amour et trahisons…

Le premier tome est sorti en aout 2013. Les deuxième et troisième seront publiés en septembre et octobre 2014.

http://www.is-ebooks.com/produit/42/9782368450369/Le%20destin%20des%20Fabre

Dans les limbes de Jack O’Connell (Rivages Thriller)

J’avais lu tellement de bien de ce roman, qu’il me fallait absolument le lire pour m’en faire ma propre opinion. Et puis, l’univers décalé que l’on me promettait ne faisait qu’aiguiser ma curiosité.

Sweeney est un pharmacien dans un hôpital de Cleveland. Son fils Danny agé de 6 ans est dans le coma, et il parvient à se faire embaucher dans la prestigieuse clinique du docteur Peck, située à Quinsigamond, qui est réputée pour avoir ramené à la vie deux cas de comateux. Danny fait la connaissance de toutes les personnes qui travaillent dans cette clinique, de Alice la propre fille du docteur Peck jusqu’à Nadia, la mystérieuse infirmière. Au dehors, règne un groupe de bikers, qui font régner la terreur, avec à leur tête Buzz. Sweeney fait tout pour protéger son fils, et le seul lien qu’il a avec lui est la lecture d’un magazine de bande dessinée qui s’appelle Limbo, et qui raconte l’épopée d’une troupe de cirque formée par des « monstres » de la nature. Petit à petit, les deux mondes finissent par se rejoindre, par s’entremêler.

Ce roman est plein de qualités, non seulement par sa narration, mais aussi par la faculté de l’auteur à décrire des mondes qui sont soit réels, soit imaginaires. Le fait de raconter ces deux univers en parallèle puis de les faire se rejoindre, se mélanger est une sacrée bonne idée. Alors, on est emporté par la force de l’imaginaire de Jack O’Connell, parce qu’il sait nous plonger dans ses univers, de façon assez incroyable, sans effet de style, juste en choisissant soigneusement ses mots, ses phrases, ses dialogues.

C’est aussi toute une galerie de portraits, tous aussi puissants les uns que les autres, que ce soit dans la vie réelle que dans la Bande Dessinée, que l’on est pas prêts d’oublier. Il n’y a pas de bons ou de gentils, dans le vie réelle, et c’est probablement la seule chose qui différencie les deux mondes. Par contre, il n’y a pas de fin, au sens où l’imagination peut tout, et peut tout nous donner. Car, grâce à l’introduction de l’auteur, il nous montre la métaphore de son livre. Sa réflexion sur la littérature  est très intéressante, sur ce que les livres nous prennent et sur ce qu’ils peuvent nous donner, sans pour autant être rébarbative ou « intello ».

Dans les limbes est un très bon livre que j’ai eu beaucoup de plaisir, même si j’ai trouvé que certains passages étaient de trop. L’intrigue et la façon de l’amener est subtilement construite, et la conclusion mérite à elle seule d’acheter et de lire ce roman vraiment en marge de tout ce qui peut se publier aujourd’hui dans le roman noir. A classer dans Hors catégorie, en haut de la pile. Et merci à Coco pour le prêt de ce livre hors du commun.

Bien connu des services de police de Dominique Manotti (Série Noire)

