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Opération bigoudis de Ben Orton (Editions létales)

Voici la cinquième aventure de Dari Valko. Dans ce roman, Bon Orton décide de nous surprendre …

Quatrième de couverture :

Tsé, nous autres au Québec on a un dicton qui fait : quand le caribou est en rut, va pas couper du bois seul dans la forêt ! ». Ça veut dire cherche pas les ennuis, l’ami. Et moi, on peut pas dire que je les cherchais, les ennuis, câline : je suis coiffeur pour dames. Mais qu’est-ce tu veux, quand ça pète une coche ben raide, t’peux rien faire. Pi ça fait que c’est pas d’la neige qu’est tombée mais bel et ben d’la marde. Et c’est tombé d’un coup, même pas le temps de mettre l’anorak ! Alors, heureusement que pour m’aider, j’ai pu compter sur ma femme, parce que niveau secours, c’tait l’grand Nord ! En plus, tu sais-tu pas la meilleure ? Un gang de requins marteaux-piqueurs tournait autour de mon bungalow pour en faire un parc de stationnement. J’te niaise pas !

Et l’sirop d’érable su’l’pancake, c’est qu’toute c’t’affaire s’est conclue d’une façon qu’est pas disable, complètement fou raide !

Tabarnouche !

Mon avis :

Ben Orton décide de nous surprendre et pour autant ne change pas son style. Le personnage principal de ce roman s’appelle Jimmy Lafleur. Il est coiffeur pour dames et prépare un concours international de bigoudis. Il est en ménage avec une belle Eurasienne qui est propriétaire de l’immeuble, situé au dessus du salon de coiffure.

Vous me direz qu’il ne s’agit pas d’un polar. Pas faux ! Quoique … de sombres hommes d’affaires sont intéressés pour acheter à bas prix l’immeuble pour le raser et construire un clapier à bobos.

Une nouvelle fois, l’humour fait rage dans ce livre avec les mêmes ingrédients que dans les précédents romans. L’auteur interpelle le lecteur, comme s’il lui racontait son histoire, fait des remarques bien vues et n’hésite pas à utiliser l’humour pour nous divertir. De nombreuses scènes se passent dans le salon de coiffure, et on a droit à des scènes vaudevillesques hilarantes.

Mais où est Dari dans cette affaire ? Il vous faudra attendre la toute fin du roman pour le savoir. Et toutes les hypothèses que vous aurez faites lors de votre lecture se révéleront fausses. Voilà un bon divertissement qui vous permettra de découvrir cet auteur que j’aime beaucoup … si vous ne le connaissez pas déjà ! Et malgré le format court du roman, les personnages sont bien présents et les scènes drôles s’enchainent sans temps mort.

A noter que pour les fêtes, les éditions létales sortent les quatre premières aventures de Dari Valko au prix de 29,90€ avec les frais de port à 1€. Une bonne idée de cadeau.

http://www.leseditionsletales.com/crbst_9.html

A noter l’avis de Bob polar ici : http://bobpolarexpress.over-blog.com/2015/11/au-bonheur-des-dames.html

Dari Valko épisodes 3 et 4

Cela fait deux ans que je suis Dari Valko, cet ancien légionnaire embringué dans des affaires pas possibles. Etant détective privé, il accepte surtout des travaux de garde du corps et cela se termine toujours avec des scènes de bagarre et un dénouement inattendu. Mais cela ne serait guère intéressant s’il n’y avait ce style si particulier qui interpelle le lecteur et cet humour omniprésent. En lisant les romans les uns à la suite des autres, je vois les progrès de cet auteur, et cela me remplit de joie.

 Tranquille le chat

Tranquille le chat !

Tu prends la mafia albanaise, un gang de sales gosses déchaînés, une chatte hystérique, un gros bonnet d’internet, quelques putes, un clan d’Algériens déjantés, un maître chanteur, et une voisine disparue, tu mets tout ça dans un bouquin, tu secoues bien fort ! Qu’est-ce que t’obtiens ? Ma dernière aventure, ma poule ! Et pour tout te dire, j’ai cru que c’était VRAIMENT ma dernière ! J’en ai pris plein la gueule pour pas un rond. Et tout ça pour que tu puisses te marrer à mes dépends !

Non mais j’te jure, c’est pas une vie, la vie qu’on vit !

Mon avis :

Même si Dari n’est pas affublé de son oncle, hospitalisé pour un calcul rénal, les embrouilles vont aller bon train dans ce roman. On sent une vraie évolution chez cet auteur. L’intrigue est beaucoup plus fouillée, et surtout, il y en a deux en parallèle ; C’est une nouveauté. Et puis, il y a cet humour omniprésent, avec au moins une blague par page, qui fait que l’on rit beaucoup.

