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La nouvelle saison de River Falls

Alexis Aubenque s’est fait connaitre en 2008 (10 ans déjà !) avec une première trilogie se déroulant à River Falls, petite ville des Rocheuses. On y suit les enquêtes de Mike Logan le shérif et de Liz Hurley, profileuse du FBI. Alexis Aubenque, auteur prolifique puisqu’il écrit deux romans par an et créatif, s’est un peu éloigné de cet univers, nous proposant des enquêtes policières dans d’autres villes des Etats Unis.

La série River Falls continue et nous revient chez Bragelonne dans deux de leurs collections de poche avec Retour à River Falls (chez Milady Thriller) et Des larmes sur River Falls (Chez Bragelonne Thriller). Sachez que vous pouvez lire cette nouvelle série sans avoir lu la précédente trilogie mais que ces deux romans se suivent de quelques mois et qu’il vaut mieux les lire à la suite. Notez aussi sur vos tablettes que 7 jours à River Falls, le premier de la série sortira en octobre de cette année.

Retour à River Falls d’Alexis Aubenque

Editeur : Milady Thriller

Le titre parle de retour à River Falls et c’est le cas des deux principaux protagonistes de cette histoire. Mike Logan est de retour aux commandes après avoir été élu shérif à plus de 90% et Stephen Callahan, journaliste reporter de guerre y revient après 13 années d’absence. Mike Logan aspire à une vie tranquille, rêvant de protéger sa ville dans la sérénité et Stephen Callahan va habiter chez sa sœur pour faire une pause après des années de tumulte et de danger.

Alors que le Big Circus vient s’installer en ville, le corps d’une jeune fille est découvert dans une grotte par des campeurs. Mike Logan d’un coté et Stephen Callahan de l’autre vont mener chacun leur enquête pour tenter de découvrir l’auteur de cette macabre mise en scène. Evidemment, la présence du cirque et ses athlètes étrangers font figure de coupables idéaux.

La force d’Alexis Aubenque est bien de savoir raconter simplement des histoires complexes. Il nous place dans le décor de River Falls, nous explique simplement les relations entre tous les personnages et démarre son roman en suivant une ligne directrice totalement logique. Il arrive aussi à donner autant d’importance aux relations familiales qu’à l’enquête elle-même, et agrémente tout cela par des dialogues formidablement réussis.

Dans ce roman policier, les fausses pistes vont s’amonceler, et la concurrence entre le journaliste et le policier faire rage pour aboutir à une scène finale d’anthologie dans la plus pure tradition du roman populaire. Alexis Aubenque déploie tout son talent pour nous offrir une histoire passionnante où tous les personnages présentent chacun des failles, et où la rupture n’est pas loin. Un retour à River Falls très réussi.

Ne ratez pas l’avis de l’Oncle Paul

Des larmes sur River Falls d’Alexis Aubenque

Editeur : Bragelonne Thriller

Deux mois après l’affaire du Big Circus, l’automne arrive tranquillement, jusqu’à ce jour du lundi 4 septembre où on appelle le shérif Mike Logan pour une affaire bien singulière : Dans une ferme isolée de la ville, le corps du propriétaire est découvert crucifié à coté de sa grange, avec un panneau accroché autour du cou où est inscrit la phrase : « Là est ta place ».

Stephen Callahan, devenu reporter pour la ville de River Falls, va s’intéresser à cette enquête, d’autant plus qu’il a espoir d’avoir des infos de premier ordre grâce à Lindsay Wyatt. Liz Hurley doit quant à elle se rendre à Seattle pour une autre enquête et Mike Logan a à cœur de résoudre seul cette affaire. Mais le nombre de pistes est nombreux et les bouleversements familiaux éprouvants.

Il est inutile de vous dire qu’il vaut mieux avoir lu le précédent volume pour apprécier celui-ci. C’est une nouvelle fois une enquête à multiples rebondissements à laquelle nous allons avoir à faire, dans laquelle on trouve un Mike Logan un peu perdu devant cette affaire horrible. Sans en rajouter dans le gore alors que les meurtres sont sanglants, Alexis Aubenque prend le parti pris de faire avancer son enquête avec de nombreux dialogues et des événements qui vont remettre en cause la stabilité des protagonistes.