Attention ! Coup de coeur ! Dominique Manotti fait partie des auteurs dont je lis les romans par son approche analytique et sans concession de la société française. Celui-là est excellent !
Le commissaire Le Muyr dirige le commissariat de la ville de Panteuil, située en proche banlieue parisienne. On compte sur elle à haut niveau pour être le fer de lance de l’amélioration des chiffres de la délinquance en vue des élections présidentielles qui auront lieu dans deux ans.
Noria Ghozali travaille aux RGPP. Elle enquête sur les agissements parfois hors-la-loi de la police. Elle surveille tout cela en accumulant les faits et preuves, tout en restant dans l’ombre. Elle a une certaine animosité envers le commissaire Le Muyr et est donc très motivée dans son enquête.
Un incendie se déclenche dans un squat de Maliens. Au milieu des trafiquants de drogue et des proxénètes, cette affaire qui fait quinze morts va mettre la France en émoi, et mettre en lumière une situation que tout le monde va pouvoir exploiter à son avantage ou presque …
Dominique Manotti, comme je le disais plus haut, fait fort à nouveau dans son analyse de la société française. Car elle nous permet de suivre les affaires à différents niveaux, du policier débutant au vieux de la vieille, des truands aux plus hauts politiques. Le livre fourmille de personnages hauts en couleurs, facilement reconnaissables, qui ont tous leurs objectifs personnels, leur destinée, leur faculté à diriger ou subir les événements.
Et même si la situation qu’elle décrit est révoltante, le message frappe d’autant plus fort que Dominique Manotti ne prend pas parti tout au long du roman. Elle reste très froide dans son style, décrit rarement les sentiments des protagonistes et se contente de décrire les faits. Et c’est gràce à son talent que ça se lit vite, et avec énormément de plaisir. C’est gràce à son talent
Alors, certes, ça se révèle un roman militant, qui dévoile des incohérences et des déviances du système policier, sa gestion et son utilisation devant et pour les medias. Mais Manotti nous laisse nous faire notre propre opiniion.
Comme dans Lorraine Connection, elle pointe son doigt sur des situations plus que sur des disfonctionnements, reste en retrait pour démontrer et démonter des états de fait. Et souvent, en lisant ce roman, je me disais : « pourvu que ça ne soit pas vrai ». Chez Manotti, on n’est pas dans une dualité Bon / Mauvais ou Noir / Blanc mais plutôt Gris clair / Gris foncé. Et comme dans tous ses livres (ou du moins ceux que j’ai lus), il y a des gagnants et des perdants, des gagnants qui deviennent perdants et des perdants qui seront toujours perdants.
Bref, un très bon roman à lire absolument, et un coup de coeur Black Novel. Décidément, février 2010 est un beau mois pour le polar noir.

Hypothermie d’Analdur Indridason (Métallié)

Chouette ! Voici venir la livraison annuelle des aventures de Erlendur. Oui, je les ai tous lus … et dans l’ordre s’il vous plait. Oui, je les ai tous aimés sauf  Hiver Arctique. Celui là est excellent, alors n’hésitez plus.

Maria est retrouvée pendue dans son chalet au bord d’un lac par sa meilleure amie Karen. La police conclut très rapidement à un suicide. Maria est une femme perturbée qui a connu des drames dans sa vie, entre la mort par noyade de son père et la mort de sa mère, avec qui elle était très proche. Karen refuse de croire que Maria s’est donnée la mort et demande à Erlendur d’enquêter, en lui confiant une cassette. Sur cette cassette, Maria participe à une séance avec un médium qui la met en contact avec l’esprit de son père. Erlendur, qui a du temps libre, cherche à comprendre ce geste et creuse dans le passé de cette famille.

On retrouve avec plaisir Erlendur, après une aventure (Hiver arctique) que j’avais moins appréciée car moins intimiste, moins bien maîtrisée.

On retrouve l’art de Indridason de mener ses intrigues doucement, sans heurts, centré sur la psychologie des personnages et sur ses dialogues ciselés.

On retrouve enfin cette ambiance si particulière où, sans réelle esbroufe, il nous emmène dans ce pays si froid (par le climat, mais aussi par ses habitants méfiants, un peu renfermés).

On retrouve ce plaisir de lecture si intense, cette sensation de suivre ce bon camarade de Erlendur, avec ses problèmes familiaux, ses maladresses quand il doit s’adresser aux gens, mais aussi ses failles intérieures, ses blessures si profondes et qui font si mal.

Car ce livre est centré avant tout sur le personnage de Erlendur. Il se retrouve face à une femme qui a cru qu’avec l’aide de médiums, elle pouvait entrer en contact avec sa mère défunte. Ce que Erlendur aimerait tant faire lui-même avec son frère. Il s’obstine sur cette enquête car il tient à démontrer que l’irrationnel n’est pas une solution à son problème personnel. Ce livre est la superbe démonstration d’un homme blessé, qui ne veut pas guérir, pour garder un souvenir, pour garder un but dans la vie. Ce livre est la superbe démonstration que Indridason aime profondément ses personnages. Ce livre est la superbe démonstration que Indridason est un personnage à part dans le monde du roman noir.