Et puis, il y a ces remarques, portant sur la vie de tous les jours, ou sur ces salauds qui prostituent de force des jeunes filles, qui font que Dari Valko (Ben Orton ?) montre un coté humaniste qui me plait énormément. Ici, on aura droit à un jugement sur le rythme du travail qui pousse certaines personnes à des extrémités (comme tuer leur chef), ou bien des remarques sur la gestion des écoles puisque Dari est chargé de surveiller le fils d’un homme riche.

S’il n’est pas nécessaire d’avoir lu les autres romans pour apprécier celui-ci, (d’ailleurs, Dari rappelle en une phrase les éléments importants) Tranquille le chat ! fait suite à sa précédente affaire avec la disparition de sa voisine. Bref, ce roman est plus qu’un divertissement, c’est un très bon polar.

 La lune aux français

La lune aux Français !

Même si je sais que les races humaines n’existent pas, j’ai un petit doute concernant une hypothétique race de cons. Parce que dans ce bouquin, j’ai rencontré des spécimens qui auraient fait douter le père Darwin et sa théorie de l’évolution! Des néo-nazis, ma poule. Et du genre pas commode, avec dans leurs cartables tout l’attirail du parfait petit facho : ratonnades, propagande puante et idéaux du moyen âge bête. Heureusement que j’aie pu me détendre un peu en jouant à la dinette avec mon oncle, pour aider un ami restaurateur. Enfin « un ami », si on passe outre le fait qu’il ait oublié de me préciser que son boui-boui se faisait racketter depuis quelques mois!

Donc en plat du jour je te propose une brochette de blaireaux flambée au kérosène ou de la cervelle de moineaux aux pruneaux. Priyatnava appetita!

Mon avis :

On a du mal à imaginer Dari en serveur dans un restaurant russe. C’est pourtant ce qui lui arrive dans cet épisode, où il rend service à un ami qui est à l’hôpital. Mais alors, où est l’intrigue polar de ce livre ? C’est bien simple, Dari est chargé par Zoïa, sa commissaire de cœur d’infiltrer un groupuscule de nazillons, dont la principale activité est de se bagarrer lors de manifestations, voire d’assurer le service d’ordre de congrès du parti nazi.

Si on ajoute à cela le fait que Dari se retrouve amoureux de Ilhem, la jeune arabe rencontrée dans le précédent épisode, cela donne un Dari un peu débordé, jouant avec le feu, toujours à la limite. Et il faut dire qu’il a chaud tout au long de cet épisode survitaminé, dans lequel on prend un plaisir fou à suivre ses affaires.

Un doigt de politique de Ben Orton (Les éditions létales)

Planquez vous ! Dari Valko, ancien légionnaire reconverti en garde du corps débarque dans les étals des librairies et pourrait bien investir vos sacs quand vous prenez les transports, fussent-ils en commun. On a affaire ici à de la littérature populaire, dont le seul but est de divertir. Pari gagné, c’est drôle, ça va vite et ça passe le temps. Et à moins de 5 euros l’aventure en question, il ne faut même pas hésiter.

4ème de couverture :

Je m’appelle Dari Valko, Russe par mon père, franchouillard par ma mère. Après une carrière bien remplie dans la Légion étrangère, je me suis installé garde du corps en free-lance, et je vais t’avouer un truc : le jour où je me suis lancé dans la protection rapprochée, j’aurais mieux fait d’ouvrir un kébab en banlieue ! Parce que pour tout te dire : depuis que je suis à mon compte, je passe mon temps à me friter, à rencontrer des gens bien pourris, et à patauger gaiement dans la merde et le sang mêlés ! J’en suis à regretter l’armée, tu juges un peu ?! Heureusement, qu’il y a mon oncle Piotr, l’ours de Sibérie, qui me file un coup de patte de temps à autre et surtout la toute belle Zoïa, ma pote commissaire, qui me tire du four quand ça devient trop chaud… Enfin bref, je vais pas te saouler avec mes histoires, surtout que si tu veux les connaître bien à fond, t’as qu’à lire mes bouquins ! Mais je te donne quand même un petit conseil : si t’es fragile du cœur ou que t’es du genre pantoufles et mots croisés, passe ton chemin ma louloute. Je t’aurai prévenu !

