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Nuit de Bernard Minier

Editeur : XO Editions

Comme beaucoup, je suis fan de Bernard Minier. Le fait que Glacé ait été adapté en série télévisée a relancé l’intérêt de ces romans mettant en scène le duel entre Martin Servaz, commandant à la Police Judiciaire de Toulouse et Julian Hirtmann, tueur en série manipulateur sans limites. Et je ne peux que vous conseiller de lire les précédents romans mettant en scène Servaz, à savoir Le cercle et N’éteins pas la lumière.

Bergen, Norvège. L’inspectrice Kirsten Nigaard est appelée à la cathédrale, car le corps d’une femme vient d’être découvert, mis en scène sur l’autel, tendu comme si le corps avait reçu une décharge électrique. Si le policier, Kasper Strand, a fait appel à elle, c’est parce qu’il a trouvé sur le corps de la morte un morceau de papier avec le nom de Kirsten. Le corps est vite identifié ; il s’agit de Inger Paulsen. Celle-ci travaille sur une plate-forme pétrolière.

Toulouse, France. Martin Servaz est en intervention avec son collègue et ami, Vincent Esperandieu. Ils vont interroger Florian Jensen pour une affaire de viols, sachant que ce dernier a déjà été condamné pour ces crimes. Apparemment, il a un alibi. Mais en voyant un chat sous le buffet, Servaz se rappelle d’une affaire de meurtre un peu plus ancienne. Quand il évoque le chat, l’homme s’enfuit. La course poursuite les conduit dans une gare de triage où l’homme tire sur Servaz avant de se faire électrisé sur un wagon.

Kirsten Nigaard et Kasper Strand débarquent sur la plateforme pétrolière en pleine tempête. Le responsable de la plateforme leur indique que la morte était en permission. Ils vont visiter sa chambre mais ne trouvent rien. Quand ils demandent à voir les chambres de ceux qui sont en permission, ils tombent sur des photos montrant le commandant Servaz, ainsi qu’une photo d’un enfant, avec inscrit au dos : Gustav.

La balle de l’homme a transpercé le cœur de Servaz. Il se retrouve entre la vie et la mort. Après avoir passé plusieurs jours dans le coma, Servaz retourne au travail, ne pouvant se résoudre à rester sans rien faire. Kirsten Nigaard débarque et lui fait part de ce qu’elle a trouvé sur la plateforme pétrolière. Elle lui montre aussi des videos prises sur la plateforme où apparait sans aucun doute possible Julian Hirtmann. Ceci explique pourquoi Hirtmann avait réussi à disparaitre des radars pendant cinq ans.

Bernard Minier est trop fort. En situant son intrigue à deux endroits différents, il s’empare de l’attention du lecteur pour ne plus la lâcher jusqu’à la fin. C’est dans ce début du roman que l’on voit l’étendue du talent de cet auteur, finalement tout jeune puisqu’il ne s’agit que de son cinquième roman, mais dont je savoure chaque production. Ceux qui ont découvert la série sur M6 devront à mon avis lire les précédents romans, les autres étant en terrain connu. Car oui, je vous le dis, ce roman est grand par ses scènes mais aussi par son intrigue retorse.

Bernard Minier n’est pas un adepte du thriller qui va à 100 à l’heure. Et ce n’est pas avec ce roman là qu’il va changer. Mais il nous offre une intrigue comme un labyrinthe, avec plusieurs entrées et une seule sortie … quoiqu’au fur et à mesure de la lecture on peut imaginer plusieurs fins. Et la fluidité du style, l’évidence de la narration, la justesse des mots font que ce roman est du pur plaisir de lecture. Ce roman, ce sont aussi des scènes incroyablement visuelles, de celles que l’on n’oublie pas : je citerai évidemment la plateforme pétrolière, mais aussi la scène du chalet de montagne, la poursuite de Jensen par Servaz sous des trombes d’eau, jusqu’à la scène finale en forme de duel à la John Woo.

Et il ne faut pas oublier Servaz, qui au sortir de son coma, se retrouve changé, en plein doute sur les émotions qu’il ressent. Il se trouve troublé dans les relations avec Margot, qui revient du Canada pour le soutenir. Servaz a aussi affaire à une beauté scandinave, froide comme la glace mais redoutablement efficace, malgré le fait qu’elle ne parle pas français. Et puis, il y a ce duel en plusieurs actes avec Hirtmann, que j’ai trouvé plus effrayant au début du roman, quand il fait peser une menace sans être présent.

Car on passe par tous les sentiments dans ce roman, mais c’est surtout l’angoisse que j’ai ressenti, attendant comme un gamin la confrontation entre Servaz et Hirtmann. Et cette attente est remarquablement orchestrée, laissant planer une menace constante, même pendant la recherche du petit Gustav. Vous l’aurez compris, ce roman est une excellente suite aux enquêtes de Servaz et j’en redemande !