Et que dire du scénario qui nous emmène dans toutes les directions, d’une complexité exemplaire avec un dénouement pour le moins surprenant, à tel point que je me suis demandé comment cet auteur pouvait créer de telles intrigues et les raconter aussi simplement, avec son style si fluide et évident. Dire qu’il va falloir attendre l’année prochaine pour lire le dernier tome de cette nouvelle saison ! Un roman énorme et passionnant.

Ne ratez pas l’avis de l’Oncle Paul

Tu ne manqueras à personne d’Alexis Aubenque

Editeur : J’ai lu

Depuis quelques romans, Alexis Aubenque a trouvé un rythme, une façon d’aborder ses intrigues qui ont fait monter ses romans d’un cran. Du moins, c’est mon avis. Après Ne crains pas la faucheuse, voici le deuxième épisode du cycle de Pacific View.

Nous retrouvons donc Greg Davis et ses deux enfants Raphael et Penny dans la petite balnéaire de Pacific View d’un coté et Faye Sheridan, la journaliste spécialisée dans les rubriques culinaires de l’autre. C’est la rentrée des classes, du moins pour Raphael qui va devoir se faire de nouveaux copains et copines depuis leur déménagement dans la superbe villa de leur grand-oncle.

La première journée commence sur de mauvais auspices : Le cadavre d’une jeune fille, Lucy Torper est découverte dans les toilettes, décapitée avec sa tête sur les genoux, et le sourire du Joker grimé sur son visage. Gregory Davis est immédiatement envoyé sur les lieux. Ils e fait accompagner du sergent Veronica Bloom, ce qui n’est pas, professionnellement parlant, pour lui déplaire.

L’information circule vite dans les media et Faye Sheridan veut suivre cette affaire. Elle devra le faire avec le journaliste dédié aux faits divers, Angelo Guadardo, avec lequel elle ne s’entend pas si bien que ça. L’affaire prend une autre tournure quand une vidéo de la mise à mort de Lucy circule sur le Net.

Depuis quelques romans, Alexis Aubenque a trouvé son rythme, et celui de ses romans. Il semble que le couple Gregory Davis / Faye Sheridan l’inspire, aussi pour la narration que pour la construction de ses romans. Car cela lui permet de faire progresser en parallèle deux enquêtes qui vont aboutir à une conclusion à la fois surprenante et fort bien amenée. Il a acquis une facilité qui fait de ce roman un vrai plaisir de lecture, et un style simple et imagé auquel il ajoute des dialogues évidents et remarquables.

On peut remarquer plusieurs choses avec ce roman : Faye Sheridan va retrouver l’homme dont elle est amoureuse, Ryan, qui est un tueur à gages chargé de tuer les coupables. On apprend ainsi qu’il fait partie d’une organisation chargée de faire leur propre justice. On va retrouver aussi Jessica Hurley, la profileuse que l’on a rencontrée à River Falls et qui va participer activement à l’enquête. Enfin, Alexis Aubenque, sans en avoir l’air, pose des questions sur la justice, sur les media et sur les méfaits des réseaux sociaux qui élèvent le propos au-delà d’une simple enquête policière.

L’auteur ne lèvera toujours pas le secret de Gregory Davis, donc nous ne saurons pas s’il a tué sa femme pour son héritage ou pas. Quant à la fin, sans la dévoiler, elle ouvre des perspectives intéressantes et laissent augurer des suspenses à venir que j’attends avec impatience. Avec ce roman, Alexis Aubenque s’installe dans les très bons auteurs de romans populaires, capables de nous emmener dans des contrées lointaines pour suivre des enquêtes passionnantes. Ce roman est encore une fois une formidable réussite, une excellente lecture pour l’été, voire plus.

Ne ratez pas l’avis élogieux de l’Oncle Paul

Le chouchou du mois de septembre 2015

Ma foi, le mois de septembre a été un bon mois, en ce qui concerne les lectures. Car je n’ai pas l’occasion de mettre plusieurs coups de cœur en un mois. Alors, bien sur, on peut se dire que je n’ai pas pris de risques : mettre un coup de cœur à un roman tel que Le grand sommeil de Raymond Chandler (Gallimard) est une évidence. Et pourtant, même en le lisant aujourd’hui, on ne peut qu’être emporté par la modernité, époustouflé par son écriture et la complexité de l’intrigue, par l’évidence du texte, tout simplement.