Tous les livres de cette série sont très bons, voire très très bons, voire excellents. Ce sont des livres lents, avec une enquête qui suit finalement le rythme d’un pays si particulier. Si vous connaissez l’univers de Indridason, alors vous devez lire celui-ci. Si vous ne connaissez pas Indridason, il serait mieux de les lire dans l’ordre. Embarquez donc sur le bateau Indridason ! Le commandant de bord s’appelle Erlendur, et vous passerez un excellent moment de lecture. A mon avis, c’est indéniablement un des meilleurs de la série Erlendur, très différent mais excellent.

De nombreux avis trainent chez mes amis blogueurs, et ils sont tous positifs. Voici une sélection non exhaustive, loin de là. Allez voir chez Liberty Valence , Jean Marc , Lire lire lire , carnets de sel ou Hannibal .

Tijuana City Blues de Gabriel Trujillo Munoz (Les Allusifs)

Pour mes lectures, j’aime bien alterner les gros romans avec des livres plus petits. C’est pourquoi je lis la collection Suite Noire (en dehors du fait que la couverture cartonnée me fait craquer). C’est la première raison pour laquelle j’ai acheté ce livre, la deuxième étant la couverture que je trouve très belle.

L’avocat Miguel Ángel Morgado, établi à Mexico, se voit demander par un charpentier, Alfonso Keller Padilla dit Blondie, de résoudre le mystère de la disparition de son père, Timothy Keller, à Tijuana en décembre 1951. Tim, étudiant américain et sympathisant de gauche, s’était réfugié à Mexico pour échapper à la guerre de Corée et fréquentait un milieu d’expatriés, où venaient d’arriver le romancier William S. Burroughs et sa femme. Pour Alfonso, son père s’est laissé entraîner par naïveté en acceptant de convoyer jusqu’à Tijuana, à la demande de Burroughs, un paquet destiné à une connaissance américaine, Alan Brod. À la suite d’une fusillade dans un bar de Tijuana, Tim a disparu. Bref, une livraison d’héroïne qui a mal tourné. Par amitié pour Alfonso, et par curiosité, Morgado va à Tijuana et commence à creuser : à mesure qu’il cherche, les choses se compliquent, quant à savoir qui a trahi qui.

A roman court, article court. Avec leur couverture, avec leur format, avec leur qualité de papier, le plaisir du lecteur qui aime les beaux livres est aussitôt aiguisé. Cette petite maison d’édition a mis tous les atouts de son côté au détriment du prix, qui est somme toute élevé : 12,50 euros pour 87 pages.

Mais parlons de ce roman. Je ne suis pas un connaisseur de littérature sud-américaine, donc je ne vais pas m’étendre sur des comparaisons ou des commentaires ciblés. Par contre, pour moi, cet auteur est une très bonne découverte.

Il est très difficile de faire tenir une histoire en si peu de pages, avec des personnages principaux et secondaires aussi vivants, avec des évocations de la situation du Mexique aussi bien passée (les années cinquante) que contemporaine.

Et la magie de l’ensemble se tient grâce à un style direct, puncheur, qui ne se complait pas dans des descriptions longues et sans intérêt. Tout est fait pour faire dans l’efficace, dans le concret, dans la suggestion.

J’ai particulièrement apprécié le personnage principal, un avocat débonnaire qui est à l’écoute de son prochain, un personnage immédiatement sympathique à l’allure débonnaire qui prend fait et cause pour « les petites gens ». J’ai aussi apprécié les deux anciens, l’un cul-de-jatte et l’autre bibliothécaire, dépositaires de la mémoire, de tout ce que les gens oublient. Vous l’avez compris, j’ai adoré les personnages, surtout au travers de leurs dialogues.