Ne ratez pas l’avis de l’ami Yvan

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Une putain d’histoire de Bernard Minier (XO éditions)

J’ai découvert Bernard Minier avec Le cercle et ce fut un excellent moment. Avec N’éteins pas la lumière, il ajoutait à ses intrigues fort bien construites un sujet d’actualité, le harcèlement envers les femmes. Depuis, j’ai lu Glacé son premier roman, et c’est avec beaucoup d’envie que j’ai entamé la lecture de son dernier opus. Encore une fois, cet auteur a su me surprendre, et encore, ce n’est même pas le terme que je devrais utiliser. Bernard Minier m’a époustouflé.

Car depuis Glacé, que de chemin parcouru et que de progrès effectués. Bernard Minier a décidé d’abandonner son flic fétiche et personnage récurrent pour se lancer dans une aventure au long cours, mais aussi à une histoire casse-gueule. Combien d’auteurs seraient tombés dans l’ennui, ou même auraient abandonné leur manuscrit, perdus sur cette île issue de je ne sais où, en plein Pacifique Nord, à proximité des Etats Unis ? J’ai l’impression que Bernard Minier s’est lancé un défi, et qu’il a décidé de faire un marathon, tout en sachant parfaitement où il allait, et en écrivant avant tout pour lui, pour son plaisir.

La postface nous éclaire un peu à ce sujet et ce que je viens de dire est une extrapolation de ce qu’il y écrit. Il voit son roman comme un hommage aux grands auteurs américains, capables de nous faire vivre de formidables personnages au milieu d’une nature sauvage. En cela, Bernard Minier a pleinement réussi son pari, ses jeunes gens sont pleins de vie, d’interrogations, hésitants entre leurs décisions, leurs conséquences et leurs doutes. On pense évidemment à Stephen King, mais en ce qui me concerne, j’ai beaucoup pensé au Maitre des Illusions de Donna Tartt. L’auteur m’a impressionné dans sa peinture des campus américains, dans celle de la nature de cette île totalement inventée, dans tous ces petits détails qui font la différence entre une scène vraie et un tableau ennuyeux.

Car c’est bien d’un roman psychologique à suspense dont il s’agit, et je connais bien Bernard Minier pour savoir manier et jouer avec les codes, mélangeant souvent tous les ingrédients d’un polar. Cette putain d’histoire est racontée par Henry Dean Walker, jeune adolescent de 16 ans, qui habite sur Glass Island, une île au large de Seattle. Il a déménagé là avec ses deux mères, France et Liv. Comme ils sont isolés du monde, les jeunes se sont regroupés et forment un groupe d’amis. Il y a Johnny, Charlie, Kayla et Naomi.

Henry a été accepté dans leur groupe via un rituel simple : plonger dans la mer glacée tout nu, ce qu’il a fait. Henry est passionné par les films d’horreur. Et Henry est tombé amoureux de Naomi. Ce soir là, ils rentrent du lycée par le ferry et Henry et Naomi se disputent. Naomi lui dit, sur le pont du ferry, en pleine tempête, qu’elle sait exactement qui est Henry. Quand ils débarquent, Naomi est introuvable.

Le lendemain, au lycée, Naomi n’est pas là. Le groupe de jeunes s’inquiète jusqu’à ce que, le soir, ils apprennent qu’un corps de jeune fille a été retrouvé sur la plage, pris dans un filet de pêche. Bien entendu, à cause de leur dispute, Henry est un suspect tout désigné. Alors, ils vont enquêter et essayer de savoir ce qui s’est passé … sous la surveillance d’un personnage mystérieux qui s’appelle Grant Augustine.

Je ne vous en dis pas plus, car l’auteur a construit son intrigue de telle façon que je pourrais vous en dire des tonnes, vous ne devineriez pas la fin. Je me suis demandé, après avoir tourné la dernière page, comment l’auteur avait construit son intrigue. Et je pense qu’il n’y a rien d’improvisé dans ce roman, tout est parfaitement construit, agencé, millimétré pour ajouter de petits détails qui vont nous faire vivre quelques dizaines de jours en plein mystère, perdu en pleine tempête. Et quand je me suis amusé à reprendre des passages, je me suis aperçu que tous les indices sont là, à portée de main, mais cachés par un voile. C’est formidablement fait, ça ne se voit pas, et cela fait référence aux meilleurs polars américains.