Le deuxième coup de cœur est un roman dur, mais un roman casse gueule. 911 de Shannon Burke (Sonatine) aurait pu être un document sur les ambulanciers et leur difficile métier. Ça aurait pu être un roman mièvre, empathique au possible. Ça aurait pu être une somme de messages triviaux. Ce n’est rien de tout cela, c’est un vrai roman, un roman dur mais un roman fort, un grand roman tout simplement.

En ce mois de septembre, j’ai décidé de mettre en valeur les romans au format de poche. Et je vais essayer de tenir le rythme et vous proposer, à partir de maintenant, chaque vendredi, une chronique sur un roman au format de poche. En tout état de cause, en septembre, j’ai eu l’occasion de chanter (écrire) les louanges d’un certain nombre d’entre eux dont Vénéneuses de Jean Pierre Ferrière (Campanile) qui est un formidable polar avec des personnages forts (comme d’habitude, j’ai envie de dire, quand on parle de Jean Pierre Ferrière) ; Art brut de Elena Piacentini (Ravet Anceau), le deuxième roman de Elena Piacentini qui nous dévoilait déjà le talent de cette jeune auteure ; Sacré temps de chien de James Holin (Ravet-Anceau), un premier roman fort prometteur pour l’avenir ; Nozze Nere [1] de Jérome Sublon (Editions du Caiman) un polar addictif dont il ne faudra pas rater la deuxième partie prévue en 2016 ; Nos disparus de Tim Gautreaux (Seuil) un formidable roman qui impose cet auteur parmi les grands de la littérature contemporaine.

Parmi les Grands formats, j’aurais eu l’occasion de tester la nouvelle collection de Bragelonne, avec De mort naturelle de James Oswald (Bragelonne), un roman à mi-chemin entre Ian Rankin et John Connoly. Comme c’est une série, on piaffe d’impatience pour le deuxième tome. Les assassins de RJ.Ellory (Sonatine) démontre une nouvelle fois toute la force et le talent de cet auteur britannique obsédé par les Etats Unis et leurs travers. Hiver rouge de Dan Smith (Cherche Midi) enfin est le deuxième roman de cet auteur à être publié en France et si vous avez aimé Le Village, vous aimerez celui-ci, sans aucun doute.

Le titre du Chouchou du mois de septembre revient donc à Ne crains pas la faucheuse de Alexis Aubenque (J’ai lu) car c’est un vrai roman d’action et de suspense, un roman qui remet au gout du jour la lecture de divertissement, un roman passionnant de par ses intrigues mais aussi avec des personnages forts.

Je vous donne rendez vous le mois prochain. En attendant, n’oubliez pas le principal : lisez !

Ne crains pas la faucheuse de Alexis Aubenque (J’ai lu)

Alexis Aubenque est bien connu des lecteurs de polars, car c’est un auteur prolifique (il sort deux romans par an) et écrit des histoires qui se situent en général aux Etats Unis. Ce que j’aime chez cet auteur, outre son extrême gentillesse, c’est cette volonté de raconter des histoires dans le seul but de distraire ses lecteurs. Si je peux vous donner un conseil, ou plutôt devrais-je dire un ordre, c’est : Courez acheter ce roman car c’est une formidable réussite !

A la suite de son changement d’affectation, le lieutenant de police Gregory Davis quitte sa ville de San Francisco pour Pacific View, une destination qui doit lui permettre de tourner une page sur son passé douloureux. En effet, il vient de perdre sa femme quelque temps auparavant, et doit s’occuper de ses deux enfants Raphaël et Penny. Raphaël a 17 ans et ne demande qu’à s’émanciper ; Penny 8 ans est une petite fille calme à qui sa mère manque beaucoup.

Pacific View, petite station balnéaire calme de 42000 habitants doit leur permettre d’aborder une vie plus sereine. Mais Gregory Davis a aussi postulé pour ce poste afin de pouvoir toucher l’héritage de l’oncle de sa femme, qui était immensément riche. D’ailleurs, ils débarquent dans une propriété digne d’un château et tout semble s’annoncer sous les meilleurs auspices.