J’ai aussi adoré lire ce livre pour son intrigue, simple, limpide, qui se suit tranquillement. C’est le genre de livre qu’on lit d’une traite, parce qu’il est court et qu’om est impatient d’en découdre. A la fin, on n’est pas surpris, juste un peu déçu parce qu’on aurait bien aimé que cela se termine bien, mais finalement, on s’aperçoit que l’on a un peu trop rêvé, que le monde est comme ça, et on se dit que cela ne pouvait pas se terminer autrement. Un très petit roman finalement.

La patrouille de l’aube de Don Winslow (Editions du Masque)

L’année dernière, je m’étais fait deux Winslow (La griffe du chien et L’Hiver de Frankie Machine), une façon pour moi de ma faire pardonner de l’avoir laissé de côté. Le premier était excellent, le deuxième très bon. Alors, cette année, pas question de passer au travers du dernier en date.

La patrouille de l’aube, c’est un groupe de surfers de la côte pacifique, et un groupe d’amis. Il y a quatre garçons et une fille : Boone Daniells, Hang Twelve, Dave le dieu de l’amour, High Tide, et Sunny Day. Boone est un ancien flic qui a démissionné suite à une affaire de pédophile. Il est détective privé, mais pas par passion, uniquement pour lui permettre de pratiquer sa passion : le surf. Petra Hall débarque dans son bureau. Elle travaille pour une compagnie d’assurance et lui demande de trouver Tammy Roddick qui doit témoigner à un procès dans quelques jours. Cela n’arrange pas Boone, car on annonce la plus grosse vague de ces dernières années. En parallèle, une jeune femme est retrouvée morte dans un motel. Quelqu’un l’a jeté du cinquième étage. Si au début, la police croit que c’est Tammy, Boone sait qu’il s’agit de la meilleure amie de Tammy, Angela Hart. Petit à petit, la simple enquête de routine va montrer à Boone un monde qu’il ne connaissait pas.

La grosse qualité de Winslow, c’est évidemment sa facilité à dérouler une intrigue de façon extrêmement fluide. Donc, on a droit à une histoire très bien maitrisée, qui va vite et d’une grande limpidité. Les personnages sont nombreux (une petite dizaine) et ils sont suffisamment bien croqués pour que l’on suive avec grand intérêt leurs aventures. Le livre est fait de chapitres courts avec de très bons dialogues, teintés d’humour, ce qui donne une sorte de nonchalance, qui illustre bien la vie des surfers.

D’ailleurs, Don Winslow nous fait la visite de la cote pacifique, n’hésitant pas à nous faire l’historique de cette région, comme pour mieux nous imprégner de ce monde. Tout cela est redoutablement bien fait et très agréable. Et cette visite ne nous épargne rien : il commence par ce qui est beau, bleu, c’est-à-dire le paradis des surfers pour nous plonger dans un monde plus noir, plus ignoble qui est d’ailleurs le vrai sujet du livre.

Et malgré toutes ces qualités, il y a quelques choses qui m’ont gêné : tout d’abord, et cela est très personnel, toute l’histoire est conjuguée au présent et je n’aime pas ça. Ensuite, j’ai trouvé qu’il avait laissé certains personnages de côté, et qu’il les ressortait quand il le jugeait bon, et cela m’a parfois donné la sensation qu’il utilisait des pantins, des marionnettes. Et par moments, j’ai ressenti comme un manque d’émotion dans leurs réactions.

Par contre, tout au long de livre, on a l’impression de suivre une vague histoire d’enquête pour une société d’assurance, et je dois dire que toute la fin du bouquin et donc l’intrigue globale est extrêmement bien menée. Le sujet se révèle très noir, nous décrivant un paradis qui ne l’est qu’en surface. Ce dernier Winslow en date se révèle être un très bon livre, très agréable à lire, très au dessus de la moyenne, mais j’en attendais mieux.

Les avis de Jean Marc, Bibliofractale, et Cynic

Ce blog a pour unique but de faire partager mes critiques de livres qui sont essentiellement des polars et romans noirs. Pour me contacter : pierre.faverolle@gmail.com