Et le vrai sujet du roman n’est pas là, et Bernard Minier aborde un sujet difficile et bigrement passionnant. J’ai évoqué dans mon résumé Grant Augustine. Cet homme immensément riche est à la tête d’une entreprise qui travaille pour la NSA. Dans ce cadre, il a accès à tous les moyens nécessaire à l’espionnage de tout le monde. Et cela dépasse même les pires cauchemars paranoïaques que l’on peut imaginer. Si Bernard Minier évoque ce sujet, et se permet de créer une deuxième trame dans son intrigue, il est explicite quand il affirme : « La révolution numérique était en train de bâtir brique par brique le rêve millénaire de toutes les dictatures – des citoyens sans vie privée, qui renonçaient d’eux-mêmes à leur liberté… ». Et je discutais récemment avec un autre auteur de polar Ben Orton, le créateur de Dari Valko, de cette suppression des libertés sous couvert de sécurité. A un moment donné, il m’a rappelé cette citation de Benjamin Franklin : « Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité, ne mérite ni l’un ni l’autre et finit par perdre les deux. ».

Non seulement Bernard Minier a concocté un polar psychologique impeccable, non seulement il a bâti un hommage au polar américain, non seulement il a construit une intrigue diabolique, mais il a aussi écrit un livre important qui porte à réfléchir. Clairement, Bernard Minier nous donne à lire son meilleur roman à ce jour. Mais où s’arrêtera-t-il ?

Ne ratez pas l’avis de la Belette ici

N’éteins pas la lumière de Bernard Minier (XO éditions)

J’ai découvert Bernard Minier avec Le cercle que j’avais littéralement dévoré et adoré. Voici le dernier en date de cet auteur dont il va décidément suivre les futurs romans. Car en terme de mystères, de scenario diabolique, cet homme là sait y faire !

Nous sommes au soir de Noël, Christine Steinmeyer doit passer le réveillon dans sa belle famille. Elle est un peu stressée, mais c’est bien normal, c’est la première fois qu’elle va rencontrer les parents de Gerald. En partant, elle trouve dans sa boite aux lettres une lettre dans laquelle une jeune femme annonce son prochain suicide. Christine, qui est animatrice radio, est forcément touchée et insiste pour que son compagnon et elle fassent le tour des locataires pour s’assurer que l’expéditrice ne s’est pas trompée de boite. Ils font choux blancs. Le lendemain, Christine anime une émission sur les personnes seules à Noël. Un auditeur y prononce des paroles mystérieuses. C’est le début d’une descente aux enfers, où Christine se retrouve insultée, malmenée sans qu’il n’y ait aucune raison à cet acharnement sans pitié.

En parallèle, le commandant Servaz est en cure de repos dans un hôpital destiné aux policiers en phase de dépression. Depuis se dernière enquête, il ressasse les indices qui pourraient le mettre sur les traces du psychopathe Hirtmann, afin de se venger de la mort de son ex-compagne Marianne. Un matin, il trouve une clé d’une chambre d’hôtel, la n°117 et sa curiosité l’emporte sur la raison. Cette chambre est déjà réservée à son nom, et c’est dans cet endroit qu’une jeune femme Célia Jabonka s’est donnée la mort un an plus tôt. Alors qu’il se renseigne auprès de ses collègues, d’autres indices finissent par lui parvenir, qui sont tous liés à des opéras.

Si l’on fait abstraction de la motivation de Servaz à se lancer dans cette affaire, qui est la seule chose qui m’ait dérangé au début du roman, je dois avouer que Bernard Minier a tellement bien construit son scenario que l’on peut tout imaginer, que toutes les hypothèses sont possibles jusqu’aux dernières pages … qui sont forcément surprenantes. En seulement trois romans, Bernard Minier a acquis des lettres de noblesse qui font que ses romans sont attendus, espérés, et dévorés dès leur sortie. Et de fait, les fans ne seront pas déçus, et ils vont avoir l’occasion de parcourir un scenario diabolique.

En effet, dans la première moitié du livre, on assiste en alternance à une enquête policière menée par Servaz, rédigée et construite avec toute la rigueur que l’on connait à l’auteur et à une machination visant à pousser Christine au suicide. Si dans le genre manipulation, on a lu la même chose chez Pierre Lemaitre en particulier dans Robe de marié, la méticulosité que met Bernard Minier à décrire ses scènes, à détailler les psychologies, à amasser les mystères fait que les lecteurs suivent l’histoire sans se poser de questions. Et je peux vous dire que Bernard Minier est lui-même très fort pour vous manipuler.

Oscillant donc entre suspense et roman policier, le lecteur arrive à la moitié du livre en pensant avoir trouvé l’auteur de cette machination. Le stress monte donc d’un cran, Christine se rebelle et les scènes deviennent plus dures : c’est le moment où Bernard Minier aborde l’aspect Thriller. Mais ce serait trop facile, bien trop facile et trop évident pour le lecteur. Et c’est là, où l’auteur bascule dans les cent dernières pages dans un roman d’action, au rythme de fou, ne laissant au lecteur que quelques maigres passages pour reprendre sa respiration.