D.Valko

Mon avis :

Comme je le disais ci-dessus, ce roman est avant tout là pour nous distraire. Alors si l’intrigue est simple (le roman fait 150 pages), tout est tenu par le personnage de Dari. C’est lui qui parle, le langage n’est pas littéraire, on est face à cet ancien légionnaire qui nous raconte ses mésaventures. Evidemment, pour que cela tienne la route, il faut de l’humour et il y en a beaucoup, de petites remarques dans les dialogues aux phrases imparables telles que celle-ci : « Parfois, j’ai l’impression que le monde est sens dessus dessous et que je suis le seul dans le bon sens. Moi, je suis à l’endroit et l’envers c’est les autres ! »

L’intrigue est simple, certes, puisque l’on plonge dans les affres des prétendants à de hautes fonctions politiques, mais pour autant, on n’y relève pas d’incohérences même si Dari trouve toujours un ustensile pour se sortir de l’embarras. On pense à un MacGiver du genre sans pitié, qui ne fait pas dans la dentelle. Mais bon, c’est un ancien légionnaire donc il doit survivre avec les moyens du bord !

Pour un premier roman, c’est très bien fait, ça se lit vite, c’est agréable, on sourit souvent et le seul petit reproche que je ferai, ce sont les répétitions que Dari nous fait, du style : Que je te montre, que je t’explique … vous avouerez que c’est bien peu. Et puis, passer deux bonnes heures de lectures pour moins de cinq euros, c’est suffisamment rare pour être signalé. A noter qu’un deuxième épisode est sorti sous le titre Fais pas ta star ! Il se pourrait bien que l’on en parle bientôt ici même.

Fais pas ta star ! de Ben Orton (Editions Létales)

Non, mais attendez, là ! C’est pas possible ! Les deuxièmes aventures de Dari Valko sont sorties ! Impossible de passer à coté, tant j’avais passé un bon moment avec le premier volume qui s’appelait Un doigt de politique. Mais il faudrait peut-être légèrement revenir en arrière. Qui est Dari Valko ? Qui est Momo ? Qui suis-je ? Où vais-je ? Où cours-je ? Dans quel état j’erre ?

Dari Valko est un ancien légionnaire doté d’un humour à toute épreuve, d’origine franco-russe comme la crème dessert (ceux qui ont plus de quarante ans savent de quoi je parle !). Il s’est reconverti dans le métier (peu réjouissant) de garde du corps. Taillé comme un roc, passant quelques dizaines de minutes par jour à sculpter son corps (d’ailleurs, il nous donne sa recette pour perdre du poids et gagner en muscles). Dari est aidé par son oncle Piotr, qui n’est pas contrariant pour un sou. Ce tonton, à qui je ne demanderai pas l’heure dans la rue (car j’ai trop de respect pour les gens plus grands et plus forts que moi … et j’aurais peur de le déranger), est un ancien champion d’haltérophilie et est toujours prêt à aider son neveu.

Dans cette nouvelle aventure, Dari (et son oncle, forcément) se croyaient en vacances sur la côte en acceptant de veiller sur le corps d’un jeune acteur de série télévisée. En effet, Aldo Ferrone joue le rôle d’un parrain de la mafia (dans une série qui se nomme La famiglia !) … et il ne croit pas si bien dire (ou faire). Or, ce qui va lui arriver, à Aldo, pourrait prêter (pas donner) à rire, comme s’il était la nouvelle star d’un film de Scorsese : en se réveillant de sa nuit (agitée), il découvre la tête d’un cheval … coupée.

Voilà notre Dari presque mi national, mi russe, embringué dans une affaire qui pourrait bien le dépasser. Car tout légionnaire qu’il est, il n’en reste pas moins doté d’un cerveau et de muscles qui pourraient ne pas suffire face à la mafia. Et, effectivement, il va y avoir de l’action, un peu de bagarres, des péripéties, des explosions (enfin, une) et surtout beaucoup d’humour.

Clairement, le but n’est pas de se prendre au sérieux mais bien de passer un bon moment. Et dans ce roman novella de 150 pages, le rythme est élevé, le scenario est mieux maitrisé, et surtout on rit au minimum deux fois par pages. On retrouve la marque de fabrique de Ben Orton, Dari nous parle, nous interpelle comme s’il nous racontait son enquête, et l’auteur en profite pour nous mener en bateau jusqu’à un final fort bien trouvé et surprenant. Bref, voilà une série qui démarre sur les chapeaux de roues et que je ne peux que vous conseiller.

Tranquille le chatA noter que le troisième tome des enquêtes de Dari Valko vient de sortir et qu’il s’appelle Tranquille le chat ! On en parle très bientôt sur Blacknovel1 !