Le lendemain, lundi 6 juillet, Gregory Davis débarque au poste de police et fait connaissance avec ses nouveaux collègues. Certains sont indifférents, d’autres plus agressifs tel Barney Simpson qui juge que Veronica Bloom, qui élève seule son enfant, aurait mérité ce poste. Mais la séance de présentation est écourtée en raison d’un meurtre que l’on vient de découvrir : Garth Nolan vient d’être retrouvé dans sa baignoire horriblement mutilé.

Il faut aussi que je vous parle de Faye Sheridan. Elle est journaliste pour le San Francisco Chronicle, et comme il ne se passe rien à Pacific View, elle est frustrée que rien ne se passe. Célibataire, amie d’enfance de Veronica, elle habite dans une caravane en compagnie de son chien Riggs. Tous ces personnages vont être confrontés à une enquête bien complexe qui risque d’impliquer de hauts dignitaires de la ville.

Dans ce roman, Alexis Aubenque a écrit ce que je considère comme son meilleur roman à ce jour. Et ce qui me remplit de joie, c’est que c’est le premier tome d’une nouvelle série, ce qui augure bien du plaisir à venir. Car ce qui retient l’attention dès le début de ce roman, ce sont les personnages, fort bien décrits, avec juste ce qu’il faut de psychologie, de qualités et de défauts, de parts d’ombres aussi vis-à-vis de leur passé respectif.

Ensuite, la narration passe d’un personnage à l’autre avec une facilité qui est une marque des grands auteurs. On reconnait très facilement chacun des personnages, on suit l’intrigue sans aucune difficulté et je dirais même que le style simple de l’auteur fait qu’il nous donne envie de poursuivre la lecture, sans jamais s’arrêter.

Enfin, à coups de chapitres relativement courts, d’une dizaine de pages environ, Alexis Aubenque trouve sans cesse des rebondissements qui font que l’on est tout le temps sur le qui-vive. Avec une trame de fond concernant la résolution du (des) meurtre (s), le mystère n’en est pas moins épais concernant chacun des personnages et le lecteur que je suis se pose plein de questions, en imaginant toutes les possibilités … mais le savoir faire de cet auteur n’est plus à démontrer et nous n’aurons pas les réponses tant attendues. Par contre, nous aurons envie de vite revenir à Pacific View pour avoir les fins mots de ces histoires. Pour un nouveau cycle, c’est un coup de maitre, un excellent roman de suspense.

Ne ratez pas l’avis de l’oncle Paul qui confirme mon avis

Les autres romans que j’ai chroniqués de cet auteur sont :

Stone Island ;

Canyon Creek

Stone Island de Alexis Aubenque (Toucan)

Voici le nouveau roman de Alexis Aubenque, après Canyon creek que j’avais beaucoup aimé. Stone Island est décorrélé du cycle de River Falls, mais il constitue le début d’un nouveau cycle, qui se déroule sur une ile paradisiaque.

Paradisiaque, si on veut. Certes, le cadre de cette petite ile du Pacifique semble bien agréable. Il y a bien du soleil, des plages de sable blanc, et des criques surmontées de parois rocheuses. Il y a bien des populations locales, les Ma’ohi, et des blancs qui dirigent l’ile, de riches propriétaires d’ailleurs si l’on en juge la propriété que découvre Fiona Taylor quand elle débarque chez son père, qu’elle n’a jamais vu. En effet, elle a été abandonné à la mort de sa mère et est de retour sur cette ile car elle vient d’apprendre la mort de son père. En tant qu’héritière des affaires de la famille McGregor, c’est avec une certaine appréhension qu’elle va faire la connaissance de sa grand-mère.

Tout commence avec un accident de voiture, dans lequel périssent M.Keawe et son fils ainé. Le commandeur de la police locale Jack Turner, assisté de Jerry Coupland, débarque sur les lieux. L’affaire s’avère bien plus complexe que prévue quand il se rend compte que la famille Keawe a été attaquée par un tueur mystérieux chez eux. De nombreux meurtres vont suivre et déterrer des secrets de famille qui auraient mieux fait de rester cachés. Et au milieu de ces imbroglios, la détective privée Jade va amener des pistes inattendues.