J’espère vous avoir mis en garde, ce roman est stressant, voire même dangereux si l’on s’arrête de respirer trop longtemps. C’est un roman de suspense qui oscille volontairement entre plusieurs genres, et qui va pousser les lecteurs de thriller à aller voir du coté des romans à suspense, voire des romans noirs. Clairement, Bernard Minier est doué, et à la lecture de ce roman, on comprend aisément qu’il ait de plus en plus de fans. Vivement le prochain !

Le cercle de Bernard Minier (XO éditions)

Ce roman va être l’occasion de lire un nouvel auteur, de découvrir un nouvel univers. Ce roman, que tout le monde voudrait classer dans la rubrique Thriller, en comporte l’écriture alors que la forme est plutôt un roman policier. Et par bien des égards, j’ai beaucoup aimé cette lecture, cette intrigue en forme de puzzle.

Cette enquête est en fait la deuxième du commandant Martin Servaz, après Glacé qui est sorti chez Pocket. Mais si Servaz est bien au centre de l’intrigue, le livre s’ouvre sur Oliver Winshaw, un retraité qui écrit des poésies. Cette nuit là, il a du mal à dormir, et regarde dehors l’orage avancer, et jette un coup d’œil chez sa voisine. Lorsqu’un éclair déchire le ciel, il aperçoit un jeune homme assis au bord de la piscine, alors que des poupées flottent dans celle-ci. Il appelle la police, intrigué et angoissé par cette vision.

Servaz reçoit un coup de fil : c’est Marianne, une de ses amours de jeunesse ; vingt ans qu’il ne l’a pas vue, après qu’il l’ait abandonnée. Elle lui demande de venir à Marsac, car son fils Hugo vient d’être arrêté alors qu’il déambulait dans la maison de Claire, sa professeur de civilisation antique. Le corps est retrouvé dans la baignoire, Claire a été ligotée et noyée, et après sa mort, l’assassin a glissé une lampe dans sa bouche.

Marsac est une petite ville, qui ressemble à une mini Silicon Valley. En effet, son université accueille toutes les têtes de la région. C’est d’ailleurs là que va étudier la fille de Martin, Margot. Quand Martin va découvrir dans le lecteur de CD un disque de Gustav Malher, les chants pour les enfants morts, il va être persuadé que le serial Killer suisse Julien Hirtmann est impliqué dans ce meurtre.

Encore une histoire de serial killer, me direz vous ? Que nenni ! ce roman est avant tout le portrait d’un homme, miné par son passé, déboussolé, à la recherche de son passé, de son présent et de son futur. Il a toujours été abandonné, mais il se complait dans sa solitude. Les deux faits qui vont le bouleverser sont l’appel de Marianne et le fait que sa fille parte à 200 kilomètres étudier à Marsac. Il se retrouve donc seul une nouvelle fois, et s’enfonce dans ses déductions souvent fausses.

Car ce roman regorge de rebondissements, de fausses pistes, à l’image de Martin qui ne comprend rien à cette histoire. On a plutôt l’habitude de lire des enquêtes avec des policiers infaillibles, eh bien ici ce n’est pas le cas. Et jusqu’aux dernières pages, vous ne saurez pas qui est l’assassin ou qui sont les assassins. Car Bernard Minier a l’art de renverser vos certitudes, en rajoutant des pièces dans le puzzle, tout en mélangeant celles que vous aviez en main.

Alors le lecteur que je suis est intrigué, et c’est tellement bien écrit, avec des dialogues excellents car longs juste comme il faut, avec des remarques inquiétantes qui mettent l’ambiance, que ce roman qui fait tout de même 550 pages s’avale en un rien de temps. Il y a dans l’écriture une tension permanente, une urgence dans les phrases qui s’enchainent que le plaisir est intense.

Alors vous qui cherchez un roman à offrir à Noel, nul doute que celui-ci doit faire partie de la hotte du père Noel. Il tient la dragée haute à beaucoup de thrillers américains, et va ravir tous les fans déçus de Jean Christophe Grangé ou Maxime Chattam. Pour moi, c’est en tous cas une sacrée découverte et je vais m’acheter Glacé de ce pas. Voici aussi une liste de quelques avis que vous trouverez sur Internet. Et sachez que la comparaison avec Donna Tartt et son génial Maitre des illusions n’est en rien usurpée.

http://www.unwalkers.com/le-cercle-de-bernard-minier-xo-superbe-bernard-minier/

http://dora-suarez-leblog.over-blog.com/article-le-cercle-de-bernard-minier-112283840.html

http://blog-du-serial-lecteur.over-blog.com/article-bernard-minier-glace-edition-xo-109449574.html

http://www.un-polar.com/article-le-cercle-de-bernard-minier-113284777.html

http://actu-du-noir.over-blog.com/article-encore-une-tentative-de-thriller-113277561.html