Alexis Aubenque nous donne à lire un roman d’aventure comme on en lisait il y a quelques dizaines d’années. N’y lisez pas un reproche dans ce que je lis, mais plutôt une description de la façon dont je l’ai apprécié. Ce roman est un pur divertissement, idéal pour l’été, pour ne pas se prendre la tête.

On y retrouve d’ailleurs les qualités que j’avais appréciées dans Canyon Creek, cette façon de construire lentement une intrigue riche et complexe, cet amour de ses personnages, cette alternance entre les moments forts et les moments calmes. Si on ajoute à cela une bonne fluidité dans le style, ce roman se lit comme du petit lait. Tout juste, j’ai trouvé par moments quelques maladresses à force d’insister sur les réactions des personnages par exemple.

Par contre, Alexis Aubenque confirme sa capacité à construire des intrigues à la façon des grandes sagas américaines, en ajoutant des rebondissements, en faisant exprès de prendre le lecteur à rebours. Finalement, c’est un roman d’aventure bien distrayant, qui vous changera les idées, qui vous dépaysera en cet été qui tarde à arriver. S’il ne révolutionnera pas le genre, il remplira sa fonction : vous changer les idées.

N’hésitez pas à aller voir l’avis de l’ami Claude ici. Ainsi que l’avis de l’ami Paul là.

Enfin, voici l’avis d’un petit nouveau : Du Bruit dans les oreilles, De la poussière dans les yeux.

Canyon Creek de Alexis Aubenque (Toucan noir)

Il faut que tu lises la série River Falls ! C’est ce qu’on n’arrête pas de me dire. Et comme je suis d’un naturel rebelle, j’ai décidé de découvrir Alexis Aubenque avec son dernier roman en date Canyon Creek. Bingo, j’ai beaucoup aimé.

De nos jours, aux Etats-Unis, à Canyon Creek. Dans cette petite ville tranquille qui borde le célèbre canyon, des jeunes filles sont découvertes violées, tuées et jetées du haut de la falaise surplombant le canyon. Personne ne s’inquiète de ces cas, ce sont juste des latinos, probablement des immigrées, des prostituées assassinées par un client mécontent.

La sergente Suzie McNeill n’est pas de cet avis : elle est sure qu’un tueur en série rôde dans les parages de cette tranquille petite ville. Son père, Le sheriff McNeill ne veut pas entendre parler de cette théorie, et ses trois lieutenants Marcus, Parker et Spencer. Dans le cadre de sa formation, elle va passer dans l’équipe de chacun d’eux, et va continuer en sous main sa propre enquête.

A l’hopital de Canyon Creek, au même moment, Dale Turner se réveille d’un coma de quelques semaines. Il se réveille amnésique, et trouve Karen, psychologue, à son chevet. Petit à petit, il va découvrir son passé, celui d’un homme qui ne lui plait plus. Il va aussi interférer avec l’enquête sur les meurtres des jeunes filles latinos.

Je comprends, à la lecture de ce roman, pourquoi tant de lecteurs me l’ont conseillé. Son style est d’une fluidité exemplaire, centré sur les personnages. En fait, les dialogues alternent avec les pensées des personnages. C’est redoutablement efficace, et cela m’a permis de m’approprier les caractères de chacun, et de les suivre.

Si d’ailleurs les personnages sont clairement au centre de l’intrigue, j’ai juste un tout petit regret, c’est le fait que les paysages soient si peu décrits, qu’ils passent au second plan. En plus, avec les lieux choisis, il y avait de quoi faire. Mais c’est un bien petit reproche face au déroulement de l’histoire. Car tous les personnages vont se rencontrer, interférer, se perdre pour mieux se retrouver, dans une virevolte redoutablement orchestrée.

Car, en distillant quelques événements sans qu’on s’y attende, cela donne une envie de continuer, d’aller au bout. Car tous ont des secrets, pas forcément avouables, et cela donne, en parallèle de l’enquête des rebondissements fort agréables, tous axés sur les personnages, leur vie passée et présente, leur expérience. Clairement, c’est une lecture fort agréable, qui fait que je vous conseille de glisser dans vos valises ce Canyon Creek, d’autant plus que c’est un inédit, qu’il parait en format de poche et que donc c’est un très bon rapport qualité prix. De mon coté, il va falloir que je lise River Falls, et je vais vous dire, je les ai !